Leçons élémentaires d'agriculture, in-ii. Paris
9.^ Leçons élémentaires sur la meunerie et la boulangerie, în-ia. Paris , 1795.
io.° Catéchisme à l'usage des habitans de la campagtm , sur les dangers auxquels leur santé et leur vie sont exposés 4 etc. 5 in-ia. Paris, 1795.
ii.° Vocabulaire portatif des mécaniques , in- 16. Paris,
12.° Recherches relatives à l'influence des constitutions binaires , boréales et australes , sur U umpérature et les variations de l'atmosphère , m'4,° , 1801.
On a encore de Cotte beaucoup de Mémoires intéressans y dont les uns ont été couropnés par des sociétés savantes , et les autres ont été recueillis , soit dans les journaux des sciences ^ soit dans les collections académiques. Il a contribué aussi à enrichir l'édition , que la société d'agriculture de Paris a publiée, du Théâtre d'agriculture d'Olivier De Serres. Cotte a laissé un neveu qui soutient dignement l'hpnneur d'une telle parenté. M. Le Maistre , ancien Inspecteur-général des poudres, et salpêtres , auteur d'une topographie du Département de l'Aisne , en explore les antiquités , avec autant de sagacité que de zèle.
CoTTiN (Samuel), Habile Médecin qui vivait dans le milieu du dix-septième siècle , est auteur d'un livre qui contient la description des plantes du pays.
CoTTiN (Jean) , de la même famille que Samuel et Médecin comme lui , a donné un Traité de la peste , /Mt en faveur de la ville de Laon , in- 12. Paris , 1722.
Dagneau , prononcez Dan£au. Cette famille vint s'établir à Laon dans le seizième siècle , lorsque Claude
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Dagneau, Contrôleur au grenier à sel de Maiîe, fiit diassé de cette ville par les ligueurs. Elle cite , comme lui appartenant « un guerrier , dont il Ëiut dire îd deux mots y à cause du lustre ^u^il répand sur un des plus ^ anciens noms de Laon. Jean Daneau , ou plutôt Dagneau , c^t Goujon , du nom d'un fief, vivait sous le règne de Charles VII, était originaire de Tiûéradie> et dut naître à Marie, où l'existence des Dagneau est constatée par des actes qui remontent à 1400. II prit le parti des armes. Il servit , pendant vingt ans > avec une grande valeur , sous les ordres du Grand-écuyer Pothon de Saintrailles , et* il s'éleva jusqu'au grade de Capitaine fort considérable de ton temps. Ce fut lui qui , à ht bataille de Patay en Beauce , fit prisonnier le célèbre Talbot. Ce fait d'armes est rapporté dans les lettres de noblesse, qui lui furent délivrées au mois de Mars 1438. S'il y est nommé Daneau et non Dagneau» cela peut venir de ce que ce nom , qu'il n'était pas dans Tusage de prendre, aura été écrit sous sa dictée d'après la prononciation. Nous nous sommes assurés, d'ailleurs, qu'on ne connaît en Thiérache aucune famille qui se soit nommée Daneau. Celle des Dagneau |i de Laon, a produit plusieurs hommes de mérite.
Jtan, qui vivait dans le dix-septième siècle, était entré dans la Congrégation des Chanoines réguliers de S* Jean-des-Vigaes ; et il en devint le supérieur, après avoir été Prieur-Curé d'Arcy-Ste-Restitue. Il a donné la vie de cette Sainte.
Adrien , Docteur de Sorbonne , Chanoine de la Cathédrale, et élu Doyen en 1712, prêtait, par sa dignité et son mérite personnel , trop d'autorité à ce qu'on appellait le parti Janséniste. Il fut frappé par une lettre de cachet, et mourut en exil à Paris le 19 Septembre
Trois frères de la branche des Richecour , neveiDc du précédent , nés sur la fin du dix-septième Âècle , se rendirent recommondables > chacun dans une profession difiërefite.
Mar€'Antobu , Bachelier en théologie et Chanoine de TEgUse de Laon , s^ livra aux recherches les plus laborieuses, pour débrouiller la généalogie de la plupart des Êunilles de Laon. Son ouvrage , dont nous avons parlé dans la préface , fut d*une singulière utilité , lorsque les biens se transmettaient dans les familles par la succession des propres , et s*y conservaient par le retrait lignager : il n'est rien moins qu'inutile encore aujourdThui sous le rapport historique.
Adrien , qui suivit la carrière du barreau j y devint Toracle de la province. Il a publié un assez grand nombre de mémoires, où une dialectique serrée s'unit à une érudition profonde ; et il eut même le secret de les Élire lire aux gens du monde ^ en les écrivant d'un style clair , correct et piquant. Il avait été Maire de la ville par le ch(MX des citoyens. Il mourut , âgé de 85 ans, le ao Juin 1778.
