‹ Histoire de la ville de Bruxelles (volume 2)Chapitre 5 sur 51 · PRÉFACE. II · texte numérisé non relu

PRÉFACE. II

devoir filial et obligation de consacrer nos efforts à la défense de cette noble mère, aujourd'hui surtout que d'autres cités voient d'un œil jaloux ses prérogatives et accueillent avec un sentiment de dépit qu'elles ne prennent même plus la peine de d^uiser, toute mesure avantageuse à la capitale. Puissent-elles se rappeler que Bruxelles réclame justice et non faveur, elle qui, dans toutes les circonstances difficiles, n'a pas hésité à prodiguer son sang et son or pour les intérêts généraux et pour la gloire du pays, et puissions-nous être parvenus à les convaincre (notre but alors serait atteint et nous serions fiers de ce résultat) que ce n'a pas été sans dévouement, sans luttes glorieuses et sans sacrifices que Bruxelles est arrivée à conquérir et à mériter ses privilèges de capitale.

Nous ne terminerons pas cette préface sans remercier les personnes dont l'active complaisance a allégé le fardeau dont nous nous étions chargés; c'est avec plaisir que nous nous empressons de donner ici un témoignage public et sincère de notre gratitude à MM. Gachard, archiviste général du royaume ; Wouters, archiviste adjoint ; Goethaels, bibliothécaire de la ville ; l'abbé Marckx, archiviste de Sainte-Gudule, et G. J. A. Segers. Tous ces messieurs ont mis le plus louable empressement à nous ouvrir les trésors précieux qu'ils possèdent, soit comme dépôts confiés à leurs soins, soit comme propriétés particulières.

Il nous reste un dernier devoir à remplir, devoir bien doux à notre cœur, ou plutôt dette de reconnaissance que nous ne payerons sans doute jamais, mais dont nous tenons h parler, la première fois que nous élevons la voix en public. Par un noble usage de la fortune que le ciel lui a départie, M. le prince de Ligne a acquis des droits incontestables à la gratitude de nos écrivains. Et en effet, la position fâcheuse faite à la littérature belge eût sans doute empêché longtemps encore d'entreprendre une histoire aussi longue et aussi difficile que l'est celle de la ville de Bruxelles. Or, si cette histoire offre quelque intérêt, si nos magistrats, si le public, si le gouvernement même y trouvent d'utiles

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