LIVRE CINQUlè-MB.^ Sj
pas , au reste , de bravBr la fatigue , afin d'accélérer les travaux. Il afïî*ontait aussi les périls 9 au point qu'un jour un Capitaine fat tué à côté de lui dans la tranchée* Ce n'était pas seulement du haut de leurs J|*®"^"
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remparts, c'était aussi par des sorties fréquen- Gîvry. tes que les assiégés signalaient leur bravoure. J^j^^^i^^, Toutes causaient plus ou moins de dommage <«> aux travaux des assiégeans. Mais aucune ne leur en fit autant que celle du 7. Juillet. Un détachement s'élant glissé en plein jour dans ^ tranchée de S. ïuM; j s'empara des redoutes^ TJémonta les batteries, et tua beaucoup de monde, parmi lequel le Roi eut à regretter plusieurs Officiers. Une autre • perle , quoiqu'elle ne fût que d'un seul homme, l'affligea^ bien davantage. Givry ayant passé la nuit dans -' cette même tranchée de S. Just, voulut, avant de se retirer, jeter un coup-d'œil du côté de la muraille» Un soldat de la garnison , qui le reconnut, à son panache ,> pour un Officier général , tira sur lui et l'atteignit d'un coup mortel. De quelle douleur cet événement ne devait-ilpas pénétrer le cœur du plus sensible et du plus reconnaissant des Rois? C'était Givry, qui, après la mort de Henri III, avait le premier donné aux Catholiques de l'armée ' royah'ste^, le signal de l'obéissance au succes- ^seur légitime* ^h/ 5fre, s'était-il écrié, en
6of- HrsTOimB DE liAON;
tombant à ses genoax , pous êtes le Roi de9
brauea : il n'y a que les polirons qui puissent
uous quitter^ Ce jeune guerrier , à qui tout
présageait les destinées les plus brillantes, fut
, pleuré 9 même des ennemis. Il réunissait les
grâces de la personne aux qualités qui font
. les Capitaines; et, des connaissances variées
ajoutaient beaucoup d'éciat à la vivacité
naturelle de ton esprit. 11 passait pour le
cavalier le plus accompli de son temps. On
le surnomma le brape guerrier. Cest à lui
qu'après un beau fait d'armes, Henri écriv^
ce billet si ingénieusement flatteur > où Ton
l'etrouve à-la-fois Thémistocle et Solomon ;
Tespictoiresm'empéchentdedormù^. Adieu
' Gipry : poilà tes vanités payées,
Afsanié Le g Juillet, dès la pointe du jour, le Roi
fît sommer Dubourg de rendre la place. Il
offrait de lui en laisser le gouvernement^ et
d'accorder aux assiégés les conditions qu'ils
demanderaient. Dubourg répondit que lui et
les siens voulaient se inontrer dignes de l'hon-*
neur qu'un Roi leur faisait, en les attaquant
avec toutes ses forces.- Au retour du héraut ,
les batteries des assiégeans commentèrent un
feu terrible , qui dura la plus gratide partie
du jour. Elles tiraient contre le rempart qui
s'étendait depuis la tour Lemaire jusqu'à la
porte de Créhaut (23). !La tour et la porte^