Cyr^ Abraham entra dans rartillerie, et le chemin quil fit dans une arme où Ton n'avance que par des talens éprouvés , atteste sa haute capacité militaire. Il (ut Colonel y Directeur , et Chevalier de S. Louis.
Marc-Aruobu y son fils y marcha sur ses traces. On avait ipéme lieu de croire qu'il irait encore plus loin , s'il n'eût été arrêté «dans sa carrière par des infirmités 8|uvenues avant le temps. Une acdon d'éclat qu'il fi^, pendant la guerre de sept ans > et qui pensa lui coûter la vie , lui avait valu la Croix de S. Louis à l'âge de vingt-cinq ans. Dans les manœuvres qui se firent au camp de Soissons , en présence de Louis XV , une batterie qu'il commandait fut si bien servie , que ce Prince
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en témoigna sa satisfaction particulière ; et qiie suions d'apprendre ^*elle n'était que de douze pièces , S déclara qu'il accordait quatre cents livres de pension à rOiEcier. Richecour s'excusa de l'accepter, parce que > disait-il 4 une telle récompense ne pouvait être méritée que sur un champ de bataille. Il S8 retira Lieutenant- Colonel et Sous-Directeur. Il était né le 12 Janvier 1733. Il mourut le 25 Juin 1807. Avec lui finirent ces Richecour ^ à qui la nature semblait avoir départi^ pour trait caractéristique^ un tour d'esprit vif et malin. Ceut d'aujourd'hm descendent d'une fiille du second Adrien.
De Cuis y (Jcan-Pum) , licencié es Lois , et Chanoine de la Cathédrale 4 auteur de Tablettes généalogiques , sur lesquelles voyez la pré^ce , est mort le 25 Décembre. 1781 , âgé de quatre-vingt-quatre ans.
Delalain (Etumt) , l'un des plus célèbres Avocats de la prQvince , fut député , pour le , Vermandois , auic Etats généraux de 16 14. On voit avec plaisir qu!il n'eue aucune part aux af&ires sous le gouvernement des ligueurs , et qu'il fût même du nombre de ceux , qui » pendant le siège de 1594 > pressèrent^ au péril de leur vie , la reddition de la ville à Henri IV. Il avait composé une histoire de Laon > dont il est parlé dans la préface. Il vivait encore en 1632. La preuve en a été tirée d'un titre de la maison qui lui appartenait , et dont est propriétaire aujourd'hui l'Aute.ur du présent ouvrage.
« Voyt[ la note 2$ du Uv, /.
Delalain (Nicolas-Cîmide) , Gentilhomme ordinaire du Roi , de la même fiimille que le précédent , fut envoyé , par Louis XIV , à la Cour de Perse et à celle du Mogol , pour y négocier l'établissement du commercé d'une compagnie deâ Indes : mission qui suppose uii
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bomme familier avec les langues orientales. Il était en route pour le Mogol , après avoir obtenu de la Perse les privilèges les plus étendus > lorsqu'il mourut de fatigue dans le voisinage de Bender- Abassy , le lo Mai 1667^ regretté des Persans et pleuré de ses compatriotes. Sa mère lui fit ériger , à Bandali , lieu de sa mort , un monument que les gens du pays visitaient avec respect , et nommaient U tombeau de l'Ambassadeur, C}iardin , Tavemier et Thévenot , qui étaient en Perse pendant le séjour qu'il y fit » ont payé en France le tribut d'élc^es dû à sa mémoire. Tavemier , dans le premier tome de ses relations , a donné celle de Fambassade de Delakdn ; il y parle de sa conduite dans les termes les plus honorables. Delalain a laissé des Mémoires que Chardin avait promis de publier.
Delamer (Antoine) , Abbé régulier de TAbbaye de Moncel» ordre de Prémontré. Mort le 28 Septembre
Delancy (Christophe) , d'abord Receveur des Aides i Laon, acquit de grands biens dans la finance , sous le règne de Henri IV , à qui il se rendit fort agréable. Il avait épousé la fille de Beaumarchais , Trésorier de répargne, et il eut avec lui des difficultés au sujet de la dot de sa femme. Beaumarchais en fit des plaintes contre lui au Roi , et ce Prince le prenant un jour par la barbe , que Ton portait alors en pointe , le gronda d'en agir ainsi avec son beau -père; ce qui Thumilia beaucoup j quoiqu'il n'eût pa^ tort. De dépit il coup^. sa barbe; et , à son exemple , les gens du bon ton commencèrent à se raser. Les Marquis de Rare descendaient de lui.
