HISTOIRE DE LA VILLF
auquel j'ai déjà fait plusieurs emprunts : « Golecte veufve de feu Henry Soullot et Messires Nicolle SouUot et François SouUot (sont propriétaires indivis) d'une maison couverte de thuilles, appelée lostei des Pilles et lieu assis à Braye, tenant d'une part à Jehan Benard et d'autre part à Jehan Blaye. * (6 juin 1461). Et, pour qu'il n'y ait pas d'hésitation possible, je cite cet autre passage provenant de la même source : « 9 décembre 1452. — Une maison couverte de thuilles que, en ce temps, tenoitet occupoit Jehan Blaye, charron (1), assis en la rue Beau-Guillaume, près des Piiliers, tenant d'une part aux hoirs Thévenin Petit, aboutissant par devant à la dite rue. » H est évident que l'hôtel des Pilles et la maison des trois piliers sont une seule et même chose. 11 faudrait donc conclure que pour la justice du fief, comme pour le four banal, il se lit un déplacement de siège, peut-être au même moment. Seulement le transfert de l'un nous est parvenu tandis que celui de l'autre nous échappe encore (2). Quant à l'origine du nom donné à la maison des pilliers, elle est facile à expliquer. Partout, aux abords des marchés, et il est peu de
(1) Je profite de cet exemple pour montrer combien les documents anciens nous permettent de remonter quelquefois loin dans le passe. Cette maison, dans les archives communales ne fait pas seulement l'objet de l'article que je reproduis. Il est dit, en outre : a } janvier 1445. — Sentence condempnant Jehan Blaye, charron quie détempteur et propriétaire de la dite maison et lieu qui anciennement fut Bellon la Chardonne, ayeulle de la dite deffunct^ damoiselle Ysabel la Pichette. » Or, au 9 décembre 1452, il est dit en outre qve a Jehan Boullet, bouchier. exécuteur testamentaire de feue Ysabel la Pichette, veufve de feu Girardin de Listenbert estoit conjoinct par mariage avecques Perrecte, arrière-fille de la dicte Ysabel. » D'où il faut estimer que Bellon la Chardonne, propriétaire de l'immeuble en question vivait quatre générations avantc elle de 1452, soit environ cent ans. Nous remontons donc ainsi au possesseur de l'hôtel des Pilliers en plein 14" siècle, ce qui nous permet d'affirmer l'existence de cette maison au moins à cette époque.
(2) Dans tous les cas, lorsque la « justice » des religieux s'établit là où elle était encore au l8'" siècle, il dut se faire sur ce point des travaux importants. Je crois d'ailleurs que cette justice dut comprendre à la fois l'hôtel des Pilliers et la maison voisine qui au \y siècle était occupée par le charron Jean Blaye. Cette dernière maison est. aujourd'hui, entre les mains de M. Wosmeck, entrepreneur de maçonnerie. 11 suffit de descendre dans les caves qui s'étendent sous le terrain, même à l'endroit ou n'existe plus la moindre construction pour se rendre compte de l'importance des bâtiments qui les couvraient. Ces caves, d'ailleurs, par plusieurs passages, aujourd'hui comblés ou muréj, semblent avoir communique d'une part, avec les sous-sols de l'hôtel des Pilliers, de l'autre avec celles de la maison que Portas reçut des religieux en échange de la sienne et qui contenait le four banal. De sorte, qu'on peut supposer que l'établissement de la «justice » des religieux sur ce point se fit vers la fin du \y siècle, par exemple pendant que le four banal du fief fonctionnait de l'autre côté de la rue. et qu'on fit un passage souterrain pour communiquer de l'un à l'autre immeuble. Cette situation aurait duré cent ou cent cinv^uante ans. Dans le volume suivant je donnerai un plan généra] des caves de cette partie de la ville, en une planche séparée.
