‹ Histoire de la ville de Châlons-sur-Marne et de ses institutionsChapitre 19 sur 56 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

Démêlés de l’évêché et du chapitre. — Pierre deLatilly. — Commencement de la guerre avec l’Angleterre. — Hues de Conflans, vidame de Châlons. — Etablissement d’un capitaine royal à Châlons. — Préparatifs de défense. — Progrès des Anglais en Champagne. — Assassinat de Jean de Conflans et de Henry de Bar, capitaine de Châlons. — Etats de Champagne. — Attaque de la ville par les Navarrois. — Les sires de Saulx et de Grancey viennent à son secours. — Ligue entre Châlons et Reims. — Traité de Brétigny. — Travaux aux fortifications de Châlons. — Pauvreté de la ville. — Nouvelle attaque des Anglais. — Traité de Troyes.

Toute la fin du xme siècle fut remplie par de longues querelles entre le chapitre et l’évêché, querelles qui ne se terminèrent que par l’intervention du pape et du roi; on en a vu le récit au chapitre que j’ai consacré à nos chanoines qui ont joué un rôle trop important dans notre histoire locale pour ne pas y avoir une mention spéciale (1268-1300). Au mois de Novembre 1313, Pierre de Latilly , archidiacre de Châlons fut élu évêque de cette ville et créé peu après chancelier de France ; mais à la mort de Philippe iv le Bel, il fut accusé de l’avoir empoisonné; destitué de sa charge, exclu de la cérémonie du sacre , incarcéré et amené devant un concile réuni à cet effet à Senlis sous la présidence de l’archevêque de Reims , Robert de Courtenai , les deux chefs d’accusation furent écartés et on rendit à Pierre de Lattilly ses biens et son rang : peu après on brûla à Paris trois femmes

convaincues d’avoir composé le poison dont était mort le roi. En 1318 , Pierre de Latilly siégea au second concile de Senlis ; le 21 février 1322, il assista au sacre de Charlesle-Bcl, et au mois d’août suivant , il consacra l’église Notre-Dame en Vaux : il mourut au mois de mars 1327. De grands événements se préparaient alors : le moment approchait où la guerre allait se rallumer en France et renouveller pour la Champagne tous les maux des siècles précédents. Ce fut une triste et malheureuse époque que celle où la France presque toute entière se trouva entre les mains des Anglais. Leur domination s’étendit partout, et la Champagne fut une des premières provinces envahies.

Edouard iii, roi d’Angleterre, avait vu avec peine la couronne de France passer sur la tête de Philippe de Valois; prétendant en dépit de la loi salique avoir des droits sur elle du chef de sa mère , Isabelle , fille de Philippe-le-Bcl , il attendait une occasion pour déclarer la guerre , et il la chercha d’abord en détrônant David Bruce, roi d’Ecosse et allié de Philippe de Valois. Mais un autre prétexte ne tarda pas à se présenter. La France et l’Angleterre, arrivées à un égal degré de civilisation, ayant des mœurs et un langage semblables, formaient un monde à part au milieu de l’Europe et avaient pour intermédiaire la Flandre, pays attaché h la France par le lien féodal, et à l’Angleterre par ses intérêts commerciaux. La Flandre était le champ de bataille où les deux rois devaient se rencontrer. Philippe-lc-Bel avait vainement tenté une réunion complète de ce duché à sa couronne ; le lien féodal seul existait encore ferme et solide, et Louis de Nevers était tout dévoué h la France. Les Flamands lui étaientmoins attachés ; leur commerce se composait surtout de draperiespour lesquelles ils achetaient des lainesen Angleterre. Philippe-le-Bel ayant ordonné à Louis de Nevers de saisir tous les Anglais faisant le commerce dans ses états, Edouard iii répondit en défendant l'exportation des laines, mesure qui condamna les métiers de la Flandre h une entière inactivité. C’est alors que Jacques Artevelt , brasseur de Gand, souleva ses compatriotes: Louis de Ne-

