‹ Histoire de la Ville de LaonChapitre 7 sur 58 · LIVRE CINQUIEME. 5j · texte numérisé non relu

LIVRE CINQUIEME. 5j

sa personne devenue odieuse aux Espagnols^ depuis qu'il avait fait échouer leurs vues sur la couronne de France. Mais convaincu que la perte de Laon acneverait de ruiner la Ligue^ il ne voulut se reposer que sur lui-même du soin de le persuader à TArchiduc Ernest, li avait laissé dans la ville * son second fUslf^ Charles-Emmanuel , Comte de SommerivQ (ij)^ sous qui commandait ^ avec le litre de Gouverneur, DubourgTun des meilleurs Officiers de son parti , et dont la prudence n'était pas moins renommée que la bravoureé A Duboarg Mayenne avait joint, pour former le conseil intime de Sommerive , le Comte de Lignerac qui avait élevé ce jeune Princoj et le -célèbre Président Jeannin. La garnisoii composée de Français^ d'Allemands et dlta^ liens y n'est portée par nos mémoires qu'à six cents hommes. Mais elle devait être plus nom*** breuse, puisque plus de six cents hommes de guerre sortirent avec le fils du Duc de Mayenne y après la capitulation : ce sont les termes de la lettre d'Henri IV au Diic d'Ëpernon. On peut, sans exagération, la supposer de douze cents combattans. Elle était secondée par douze cents Bourgeois , par tout le Clergé qui avait pris les armes sous les ordres de l'Evêque, et par une cen^ isûpe dç^ paysans» C'était {^a de monda pour

défendre une place d'un aussi grand circuit.

Cependant les motifs de confiance ne manquaient pas aux assiégés^ quand il» considé* raient , et la promesse donnée par Mayenne, qu'il viendrait incessamment les secourir ; et la présence -de son fils qui en était le gage ; -fl la sagesse des' Conseillers qui devaient guider le jeune Prince; et Fardeur de quarante gentilshommes'd'élite qui avaient voulu servir sous lui; et la capacité reconnue de plusieurs Officiers , dont les principaux étaient Bellefons , Conant , Dufresne et liage. Le Roi se hâta de distribuer ses troupes autour de la ville , de faire venir et de placer $on artillerie, qu'il fallut monter à bras dans Saint Vincent y et de faire garder toutes les routes par où Fennemi pouvait arriver. Il prenait en même-temps de sages mesures , pour que les vivres ne manquassent point à son armée. D'Humières , qui commandait du côté de Corapiègne , eut la commission de lui en faire parvenir, et s'en acquitta soigneusement (12). Dubourg, de son côté, ne s'endormait pas, Il faisait fortifier les ] «ndroits les plus faibles. Il s'appliquait sur- 1 Xoiit à incommoder les assiégeans pendant i la construction de leurs redoutes. Elles ^, Be s^ea achevèrent pas moins. Mais il en -^ ipoûta quatre cents hommes ^ et quelques .^

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