Delancy (Charles) , Maître-d'hôtel ordinaire du Roi et Secrétaire de ses finances » servit avçc une telle
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fidélité sous Louis XIII , que la chambre ardente le trouva irréprochable , et que Colbert lui rendit haute-^ ment justice. Il avait donné aux Jésuites cinq cents livres de rente , et une maison , située à Laon , pour y &ire tous les ans une mission.
Delancy (Jean) , de la même famille que les précédens, a publié, en 1671 , une histoire latine de FAbba/e de Foigny , dont il était Prieur.
Delancy ( Pierre ) , de h même fcftnille » savant Religieux tie Tordre de Citeaux , dont il était le Procureur-général 9 a publié > dans le dix-septiéme siècle , un Traité sur les usages et statuts de cet ordre , sous l«f titre de Liber usuum ordinis Gsterciensis.
Delarbre (Jean) , Arboreus, Théologal de Làon^ fut député par son Chapitre au Concile de Trente* Son talent pour la chmre le fit choisir par le Roi pour aller, dans les années 1544 et 1545» prêcher en Samtonge et en Bretagne, contre Thérésie de Luther qui y ^sait de grands progrès. U est auteur de plusieurs ouvrages de théologie , dont le j^^us considérable a pour titre Théosophie. Delarbre , au jugement de Dupin^ n est habile théologien , sage et modéré dans ses sen-* )> timens^ net et précis dans ses expressions.» Mort le 3 Octobre 1557.
Deqûin (Louîs'Henrî-Réné) , né le 8 Novembre 1762, fut d'abord Avocat , et ensuite Accusateur public près le Tribunal criminel du Département. Nommé , en l'an 4 , au Conseil des Cinq-cents , il s'y fit connaître par quelques rapports sur des matières de jurisprudence, et surtout par Tindépendance de ses opinions. Il était peu avantagé par la fortune; et loin de rechercher les feveurs du gouvernement, il vota toujours avec le para
opposé
lyisTiNGuis. 5âï
opposé au Directoire. Il entra dans la Cour d'Amiens , lorsqu'elle fût créée , en iSoo , sous la dénomination de Tribunal d'appel. U y était considéré comme un des Magistrats les plus laborieux et les plus instruits dans les matières civiles. Un trait va faire juger de son z^ pour ses devoirs. Il était au bord de la tombe , et venait de subir une opération aussi cruelle que malheureuse 5 quand l'idée lui vient qu'il peut s'être glissé quelqu'inexactitude dans la longue rédaction d'un arrêt rendu à son rapport. U mande le Greffier ; il passe une demi-heure avec lui à revoir son travail. Le lendemain il n'était plus. Il avait un talent qui ne fut connu que de quelques amis , celui de faire des vers agréables avec une grande facilité. Il est mort le 17 Mars 182 1.
Desjardins (Jean) , Hortçnsius , pu De Hortis , était premier Médecin de François I.«r. Il possédait parâîtement le greC , et il en recommandait l'étude , comme nécessaire à l'instruction du Médecin. Il professa d^abord les humanités avec succès; et il se fit ensuite la plus grande réputation par la pratique de la médecine Aussi laissa-t-il de grands biens aux onze enâns qui lui survécureiit. Ils étaient nés de deux femmes qui portaient l'une et l'autre un nom honorable. Marie Le Tellter , la seconde , était de la même famille que le Chancelier. Ménage ^ qui descendait de lui par les femmes , a écrit sa vie ; et Bayle lui a consacré un article dans son dictionnaire. Il mourut subitement , au milieu de ses parens et de ses amis , avec qui il célébrait son jour natal , en 1547. Long-temps après cet événement. Desportes , né en 1546, en fît le sujet d'un sonnet, que nous donnons ici , et parce qu'il prouve que la célébrité de Desjardins lui a survécu, et parce qu'on y voit combien notre langue poëdque commençait à s'épitter sous les derniers Valois.
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iiptèt avoir sauT^, par mon art secourablé « Tant de corps languissans que la mort menaçoit»' Et chassé la rigueur <lu mal qui les pressoit , Gagnant, comme Esculape » un nom toujours durable*
Cette fatale Sœur , cruelle , inexorable , Voyant que mon pouYoir le sien amoindrissoit ^ Un jour que son courroux contre moi la poussoit f Finit, quant et mes jours , mon labeur profitable.
Passant, moi qui pouTois les autres secourir , Ne dis point qu'au besoin je ne me pus guérir; Car la mort , qui dontoit l'effort de ma. science »
Ainsi que je prenois librement mon repas « Me prit en trahison , sain et sans défiance f Ne me donnant loisir de penser an trépas.
