I^IVRE CINQUIEME* 6S
à de pareilles déclamations. Le peuple incapable de toyut autre sentiment que de celui de ses maux » ne savait plus former que le désir d'en voir le terme. >
Tout succès, qui ne faisait que l'éloigner, Dernière devait n'être ^ pour le plus grand nombre, '^'"** qu'un sujet de chagrin, il n'y eut donc que les zélés ligueurs , qui se réjouirent d'un avantage obtenu le 18 Juillet. Des soldats de la garnison étant entrés inopinément dans la tranchée de la Moncel le, tuèrent ou blessèrent une vingtaine d'hommes ^ et firent plusieurs prisonniers. Du nombre des derniers fut Montigny, l'un des meilleurs Officiers généraux de l'armée royale , et dont les services furent , par la suite> récompensés du bâton de Maréchal de France. Glorieux d'une aussi belle capture, les vainqueurs rentrèrent ea triomphe dans la ville , où l'on admira moins leur exploit, qu'on n^en déplora l'inutilité.
Les assiégeans avaient utilement employé R^^oî"les dix jours écoulés depuis l'attaque du g. Us capituler. avaient dressé de nouvelles batteries à Classon et à Vaux. Us avaient sapé le rempart de S.
Just , miné celui de la Moncel le , foudroyé les nouveaux ouvrages de Chevresson , et construit un cavalier contre le lieu où ils voulaient porter leur principal effort. Le aa JuiUet était le jour fixé pour un nouvel assaut^
qu^ils se gromettaient bien de rendre décisif. Plus le moment critique approchait, plus devenaient nombreux et hardis les.habitans, qui voulaient qu'on capitulât, LVmprisonnement de trente-cinq d'en tre eux ne fit que les animer davantage. Les factieux, de leur côté, ne s'en montraient que plus opposés aux idées pacifiques; et tel était Tacharnement des deux partis, qu'il faisait craindre à chaque instant une scission générale. Il eût été téméraire de lutter davantage contre un vœu, pour lequel le penchant de la multitude n'était pas équivoque. Sonimerive et son Conseil se déterminèrent à faire faire au Roi des propositions» Capitula- , Lignerac fut chargé des j^remières ouvertures. Son fils et lui se virent à ce sujet le 20 Juillet, sur la descente de S. Marcel. Car (et ceci est à noter comme un exemple des effets désastreux de la guerre civile) le fils , Colonel d'un régiment dans l'armée royale, combattait alors contre son père. Dès le même jour le Roi consentit à recevoir les députés des assiégés. Une petite maison , située près, de Bousson , fut le lieu où se tinrent les cfbnférences, La garnison y était représentée par Lignerac, Jeannin et Olivier; les habitans par rJEvêque , Claude Legras et Simon Hubert, L'arrivée du Duc de Montpensier et de l'Amiral de Villars , qui amenaient trois mille