DE BRÎE-COMTE-RORERT 40S
vieilles villes qui ne permettent de vérifier cette assertion, les maisons étaient construites sur pilliers ou colonnes, de façon que le rez-de-chaussée en retrait sur le premier étage laissât à la circulation une portion libre et couverte sous laquelle se faisaient les étalages. On retrouve quelque chose de cette disposition dans la vieille bâtisse, connue sous le nom de gâchoir, dont l'habile crayon de M. Jouas nous a conservé la silhouette et qui a été reproduite plus haut (i). Du reste le nom donné à la rue allant de la porte du Moustier à la place royale indique que la plupart des maisons bordant cette rue devaient présenter un aspect semblable ; et cela se comprend facilement. Le marché seigneurial avait ses halles avec les étaux dont j'î^i parlé. Le marché de TEglise n'ayant point de halles ou d'abris pour les étaux, des commerçants y avaient suppléé parla disposition que je viens d'exposer. Seulement^ je crois que, exceptionnellement, alors que toutes les maisons ainsi appropriées appuyaient leur premier étage sur des montants en bois, comme la maison du gâchoir par exemple, seule ]a maison des pilles ou des pilliers était élevée sur des colonnes en pierre. M'appuyant même sur le plan de 1786, je pourrais affirmer que ces colonnes étaient au nombre de trois, d'où le nom de maison des trois pilliers.
J'ai rapidement exposé la situation des fiefs situés autourde Brie au 14* siècle comme j'ai essayé de fixer la position de certains au 1 3* siècle. Il ne faut pas oublier queces établissements, pour la plupart agricoles et créés par l'intérêt bien entendu d'une culture productive, ne durent leur extension qu'aux années de paix relative dont jouit le pays depuis le règne de Louis le Gros jusqu'à celui de Philippe de Valois, c'est-à-dire pendant près de deux cents ans. C'est pourquoi j'ai insisté sur le développement des faubourgs de Brie et conséquemment de sa population, en montrant les agglomérations extérieures à la ville se faire d'abord timidement, du côté de Saint-Christophe, ensuite avec une sorte de précipitation qui se traduit par les aveux et dénombrements dont j'ai pu recueillir et fournir le détail. J'avais, d'ailleurs, fait déjà
CO V. p. 197 frontispice du chapitre IV.
pressentir cet accroissement matériel dans les chapitres précédents ; il restait à en administrer la preuve.
Mais, cette constatation faite, il en estune autre, résultante naturelle de plusieurs observ^ations déjà émises.
Si Ton considère les fiefs dont Ténumération précède, il est un point qui ne saurait échapper à personne. Les fiefs que je qualifierai iVextérieiirs, parce qu'ils relevaient, soit directement, soit en arrière fiefs, de seigneurs du dehors, se suivent et se touchent formant une bande continue de territoire, allant de la Fleur de Lys, en passant par Villemeneux, au Poncelet et comprenant même une partie d'un fief limitrophe de ce dernier le Four, De ce point, par les Bienfaites, Pamphou, Villemain, les Bordes et le Colombier, sans compter le bois du Parc, qui était du domaine, tous les fiefs, se touchant également, relèvent du château de Brie-Comte- Robert.
Que Ton remonte quelques pages de cette histoire et on y trouvera, plusieurs fois mentionné, ce fait que le territoire de Brie avait été partagé en deux seigneuries : TEglise de Paris et le seigneur de Brie, Ce dernier restait même vassal de l'Eglise, ainsi que nous Ta prouvé le compromis entre Jeanne d'Evreux et l'évéque de Paris. De sorte que, féodalement, tous les fiefs dépendant du château étaient arrière-fiefs du chapitre de Notre-Dame de Paris. Tout le monde comprendra qu'à partir de la fin du I2* siècle, la paix et la tranquillité une fois assises, il se produisit une sorte d'engouement en faveur de la propriété foncière. De là une augmentation considérable dans la valeur vénale des terres qui devaient se vendre à très haut prix. Il eut été surprenant que le Chapitre de Paris, détenteur de terres d'excellente v'^aleur, ne profitât pas de l'occasion. De même que THOtel- Dieu de Paris achetait, ainsi que nous l'avons vu, pour placer au mieux, et avec la perspective d'un excellent rendement, les fonds dont il avait la garde, de même le Chapitre de Paris devait réaliser son avoir foncier par un calcul tout humain.