Desmarets (Jean), d'une famille connue à Laotl dès 1450 , était Procureur du Roi au présidial de Laon, et il exerça cette charge , d'une manière très-distinguée , dans la première moitié du dix-septième siècle. C'en est une belle preuve que l'alliance qu'il procura à son fils , dont il va être parlé.
Desmarets (Jean), fils du précédent, fut d'abord Trésorier de France au bureau des finances, et ensuite Intendant de la généralité de Soissons. Quel que fût son mérite personnel , il y a lieu de croire qu'il dût pour beaucoup , au crédit de son beau-frère , la place éminenre à laquelle il parvint. Il avait épousé Marie , fille de Nicolas Colbert , Conseiller d'Etat et sœur du Grand Colbert. C'est de lui que naquit Nicolas Desmarets, Marquis de Maillebois, Ministre d'Etat et Contrôleur général des finances dans les dernières années dju règne de Louis XIV. Nicolas, qui ne se montra pas indigne de son oncle dans la même administration , fut le père du Maréchal de Maillebois , l'un des plus illustres Capitaines du dix-huitième siècle , et l'aïeul dé ce Comte de
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MaOlebois , que de brillantes actions appelaient aux mêmes honneurs que son père, si ses démêlés avec le Maréchal D'Estrées n'eussent occasionné sa disgrâce. Ainsi Laon est le berceau de cette famille De^rïiarets qui a )eté un si grand éclat dans le dernier siècle.
Dupont (Jcan-Pitm-Françoîs) , licencié en Théologie de la faculté de Paris ^ Principal du Collège de Laon après l'expulsion des Jésuites, puis Chanoine de la Cathédrale et Vice-Gérent de TofEcialitè diocésaine , joignait , à beaucoup d'esprit et de philosophie, des connaissances assez variées et assez étendues , pour qu'on pût dire ique rien ne lui était étrahger dans les sciences et dans les lettres. Un ouvrage de sa composition , intitulé Théorie de V univers , aurait attiré sur lui l'attention du monde savant, si il s'était déterminé à lui feire voir le jour. U s'y appuie de la Genèse et de l'opinion de quelques philosophes anciens et modernes, poiir reconnaître un état primitif de la matière , lequel , sous la direcdon de l'Etre Suprême , avait été comme le germe de toutes les merveilles que nous y découvrons aujourd'hui; et après avoir établi que cet état ne peut être que le plus single et le plus probable , il se propose' d'en déduire la structure des mondes , les lois de la nature et les principaux phénomènes • Cet ouvrage suppose une grande force de tête. On y peut louer l'ordonnance des parties , l'enchaînement des preuves , la clarté du style. U laisse à regretter que Fauteur ait bâti sur un fonds trop peu solide. Son livre, qui forme un volume in-12 , était imprimé , et il allait paraître, quand BufFon fut attaqué par la Sorbonne. Il craignit pour son propre repos , et il lui sacrifia la gloire à laquelle il avait aspiré. On peut présumer que son système n'aurait pas plus satisfait les Philosophes que les Théolçjgiens. Mais ni les uns , ni les autres n'au-
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fsdent pu méconnaître en lui Thomme familier dvec lei ^iences exactes et naturelles , et capable de sonder toutes les profondeurs de la métaphysique* Il était né en 1732» et il est mort le 1 Août 181 5.
De ceux de nos compatriotes que Dupont a eus pouf coUaborateurs au Collège , M. TAbbé Frion est le seul qui lui ait survécu. Qu'il nous soit permis de rappeller qu'on lui doit un ouvrage, où il s'est proposé d'honorer la valeur française , en instruisant la jeunesse. Le livre De rébus helUcis Ulustrium Francorum , dont le Roi a agréé la présentation , n'a peut-être pas moins de droit, que ^ le De Fins , à être déclaré classique , n'était qu'une those manque au modeste auteur ; c'est un peu de crédit.