vers fut chassé et Edouard débarqua avec une armée à Anvers, après avoir sommé Philippe de Valois de lui rendre la couronne de France (1338). L’année suivante il s’avança jusqu’à l’Oise. A dater de ce moment les troupes anglaises ne quittèrent plus pendant un siècle le territoire français, étendant chaque jour leurs conquêtes, repoussant par de sanglantes défaites les généreux efforts de notre noblesse. C’est alors que furent livrées les glorieuses , mais désastreuses batailles de l’Ecluse (1336), et de Crécy (1346'). La guerre de Bretagne vint mettre le comble à la désorganisation du pays, qui s’aggrava encore quand le roi Jean eut été emmené prisonnier à Londres avec l’élite de ses gentilshommes. A ce terrible combat de Poitiers fut tué Renard, évêque de Châlons, qui commandait une division de la cavalerie royale (1). Depuis le commencement du siècle, depuis ces premiers bruits de guerre, la Champagne assez voisine de la Flandre pour redouter l’invasion de quelques-unes de ces bandes armées qui ravageaient si hardiment les provinces, avait dû se mettre sur la défensive. Châlons n’avait pas attendu le dernier moment et déjà ses bourgeois étaient en état de résister quand les ouvriers Flamands s’insurgèrent. Jean de Confions, vidame de Châlons servit d’abord le roi dans cette guerre et fut tué à la bataille de Courtray (1302); en 1304, son fils, Hue, également vidame de Châlons, reçut de Philippe-le-Bel l’ordre que « lui et ses sugiès, cha- » cun selon son état et condition , fust à Ouchiès au jeudy » devant la prochaine feste de la Nativité de Saint-Jehan- » Baptiste, en chevaux et en armes, pour aller delà outre » avec Sa Majesté ès parties de Flandres (2)». Il demeura longtemps à l’armée avec ses Châlonnais, car nous le retrouvons en 1318 combattant avec le comte Thomas de Savoie pour rétablir dans son comté d’Artois, Mahaut dépossédée par lecomtedeHainaut. En 1339, «le roy de France » rescrit et commanda à Monseigneur de Beaumont , au » seigneur de Brennes, au vidame de Châlons, à messei-

(1) Gallia Christiana, tome ix, col. 892.

(2) Lettres royaux datées de Poissy, le mardi devant la Pentecôte, 1304.

» gneurs Jehan et Gérard de Lor, qu’ils missent une grande » armée de compagnons sus et chevauchassent en la terre « de Messire Jehan de Haynaut et l’ardissent sans nul dé- » part. Les susdits obéirent et se cueillirent secrettement, » tant qu’ils furent bien environ 500 hommes armés (1). » Ils allèrent saccager la principauté de Chimay et brûler la ville, puis mirent le siège devant Aubenton où le comte de Hainaut se rendit en toute hâte. « Là eut grand assaut et » forte escarmouche. Là fit le vidame de Châlons merveilles » d’armes et fit à la porte trois de ses fils chevaliers (2) ; mais abandonné par le sire de Brennes, Hugues de Conflans fut accablé par le nombre des ennemis ; retranché dans le moustier, il se défendit vaillamment: «là furent bons cheva- » liers, ajoute Froissard, le vidame de Châlons et ses deux » fils qui à la parfin y furent morts: ne oncques chevalier, » ne escuyer n’en eschappa. » Jean, troisième fils de Hugues en revint cependant et lui succéda dans les charges de vidame et de maréchal de Champagne.

Mais pendant ce temps le désordre arrivait à son comble : au milieu de ces troubles divers naquit la Jacquerie , cette guerre sociale qui acheva d’entasser ruines sur ruines en France et qui trouva un déplorable appui près de Marcel , le prévôt des marchands de Paris. La Champagne cependant, et Châlons en particulier, demeura fidèle au Dauphin qui était régent pendant la captivité du roi Jean. Le vidame Jean de Conflans fut envoyé par la ville de Châlons comme député aux État-Généraux réunis à Paris en 1856; il y retourna en 1358 avec Henry de Bar, capitaine de Châlons [12 février] (3). Les États durent cette fois plier sous la pression du prévôt Marcel : on n’y voyait guère que des bourgeois et des clercs , car la noblesse se ralliait chaque jour plus étroitement à la cause royale : nos deux députés étaient presque les seuls gentilshommes de l’assemblée. Tandis que

(1) Froissart, liv. 1, chap. xlv.