N'était-ce pas, d'ailleurs, le moment où se contruisait la merveilleuse métropole de Notre-Dame, qui, quoi qu'on en
DE BRIÈ-COMTE-ROBÈRt 40^
puisse dire, a dû coûter des sommes considérables pour Tépoque ? Je ne crois guère, en effet, au seul travail imposé aux serfs, aux corvées. Des monuments tels que Notre-Dame exigent autre chose qu'un simple effort matériel. L'art, dont elle est la grandiose expression, a d'autres exigences et commande d'autres moyens. Ce n'est pas tout. Les cultivateurs passaient peu à peu à l'état de salariés et la rétribution du travail, sur une étendue aussi considérable de terres que celle dont disposait le Chapitre de Paris, devait avoir pour effet une augmentation considérable des dépenses d'administration sans un accroissement proportionnel dans les recettes.
Quelles que soient les causes, du reste, du changement foncier qui se fit, il est évident que le Chapitre de Notre Dame de Paris vendit son terroir, et que des acheteurs empressés, venus de plusieurs points des territoires voisins, acquirent ainsi des droits à Brie, droits qu'ils revendirent ou concédèrent, en partie, à d'autres. De là cet enchevêtrement des servitudes féodales sur lequel j'ai appelé l'attention.
Ainsi, à mon sens, se créèrent, sur le territoire appartenant au Chapitre de N.-D., les fiefs que je qualifiais plus haut et par pure convention, d'extérieurs, en opposition avec ceux qui relevaient directement du château de Brie-Comte-Kobert. Si cette observation est vraie — et elle me parait assez probante — nous pouvons, par la pensée, établir la portion respective occupée par les deux seigneuries qui se partagèrent le territoire briard lorsque Louis VI le Gros, prit possession de la comté de Corbeil et y créa, pour sa sûreté et celle de sa capitale, des postes dont il confia la garde à l'un de ses fils. On peut dire, ce me semble, que tous les fiefs, arbitrairement désignés par moi pour la commodité de la discussion sous le nom d'extérieurs, appartenaient au territoire de TEglise (i). C'était, là, dans ce cas, la terre de la Bienheureuse Vierge Marie dont il est question si souvent dans la charte de 1208, qui avait son centre religieux dans
(I) Je rappelle pour mémoire les fiefs qui furent formés à ses dépens : Là Fleur de Lys, l'Epine, l'Epinelle, la Tour brûlée, La Chevrie, Boigny (en partie), Chantepie, le petit Chantepie, le Poncelet, le Vaudoy, le Four (en partie).
4o8 MistoiRE DE La ville
l'église Notre-Dame, élevée autrefois sur la place Gauthier. Le terroir seigneurial occupait le restant (i).
Mais, sur cette dernière portion, n'existaient pas uniquement des tiefs. L'aveu rendu par Alix de Mons et reproduit plus haut indique, d'un mot, l'existence d'une industrie à Brie qui devait avoir ses chefs, ses ouvriers, partant une population bourgeoise et ouvrière as^^ez considérable. Ces bourgeois, nous les avons entrevus au i3' siècle, désignés nominativement ou en corps dans des actes publics de vente ou de donation. Il va nous être donné de les voir administrateurs et constructeurs. On s'étonn-^ra peu qu'à cette époque la sollicitude delà communauté se portât plus particulièrement vers les établissements hospitaliers et vers l'église paroissiale. Le soulagement des maux physiques et le réconfort de l'âme par la prière paraissaient, alors, pour le peuple, comme les plus importantes fonctions de la société.
C'est, d'ailleurs, tout ce qui restait, comme activité sociale, à la bourgeoisie. Nous avons pu constater que le seigneur s'était réservé l'exploitation et, par conséquent, l'entretien des marchés et même des jeux publics. Les hospice^ et l'église étaient laissés aux soins éclairés du peuple, limités cependant par l'intervention, au spirituel, et même l'intrusion, au temporel, de Tévêque ou de ses agents ecclésiastiques.