Emotte (Pierre) , Docteur en théologie. Théologal, et ensuite Doyen de la Cathédrale de Laon , florissait vers la fin du seizième siècle. Launoy , qui en fait l'éloge dans son histoire latine du Collège de Navarre ^ le fait naître à Autun ; et d'un autre côté , Papillon qui en parle aussi dans sa Bibliothèque des auteurs de Bourgogne , veut que Beaune ait été son berceau. Nous avons à leur opposer Ekchery, les Frères de Sainte-Marthe, et le Chanoine Flamant , qui se réunissent pour attester qu'Emotte était de Laon. Lacroix Du Maine et Duverdier le citent comme un des plus habiles Prédicateurs de son temps. Ses ouvrages sont : i.® Cathoîica fidei professio j in-8«® Paris , 1578 et 1^83. %° Sermons et exhortations catholiques sur toutes les Epitres et Evangiles des Dimanches et Fêtes de l* année ^ 2 vol. in-8.° Paris, 1582 et 1588. 3,** Sermons et exhortations catholiques sur les Epitres et Evangiles du commun des Saints , et des sept Sacrcmens , in-S."" Paris , 1582; Lyon, 1588; Paris, 1590. Emotte
fiit élu Doyen en 1578 ; et il âevmt être d'un âge peu avancé, lorsqu'il mourut le premier Août 1580. Car Tannée 1572 , où il reçut le bonnet dé Docteur , est vraisemblablement celle où il avait terminé ses études.
Ev£. Son opulence , et le titre de Dame avec lequel son nom s'est conservé , ne permettent pas de douter qu'elle ne fut d'une naissance distinguée. Nous avons dit «ûlleurs qu'elle avait fait clorre et fortifier, à ses dépens , une partie de la ville ; et cet emploi généreux de ses richesses , lui mérite une place ici. On présume apparemment qu'elle fit construire alors la tour penchée , puisque son nom s'est attaché à ce monument , l'un des plus curieux de la ville. On ne sait pas au juste dans quel temps elle a vécu.
Foy Cl l'histoire, livre /.«'', note xM^.
Favcon ou Foulques , de Laon , Archidiacre du Ponthieu , qui florissait sous le règne de Philippe-le- Hardi , était employé par lui dans les af&ires les plus importantes. U était , en 1274 , le premier de deux Commissaires royaux , dont la mission était à - la - fois judiciaire et administrative , et dont l'autorité était con-> sidérable , puisqu'il leur était recommandé de ne pas dépouiller un Evêque de sa possession sans l'avoir enteiviu. On voit , par les questions qu'ils faisaient au gouvernement , et auxquelles répond une Ordonnance , datée de la veille de St-André 1274, qu'ils étaient dignes, par leur doctrine et leur délicatesse , du pouvoir qui leur était confié.
« Faultré (Jacques) y Avocat, assista, en 1556, à la réformation des Coutumes du Vermandois , et y repcé «
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senta le Baiili de cette grande province , le Lieytenani^ général du bailliage , et les trois Etats de la ville ; d'oà Ton doit induire qu*il était dès-lors Taigle du barreau de }^on , et qu il dût avoir une grande part à la rédaction des nouvelles Coutumes. C'est ce vénérable vieillard , dont le courage et l'éloquence déconcertèrent les menées des ligueurs , qui voulaient faire rejeter la capitulation ççnduc avec Henri IV , lors du siège de 1594. Le service qvVil rendit par-là à la villç et même à la France , est assez éminent pour lui mériter une place paniû les hommes dont Laon doit révérer la mémoire. Les ligueurs qui l'avaient trouvé trop sage , pour le faire entrer dans leur Conseil général , rendirent hoipmage à sa vertu , en le nommant aux fonctions de Prévôt , dont il ne fiit dépouillé , que parce qu'un des plus furieux ligueurs * s'en fit pourvoir par Mayenne. On pourrait dire , en appliquant deux vers de la Henriadp à ce beau caractère;
Pans ce temp^ malheureux , par le çrîme infecte , Faultré fut toujours juste et pourtant respeçtç^
; Voye^ tfùstoire , Ihy. 4 et /.
Flamant (Jean-François) , Chanoine de la Cathédrale^ a laissé sur l'histoire de Laon deux manuscrits , dont nous avons parlé dans la préface. D mourut le 22 Février 1789, âgé de 65 ans.
. Flavigny. Maison connue dès le onzième siècle , çt qui paraît tirer son nom de la ville de Flavigny en BourgQgne. Elle était établie en Picardie ayant 1339. pe Jean de Flavigny , qui possédait la terre de Chigny vers 1300, et dont les descendans l'ont conservée long-f temps , sont sorties les branches de Liez , de Chambry, de Renansart , de MonamptôuU , de Charmes , d^ Çraonne, etc.