(2) Ibid. , liv. 4, chap. xlvi.

(3) Henry de Bar était très aimé du Dauphin , qui , dans ses lettres , l’appelait son cousin.

leurs collègues montraient la plus vile servilité, Henry et Jean faisaient preuve de la plus énergique résistance pour la défense de la royauté : ce dévouement devait leur coûter la vie. Marcel ayant proposé à l’assemblé municipale de Paris de tuer les traîtres qui entouraient le dauphin-régent , sa motion fut acceptée; on réunit à la hâte les milices au son du beffroy , et Marcel , avec une compagnie bourgeoise, marcha surPhotel du prince qui avait alors près de lui les maréchaux de Champagne et de Normandie (22 février). Après avoir demandé au Dauphin s’il voulait mettre fin aux troubles du royaume, et en avoir reçu une réponse embarrassée? Marcel fît un signe h ses gens qui massacrèrent les deux maréchaux et plusieurs de ceux qui les entouraient : Henry de Bar fut de ce nombre (1). L’année suivante, les Étals de Champagne, réunis pour la première fois h Provins sous la présidence de Simon de Roucy, comte de Brienne, représentant du Dauphin, demandèrent vengeance de ce meurtre (9 avril) , mais les circonstances périlleuses où se trouvait la monarchie ne permirent pas de revenir sur le passé : Marcel était maître de la France avec Charîes-le-Mauvais , roi de Navarre , et le dauphin s’était réfugié à Meaux après avoir passé quelques jours à Châlons où il avait été reçu avec les marques de la plus sincère affection. Les étals furent transférés à Vertus le 29 avril et il y fut décidé que dans chaque ville de la province le roi lèverait un homme d’armes sur soixante-dix feux, sur cent dans le pays plat , et sur deux cents pour les hommes de main morte on de for-mariage : de plus que les gens d’église paieraient un dixième de leurs revenus , et les nobles cent sols par cent livres tournois de rente. C’est à cette époque que remonte la première invasion Anglaise en Champagne (1358). Robert Knollcs se jeta sur le Rémois, et alla dévaster ensuite les environs de Sézanne , d’Épcrnay et de Vertus où il ne laissa pas une abbaye debout : il s’empara d’un grand nombre de châteaux et les donna à des capitaines avec ordre de s’y fortifier et

(t) Froissard, tome ni, page 287, — Mézerai.