Les établissements hospitaliers, au i3'= siècle, furent, un moment, au nombre de trois.
C'était, d'abord, la Maison-Dieu ou Tllôtel-Dieu dont j'ai longuement parlé dans un chapitre précédent (2) ; puis la léproserie de Saint Ladre ou de Saint-Lazare, dont le nom a été quelquefois cité comme alTrontailles dans des actes de vente ou des aveux ; enfm une troisième maison hospitalière, la maison aux malades, dont l'existence est révélée par les comptes de la reine Jeanne d'Evreux.
De cette dernière institution, il ne nous reste que peu de choses. Tout semble prouver, au surplus, que son existence
(i) C'est-à-dire, outre le château, les fiefs suivants: le Colombier. la Grivelle, la Borde- Fournier, le bois du Parc et de Cossigny, Pamphou, les Pienfaites. (î) Chap. 11, pp. 133 't suivantes.
DE BRIE-COMTË-RÔIJF!Rt 4Ô9
fut momentanée. Dans les comptes de la reine Jeanne, il n'en est fait mention que deux fois ; il est vrai qu'il existe dans ces comptes une lacune qui nous dérobe l'administration du domaine pendant une vingtaine d'années. Voici dans quels termes, il en est parlé pour la première fois :
Aux hoirs mons. Jehan de braye pour les cens et rentes de la maison et jardin qui fu au petit presbitaire où madame avoii Jaici faire la meaon aux malades^ à la Saint remy, xij deniers et landemain de Noôl un boissel et demi de bled, iij mynes davoinne, chappon et demi pour le quit d'une droiture.
Il est à remarquer que cet article, dans les comptes, figure en même teitips que celui déjà cité et relatif au moulin à chevaux « fait à Brie pendant les guerres ». A la date du compte (i.%4), le moulin à chevaux et la maison aux malades figurent comme des établissements n'existant plus qu'à Tétat de souvenir. On ne s'en sert plus. En effet au chapitre des recettes de ce même compte, il est dit que la maison aux malades est louée à un tiers.
Du louage de la meson aux malades (i) que Jean du chemin le josne (le jeune) tient à ferme iij ans commencez à la Saint'Jean«- Baptiste CCCLXIII pour la some de Ix s. p. pour chascun an paiez aux termes la Saint-Remy, Noôl, Pasques et la Saint-Jehan et aussy doit paier chascun an telle droiture comme icelle maison doit à mons. Thomas de braye (2) pour cet an auz ditz termes Ix s. p.
Par conséquent, tout au moins, depuis la Saint-Jean- Bapiiste de i363, la maison aux malades cessa d'être affectée à ce service spécial pour demeurer, dans le domaine, comme
(\) Dans les comptes de Michel Dupont, admodiateur du domaine seigneurial de Brie- Comt .Robert, au \(f sièle, on lit au chapitre des recettes : « De la femme et enfans Simon Le Feuve, pour maison et jardin iiant à la porte des Fontaines, appelée la maison aux malahs, 82 s. p. •» Cette somme représente, de toute évidence, la location d'une année. Je Juge bon de la rapprocher de celle de 60 s. p. prix de la location du même immeuble en i^. Ces observations sur la fluctuation du prix d'objets dont la valeur intrinsèque n'a pas changé, sont toujours intéressantes. La maison aux malades occupait l'immeuble appelé, plus tard, la Trinilé.
a VC.S1636, — nous le verrons par la suite, — laCharité de Brie, dit un mémoire rédigé sur ce sujet, loua une maison pour recevoir et soigner les pauvres malades. Cette maison t%X, probablement, écrit le rédacteur du mémoire, celle que Von appelait ¥ulgairement la maison aux malades et qui était située, à cette époque, rue des Fontaines. » Ce mémoire, on le voit, n'est pas éloigné d'attribuer le nom, donné à cette maison, k l'usage qu'en put faire la Charité de Brie, alors que cette maison était amsi désignée depuis le commencement de la seconde moitié du 14* siècle.