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Les Fhvigny se sont sentis assez avantagés des dons de l'esprit , pour ambitionner souvent d autre gloire que celle des armes. Dans le seizième siècle , un Flavigny de Chigny , Conseiller Maître des requêtes du Roi de Navarre , était lame des Conseils des deux maisons de Vendôme et de Guise. De nos jours , un Flavigny de Renansart^ Lieutenant-général des armées , courait avec 'succès la carrière des ambassades. Un Flavigny de Craonne , Lieutenant-colonel de dragons, faisait passer dans notre langue , les lettres du conquérant du Mexiqae, et un ouvrage sur Thistbire naturelle et la géographie de TEsp^ne. Un Flavigny de Charmes , Maréchal-de^ camp , écrivait sur Tart mHitaire. Nous aurons occasion de reparler d'ei4;c dans nos Rtcherches historiques, La branche Laonnoise, c'est-à-dire , celle de Chambry, n'a pas été la moins féconde en talens divers. Son létablissement à Laon date de Tépiscopat du Cardinal de Bourbon , dont un Jean de Flavigny avait la confiance pour le temporel.
GuUlaumt y Seigneur d'Epuisart, fils de ce Jean, était Conseiller au présidial de Laon , et fut une des lumières de ce siège , qui brillait alors d'un vif éclat. On a vu qu'il eût une grande part à la réformation des Coutumes du Vermandois. Son savoir, son intégrifé, son esprit conciliant l'avcdent rendu l'arbitre de tous les difFérens qui s'élevaient parmi la noblesse. Il fut député, pour le Vermandois^ aux premiers Etats de Blois, et partagea cet honneur avec l'illustre Bodin , auprès de qui il siégeait aussi , comme Magistrat.
Gaifde , aîné des fils de Guillaume , embrassa la même profession que son père ; et fut Avocat du Roi* Le Dictionnaire de la noblesse le qualifie de ConscilUr es ÇonsiUs du Roi. Cela veut-il dire qu'il passa à une autre
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charge plus éminente , à laquelle ce titre était attacbé; ce qu'on ne trouve dans aucun des mémcnres gènéalo* giques que nous avons sous les yeux ? Ne serait-il pas fdus naturel de penser que ses services lui méritèrent tin brevet de Conseiller d'Etat ; ce qui était alors une distinction rare ? Dans l'un et l'autre cas , Claude sen( toujours un personnage digne de souvenir.
Bakha^ardy autre fils de Guillaume, prit le parti des srmes. Il fut d'abord Lieutenant de la compagnie des Gendarmes d'ordonnance du Seigneur d'Haraucourt , ^t ensuite Capitaine de cent hommes d armes > gentilhomme t>rdinaire du Roi ^ et Gouverneur de Nesle. Cç fut lui qui fit entrer la terre de Chambry dans sa famille^ •Henri IV n'eut pas de serviteur plus» dévoué. Chargé 4e la défense de Nesle , oii cent gentilshommes Picards s'étaient enfermés avec lui , fialtha^ard fyt attaqué paf le Duc de Mayenne en personne , et il ne rendit la |>lace, le 15 Mars 1591^ qu'après avoir épuisé toutes ses munitions de guerre. La capitulation honoraUe qu'il obtint, portait qu'il serait conduit en tel lieu de sûreté qu'il lui plairait de choisir. Il trouva ^ peu après au champ d'honneur , une fin digne de lui. U fut tué au siège dô Rouen, à l'attaque du fort Stç - Catherine , le 14 Janvier 1592,
Jacques , Vutï des fils de Claude , et que quelques mémoires font fils de Guillaume , entra dans l'Eglise. Spn savoir, ses vertus ei^ sa naissance l'y élevèrent k la dignité épiscopale» sous un titre in paràbus. U fiit aufFragant dç Tévéché, et Doyen du Chapitre de Luçon, Il était Docteur en théologie.
Valérkn, fils d'un autre Jacques, Seigneur de Chambry» et petit-fils de Balthazard, suivit la même carrière que le précédent , et s'y distingua d'une autre manière. Il fut Chanoine de Reims , Docteur en théologie. Professeur
pidTiNGués. Sig
en ^angae hébraïque au Collège royal de France , et la plus ardent controversiste de son siècle. La vivacité de son esprit « naturellement enclin à la critique , le jeta dans des disputes , où il réussit plus à faire briller sa doctrine , qu'à faire prévaloir ses opinions. La préËice de la Pdyglotte de Lejais , parlait avec assez peu de respect du texte hébreu de la Bible ; il ne se borna pas à le défendre ; il accusa dlnfidélîté les versions de la Polyglotte ; et dans son zèle pour les langues savantes^ il entreprit même de prouver que le latin n*est pas [dus consacré par l'Eglise , que Thébreu et le* grec « et que b vulgate ne dent être préférée qu'aux autres vérins latines. D était là sur son terrain. Aussi ne s'étonna-t-il point du nombre de ses adversaires : aucun de leurs polémiques ne resta sans réfutation. Ce n'est pas seule* ment pour l'honneur du grec et de l'hébreu , qu'il rompit des lances. Louis de Clèves ayant mis en doute^ dans une thèse , si l'épiscop^t était un Sacrement , et si la prêtrise devait nécessairement le précéder , le Corps puissant des £véques s'indigna de l'audace du Théolof gien ; et celiû-ci allait succomber sow le nombre de ses antafgonistes , si Flavigny n'eût voie à son secourSé Quand un tel champion fut entré dans la lice, la partie devint plus égale. Trois ans auparavant , une attaque avait été formée contre le s^téme de Copernic : elle tendait à persuader qu'il est contraire à TEcriture et réprouvé par la Cour de Rome. Et de qui partait-elle i Des Jésuites , autre Corps avec lequel il n'était pas sûr non plus de se commettre. Cette considération n'arrête pas l'intrépide Valérien î il dénonce la doctrine des Jésuites à la faculté de théologie ; et , grâces à son courage, que la acuité n'imite point, que même un Arrêt du Parlement semble improuver» il fut permis d^ croire que l'Esprit-Saipt a'a, pas défendu à la terre de
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suite avec fruit. Louis fromage mourut le i^ Jan^ef I757 , à l'âge de 85 ans.