de faire de fréquentes incursions sur les localités environnantes. Ceux qui se trouvèrent les plus voisins de Châlons étaient Pierre d’Audelée , capitaine du château de Beaufcrt , près de Troyes , et le sire d’Auberlicourt. D’Audelée courait presque tous les jours jusques aux portes de Châlons (1). Je vais laisser parler Froissard dont le récit est assez complet pour mériter une mention spéciale : «Messire Pierre d’Audelée quand la rivière de Marne fut très basse, — car il faisait maternent grande chaleur, — assembla en secret sa compagnie , car il tenoit cinq ou six forteresses et eut quatre cents hommes. Ils partirent la nuit de Beaufort et chevauchèrent tant qu’à minuit ils furent à la Marne : là ils laissèrent leurs chevaux à leurs varlets et passèrent l’eau à gué, n’ayant de l’eau que jusqu’à mi-corps : ils pénétrèrent dans Saint-Pierre. Les gardes de nuit entendant les Navarrois, — car aussitôt qu’ils passaient, leurs armures sonnoient et relent issoient, — dequoyles plusieurs qui cela oyoient s’en émerveilloient que ce pouvoit cire. Mais bicnlost les Navarrois avançant, les gardes de la rue Saint-Pierre comprirent et s’écrièrent : — Par le corps Dieu, vecy ces Navarrois et ces Anglais qui viennent pour nous échellcr et prendre, or tost I or tost! — Les ennemis renversent les murs et entrèrent dans la rue où les habitants crioient trahis! trahis! à l’arme! On s’arma : les premiers furent tués, il n’y avoit pas de chefs , car le capitaine Pierre de Bar venoit de quitter avec ses cent lances faute de paiement. Cependantlesbourgeois se réunissent, ils repoussèrent l’ennemi jusqu’au pont et coupèrent le grand : et leur valut grandement. Là eut à ce pont rué et lancé et trait escarmouché et fait maintes expertises d’armes. En celle riole furent-ils jusques à haut midi, quand Eudes , sire de Gran cey, qui avait eu vent delà chose, arriva avec soixante lances : il y «voit Philippe de Jaucourt, Ancel de Beaupré, Jéhan de Germillon (2) , etc. ; ils arrivèrent au moment du com-

(1) Froisrard , liv. i , chap . 89.

(2) Ces quatre noms appartiennent à des familles de la haute noblesse champe-

bat du Pont. Là le sire de Grancey lit développer sa bannière. Les Anglais , sentant assez qu’ils avoient failli à leur entente et que le séjourner ne leur étoit pas prouiïi table se retrairent tout bellement et tout sagement , et reprirent la voie qu’ils éloient venus quand ils étoientvenus , etissirent hors Saint- Pierre ; si trouvèrent sur le rivage de Marne leurs varlets qui leur avoient amenés leurs chevaux, si montèrent sus et retournèrent arrière h petit conquêt devers Bcaufort» (1359). Il n’y a rien à ajouter après Froissard quant au récit, mais il faut donner certaines explications pour la position des lieux. Les ennemis durent passer la Marne du côté de Sogny-aux-Moulins et arriver à travers la plaine sur l’abhaycde Saint-Pierre qui était entourée de murs très peu élevés ; ils se répandirent dans le bourg autour du monastère et pénétrèrent dans la partie de la cité placée entre le Mau et le Nau. Les bourgeois concentrèrent alors tous leurs efforts pour empêcher les Navarrois de franchir les deux ponts de la cité (pie Froissard appelle pont de Marne parccqu’un bras de la Marne y coule en effet avec le Nau (1), et ayant eu la présence d’esprit d’en rompre un , ils purent défendre l’autre assez longtemps pour permettre au sire de Grancey d’arriver.

Les Châlonnais reconnaissants du secours du sire deGrancey donnèrent cinq cents livres tournois h ses gens et conservèrent près d’eux un des seigneurs qui l’avaient accompagné , le sire de Saulx (2), pour en faire leur capitaine. Pendant ce temps Edouard m avait levé le siège de Reims qu’il attaquait depuis longtemps sans succès , et se dirigea sur Troyes après une vainc tentative contre Ghâlons (3).

noise. Le sire de Jaucourt, parent de M. de Grancey, était de la branche de Dinteville. Sa maison, connue dès le xnc siècle, possédait le château de Jaucourt, près de Bar-sur-Aube, et est représentée aujourd’hui par le marquis Charles de Jaucourt ancien maître des requêtes, et par le comte François de Jaucourt , son fils, attaché d’ambassade. — De sable à deux léopards d’or.

(1) Ces deux ponts , l’un était celui de Chaumères , placé auprès de la place au Chétif; l'autre le pont Putte-de-Savatte.

(2) Saulx était un château entre Langres et Dijon, qui a donné son nom à la maison de Saulx-Tavannes.

(3) Mézerai. — D, Mario t , histoire de Reims , liv. iv, chap. xvii.