(2) Caci prouve bien que Thomas de Brie était le Ois de Jean, précédemment nommé.
4IO HStOIRE DE LA ViLLÈ
d'autres immeubles, une maison de rapport locatif . J'incline à croire que, pendant les guerres, de même qu'on avait créé un moulin, de même on créa une sorte d'hospice, devenu indispensable par suite de Tinsécuritéde la campagne. Saint-Lazare, en effet, par sa situation, devait être parfois aussi inaccessible aux habitants de Brie que l'étaient le moulin â vent et les moulins à eau. J'ajoute qu'il est ici une autre remarque à faire. Le personnel, la garnison du château devaient être, à ce moment, assez nombreux (i) et partant compter un certain nombre de malades. Or, ce n'était point à l'Hôtel-Dieu que les malades du château pouvaient trouver les soins que réclamaient leur état. L'Hôtel-Dieu n'était, en effet, pasâ proprement parler, un hôpital. Il semble bien, dit M. Léon Le Grand, que les seuls malades soignés dans cette maison fussent des voyageurs auquel l'état de leur ganté ne leur permettait pas de poursuivre leur route. « Le titre de la chapelle de THôtel-Dieu de Brie-Comte-Robert, lit-on dans un mémoire du XVIP siàcle. c'est dédire la messe quatre foys la sepmaine et d'administrer les sacremens auz pauvres qui tombent malades, parce que sont des passants quVdoivent loger une nuit ou deux (2). » rlus tard, d'ailleurs, lorsque s'établit, à Brie, la confrérie de la Charité « pour assister spirituellement et corporellement les pauvres malades de la paroisse », la confrérie dut louer un immeuble spécial, afin de recueillir ceux d'entre eux qui nécessitaient des soins sp !'ciaux ou qui ne trouvaient chez eux qu'un abri inefficace.
(t) C'est ici le cas de regretter la coupable incurie qui a éloigné de nos archives et de nos dépôts publics, une collection remarquable et d'un haut intérêt pour l'histoire de nos provinces. Joursanvault avait réuni une série de documents originaux qui fut mis, après sa mort, en vente. Le gouvernement, faute de quelques milliers de francs, laissa cette précieuse et unique collection aller en Angleterre. On comprend qu'il soit difficile de la consulter. En ce qui concerne Brie-Comte-Robert et l'époque qui nous occupe, les archives de Joursanvault nous eussent fourni les renseignements suivants :
1350-1401 — Titres concernant diverses propriétés au Grand Val de Brie-Comte-Robert au pressoir de la reine Jeanne. Ordonnances et pièces diverses sur la capitainerie et la conciergerie da château de Hrie-Comte-Roberl. Approvisionnements de guerre du château, etc., etc. (8 pièces).
1401-1448. — Le receveur'de Brie-(2omte-Robert. pour le duc d'Orléans, paie diverses rentes. Etat des hommes d'armes du château de Brie. Gages de Pagan de zMedicis, capitaine génois en garniiOK au château de Brie-Comte-Robert. Gratification de Charles, duc d'Orléans, à Jean Foucault, capitaine du même château. Indemnité a Mahieu de Villemcneux. trésorier de Brie-Comte-Robert, etc. etc. (10 pièces).
;2) Les Maisons-Dieu et léproseries du diocèse de Paris, op, cit.
DE bRie-comte-robert 41 (
De plus, l'administration de l'Hôtel-Dieu échappait totalement au seigneur de Brie. Nous en avons lait déjà la constatation (v. p. i^îg). Les lettres d'Innocent IV, en I2ri2. donnent « aux l'rércs de la Maison-Dieu de Brie l'autorisation d'élever une chapelle dans leur maison et d'avoir une cloche, en donnant mission à l'cvêque de Paris de nommer un chapelain. »