Fromage de Longueville (Louis III ,) avait embrassé d*abord Fétat « dans lequel son père et son grand* {>ère s'étaient fait un nom honorable. Mais son goût le portait vers des occupations moins graves. Il abandonna le barreau pour la littérature. En Février 1765 , il se répandit dans la ville six exemplaires manuscrits d'un livre en 2 volumes in-8.** , portant pour titre : Entntùm de la Comédie. L'auteur y passe en revue tout ce qu'il y avait alors^ de marquant parmi les citoyens des deux sexes , et verse à pleines mains le ridicule sur quelque^ personnages. Cette production anonyme fit d'autant plu^ d'effet 9 que la satyre y était quelquefois maniée trèsplatsamment. On prétend qu'un Magistrat , percé de traita fort vifs> en mourut de chagrin. Fromage eut le malbeuf que cet ouvrage lui fut attribué généralement , et b prudence lui fit un devoir de s'absenter quelque temps , pour laisser tomber des bruits fâchetix. A la mort in son père qui laissait une succession obérée , il se fixa^ à Paris , sous le nom de Longueville , n'ayarit d'autie ressource que celle de sa plume. Mais son talent n'avait î[>as assez d'éclat, pour lui attirer les regards de la fortone^ On dit qu'il était réduit à l'indigence, quand il périt d'accident peu d'années avant la révolution. On a de Ini : I.** Mémoires pour les Curés corure Us gros décbnamrs^ ^767, in- 8.** , ouvrage , dont le style inégal est çieliquefois piquant ; 2.° Les Rêveries d*un amateur du Cotysét^ ou les femmes sans dot, projet romanesque, où l'on trouve ■quelques tableaux agréables , qu'à pu inspirer la lecture A^Emlle,
Gautier , de Laon , et Gut , de Laon « Chevalien
DISTINaUBS. 33S
çfièbi^ de leur temps par leur valeur et leurs richesses « s'unirent , en 1079, pour fonder, avec Saint Géraud^ TAbbayede Sauve-Majeure près de Bordeaux .Geoffrox, de Laon, qui fqt leur compagnon dans c^tte pieuse entreprise 4 mourut en odeur de sainteté , sous lliatâft religieux 9 en 1121.
GÉRARD y de Laon , était Philosophe , Orateur et Poète. Ses contemporains , qui ^ à la vérité , n'étaient pas Juges compétens y disaient de lui qu'il égalait Anstose, Cicéron et Virgile. Il vivait à la belle époque de fécote de Laon , et doit être compté parmi ceux qui en firott l'ornement. Mort en 11 88.
^ Gerault de Cambronne ( Jean- Claude ) , né ca 1727 , fut d'abord Aumônier de vaisseau , ensuite Cuié de St Julien-Royaucourt , puis Chanoine de Laon. U a prononcé dans l'Eglise Cathédrale , le ij Juin 1777 , rOraison funèbre du Cardinal De Rochechouart. C'étÀ un beau sujet à traiter. Le talent de l'orateur ne s'en montre pas indigne. Ce discours regagna à la leciuxie ce que la volubilité du débit lui fit perdre. Jl a élè imprimé à Laon en 1777. L'Abbé Gérault ét^t un homme aimable» Il mourut Chanoine de Soissons y en i8of , et y laissa des regrets. L'extinction de sa famille suivît de près sa mort. Elle était fort ancienne : on la volt figurer dans la bourgeoisie dès 1480 ; et parmi les hommes estimables qu'elle a produits^ on distingue un Charles Gérault , Docteur en théologie , qui fut Supérieur des Oratoricns de La Rochelle , et Confesseur du Duc d'Orléans , Gaston , frère de Louis XIII , et un /èan-Claude Gérault , qui était Secrétaire d'ambassade en Pologne, en 1763.