Les villes de Châlons et de Reims venaient de constituer une ligue entre elles pour se soutenir et se défendre (1) , quand le traité de Brétigny mit fin pour quelque temps à la guerre étrangère , sans pour cela apporter le moindre soulagement h la lutte sociale qui continuait de désoler la France. 11 fut stipulé dans ce traité que trente-huit otages seraient envoyés en Angleterre et fournis par les dix-neuf principales villes de France : on en prit deux parmi les Châlonnais [1360] (2).

Le roi Jean mourut en 1362, et la couronne passa à son fils , Charles v , qui gouvernait depuis longtemps déjà ; les premières années de son règne furent employées à réprimer autant que possible les désordres des grandes compagnies, puis la guerre se ralluma (1368), mais cette fois avec succès pour nos armées qui reconquirent rapidement une grande partie des provinces perdues ; les bandes des routiers et les Anglais n’en continuèrent pas moins à parcourir le pays, laissant partout des traces de leur funeste passage. Le gouvernement, absorbé par la guerre , était entièrement impuissant pour ramener un état de choses régulier : tout semblait d’ailleurs réuni pour jeter le trouble et la confusion, quand la démence de Charles vi, qui venait de succéder à Charles v, en 1380, vint de nouveau mettre le comble au désordre . Pendant cet intervalle, les Châlonnais cherchaient b empêcher la possibilité d’une nouvelle surprise, et, dans les lettres du roi et les titres conservés aux archives de la ville, on ne voit durant la fin du xive siècle que des devis de travaux à faire aux fortifications. Une charte de Charles v, du 25 janvier 1373 donne de curieux renseignements sur l’état de pauvreté et de misère où les guerres avaient ré-

(1) Gauthier de Chatillon , gouverneur de Reims , et Baudouin de la Bove, pour Chàlons, signèrent cet acte : « beneplacito Delphini Viennensis. » D. Marlot, liv. îv, chap. xvi.

(2) Lettres du roi, datées de Paris le 12 mai 1561 , par lesquelles les villes de Sainte-Ménehould, de Vitry, de Saint-Dizier et de Chaumont sont taxées à cent cinquante livres chacune par an « si longuement que les hostages de la ville de Chaa- » Ions seroient en Angleterre , et ladite ville de Chaalons pour le surplus des frais » desdits hostages. »

duit noire ville : « en considération , dit-elle , des grands » frais et dépens faicts par les Châlonnais pour former et » fortifier ladictc ville, y tenir capitaine et gens de guerre » pour la sûreté d’icelle et du pays ; et outre que par inon- » dation d’eau y advenue au mois de janvierprécédent, une » grande partie d’icelle est tombée en ruines et le reste est » en fort grand péril , » le roi lui accordait un secours de deux mille livres. Peu après, Charles vi autorisait certains droits d’octroi, établis temporairement, mais toujours renouvellés pour subvenir aux travaux de fortification [31 juillet 1383] (1). De leur côté les seigneurs temporels y contribuaient largement et l’évêque Archambaud de Lautrec allait jusqu’à offrir de laisser abattre une partie de son. palais pour l’établisseQient d’un chemin couvert. Grâce à ces prudentes précautions, les Anglais s’étant encore approchés de Châlons en continuant leur guerre de partisans, ne purent y pénétrer, mais ils s’emparèrent de l’abbaye de Toussaints, encore située hors des murs, et la brûlèrent après l’avoir pillée (1392).

Dans le royaume , les affaires au lieu de s’améliorer allaient de mal en pire ; les discordes des maisons de Bourgogne et d’Orléans, dont les chefs prétendaient chacun à la régence pendant la démence du roi, allumèrent une guerre civile bien plus déplorable encore que la guerre étrangère, qui par là aussi prenait un développement plus facile. L’assassinat du due d’Orléans (1407) allait amener celui de Jean-sans-Peur et le honteux traité de Troyes , qui devait livrer une seconde fois la France aux Anglais (1419-jl420).

(f) De plus on devait au conseil des fortifications le huitième du produit des vins vendus au détail dans l'intérieur de la ville.

Page 1