OO HISTOIIŒ DE LA VILLE
on ne sait s'il l'a eue en apanage avec le comté de Dreux ou s' comtesse Je lÎT.iiiic l.i tut .ippmtu Jjiis son p.itrimoine. »
On ne contestera pas qu'il y ;i là une différence sensit entre cette version et celle de l'abbé Lcbctuf dnnt pr()cède les autres. On y rencdntre.ldrmellomenténoncée.rhypotht; d'un apport matrimunial. .Mais voici une troisième versicj
SCEL ET CÙ'
DE KOBEKT
bien difVOrente des autres. Nmlis la puisons dans un m
Il84(*. N. L. 146q,.
t SIGILL- COMn IS FOBERTl.
(Si^am amilii Rotin/.; (Oonct d'Arcq, 7»).
t)Ë BUIË-COMTË-RÔBERT 69
nuscrit conservé à la bibliothèque Sainte Geneviève (i).
« ...Après la mort et fortune du dit Philippe, son frère, ledit Rob>ert avait fait vœu d'aller au saint voyage de Jérusalem lequel il voulait accomplir, et qu'il voyait le roi Louis-le-Gros son pèie fort paralytique et en grande maladie : considérant que si son dit père allait de vie à trépas pendant son voyage le royaume pourrait être en inconvénient, ycellui Robert consentit que le roi son père fit couronner Loys son frère plus jeune que le dit Robert et ycellui Robert retint le comté de Dreux et de Perche et la seigneurie de Vycnne en Dauphiné et plusieurs autres pour entretenir son état.... ))
Ici les terres données à Robert représentaient sa renonciation à la couronne, et, de plus, ce marche aurait été passé du vivant même de Louis-le-Gros qui aurait cédé à Robert, son fils, les biens dont il jouissait.
Que l'on rapproche cette version du traité de 1 112 et on se rendra compte qu'elle serre de très près la vérité. Que résulte-t-il du traité de 1112? L'abandon au roi du comté de Corbeil et de ses dépendances, 11 est indubitable que Brie faisait partie de ce comté comme elle faisait partie de la châtellenie de Corbeil en 1202, comme elle en faisait partie encore dans les dernières années du i3" siècle.
Louis-le-Gros, devenu maître de ce comté, n'eût rien de plus pressé que de s'en assurer définitivement la possession. Si nous nous en tenons au manuscrit de la bibliothèque Ste tieneviève, ce serait en ii3r que Robert reçut le comté de I^reux, la seigneurie de Vienne en Dauphiné et plusieurs autres. Je crois à la vérité qu'il reçut le territoire de Dreux de son premier mariage avec Agnès de Garlande, comtesse de Rochefort (2), dame de Gournay (3) et de Gometz (4), veuve
(0 Bibliothèque Sainte Geneviève, section des manuscrits (c. 5/67, un vol. in-f"). Ce manuscrit coipTiience, selon le P. Leiong dans sa Bibliographie, à Louis-le-Gros et va à 1359 ; '^P- Lelong le fait continuer jusqu'en I768 par Mathieu Herbelin, trésorier de l'abbaye de Saint-Yved-de-Brainc.
U) Rochefort est aujourd'hui un modeste village de 760 habitants dans le canton nord <^« Dourdan (Seine-ct-Oise). Cest le berceau de la célèbre famille des Rochefort. Guy de Monthlcry, Surnommé le Rouge ou Trousseau (Rousseau), que nous avons vu nux prises *vrc Louis-le-Gros à cause de Corbeil (ayant épousé Elisabeth de Crécy veuve d'un comte •^cLorbeil) était comte de Rochefort. A nseau de Garlande, père d'Agnès, était également «>»te de Rochefort.
()) Gournay, village sur la .Marne (canton de Raincy, Seine-ct-Oise). Cette seigneurie •^*it été apportée en dot par Agnès de Garlande. Les Garlande étaient seigneurs de Tournon, d'où dépendait Gournay.
U) Gometz-le-Chastel, Gomctz-la-ville du canton de Limours (Seine-et-Oise).