Gervin, (S.), né de parens distingués, fut, dans «a jeunesse , rhiiiiiiiui^Éliîîiiiini i puis renonçant au
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fiëcle y et abandonnant ses biens à une tour unique'^ prit Thabit religieux , dans l'Abbaye de S. Vanne^ L*Âbbé le fit son Chapelain , et ils allèrent ensemble i Jérusalem visiter les saints lieinr. A son retour ^ Gervin fut élu Abbé de S. Riquier. On Faccusa à la Cour de Rome de prêcher sans autorisadon. Cité à ce sujet devant le Pape Léon IX , il se justifia facilement; et il eut même l'avantage d'être reconnu pour l'allié du Pontife^ lequel était d'une des meilleures maisons d'Alsace , et cousin is6U de gemiain de l'Empereur Conrad le Salique, n en reçut la permission de prêcher dans toute l'Eglise^ Ce fut vraisemblablement le même Pape qui- le nomm? son Légat dans l'Occident. Gervin faisait de fréquens vo)^»' ges an Angleterre y et il était accueilli avec beaucoup de Asdncdon à la Cour de Guillaume le Conquérant. On raconte qu'un jour la Reine venant à la rencontre de Gervin y et lui offrant le baiser de paix , smvant l'usage du pays , il se retira pour ne point l'accepter ; que cette Princesse en fut ofFensée; et que, pour la calmer> il fallut que le Roi lui fit entendre qu'un homme mort au monde ne pouvait se prêter à des coutumes mon^ daines. Gervin ne jouissait pas d'une moindre considération auprès du Roi de France Philippe L*^ Lor^qu'en 1071 , ce Prince vint dans le Ponthieu , l'Abbé de S. Kquier l'engagea à lui donner pour successeur son neveu , qui se nommait aussi Gervin , et qui était alors Moine de S. Rémi de Reims. Cet usage , qu'un saint faisait de son crédit , ne serait pas à l'abri de la critique. Celui-ci était savant dans les lettres Grecques , et passait pour un des premiers Prédicateurs de son temps. Il fut aussi un Théologien très - laborieux : il composa jusqu'à trente-six volumes de théologie. Il mourut le 3 Mars 107a , (v. s.). Sa vie a été écrite par plusieurs auteurs , I entre lesqueU itjM|^distinguer Jean De la
Chapelle ,
Chapelle , Moine de S. Riquier, qui florissatt en 1492, et à qui Ton doit aussi une Chronique de ce Monastèreé Son témoignage sert à réfuter Terreur de Mabillon , qui fait naître Gervin à Reims. Jean De la ChàpelFe , qui devait être mieux instruit , dit formellement qu'il étAit -de Laon , ex patrid LauduncnsL
Gervin, Evêque d'Amiens, est ce neveu deS* Gervin, qui lui succéda par un acte de la volonté Royale, au pré^ judice du droit d'élection appanenant aux Religieux 4e S. Riquier. Il était fils D'Haimar , gentilhomme Laonnois^ puissant dans le pays; et moins modeste que son oncle > il ne borna pas son ambition à n'être qu*Abbé. Ni }a manière dont il fut promu à l'épiscopat , ni son admi-* " nistration du temporel de l'évêché , ne furent approuvés du Clergé d'Amiens. Mais s'il n'eût point les vertus de son oncle , il ne lui cédait pas en talens. Il réussissait , comme lui, dans l'éloquence de la chaire. Il l'enseigna même avec éclat; et de son école sortirent desPrédioa" teurs fort vantés de leur temps , entre lesquels on cite S. Bernard j premier Abbé de Tiron. U mourut le 10 janviet iioi.
Gilles , Gui ou Guyard , de Laon , que ITiîstorien du Cambresis fait descendre de Caribert , Comte de Laon, et aïeul de Charlemagne , n'avait pas besoin que son mérite fut relevé par une généalogie chimérique. C'était un des plus fameux Théologiens de son temps. U fut d'abord élu Chancelier de l'Eglise et de l'Université de Paris, et ensuite Evêque de Cambrai. Il se distingua au Concile de Lyon que présidait Innocent IV ; et l'on rapporte qu'il confondit un Cardinal Italien qui mettait en doute que le Pape pût se rendre coupable de simonie. Il a laissé des sermons et des ouvrages de théologie. Mort en 1246.*