‹ Histoire de la ville de Lyon (volume 2)Chapitre 142 sur 262 · IX^ SIÉGLB. — SECOND ROYAUME DE BOURGOGNE · texte numérisé non relu

IX^ SIÉGLB. — SECOND ROYAUME DE BOURGOGNE

l'empire. Charles n'était pas en mesure d'exiger davantage; il reconnut le nouveau souverain : Lyon devint de nouveau la capitale du roi de Bourgogne , dont le droit ne fut plus contesté. Pendant que ces événements s'accomplissaient, un grand mouvement national menaçait en France Finflueuce germanique. Ce riche et puissant pays se lassait de la domination étrangère ; nés en Allemagne et princes allemands, les princes carlovingiens ne parlaient pas la langue des Français, qu'ils traitaient quelquefois avec peu d'égards : ils avaient d'autres intérêts. Les descendants des anciens Gaulois voulurent avoir un roi qui leur appartînt , né parmi eux, propriétaire comme eux, et à ce titre leur véritable représentant. Un parti français se forma , prit beaucoup de consistance, et porta au pouvoir Eudes, fils du comte d'Anjou, Robert-le-Fort, à l'exclusion de Charles-le- Simple , héritier légitime de l'empereur Charles-le-Chauve. Une lutte s'engagea entre les seigneurs, défenseurs du parti national , et les carlovingiens ; le monarque français , Eudes , eut l'avantage , et il ne demeura à Charles-le-Simple que quelques lambeaux de territoire entre la Seine et la Meuse. Mais Eudes mourut ; appuyé des armes et de l'influence allemandes , Charlesle-Simple rétablit la domination carlovingienne (898), régna vingt-deux ans , et transmit la paisible possession de son trône à son fils Louis-d'Outremer. Le parti français , vaincu, ne désespéra pas de l'avenir ; il se rallia autour de Hugues , surnonmié le Grand , non pour «es belles actions , mais à cause de ses immenses richesses. Les grands propriétaires s'associèrent entre eux, s'allièrent aux Normands, et firent entrer l'Eglise dan^ leurs intérêts ; ils réussirent à faire déposer Louis-d'Outremer , dont les armes d'Othon , roi de Germanie, rétablirent la domination. Ce parti français , qui devint vraiment national, s'organisa et prit beaucoup de force; un fils de Hugues, appelé à mettre définitivement une fin à la dynasjtie allemande , Hugues-Capel grandissait, et l'heure d'une révolution semblable , quant à ses résultats , à celle qui avait porté Boson au trône de Bourgogne , s'approchait avec rapidité. *

1 . — L'historien de Lyon au dixième siècle n'a plus à 8a disposition le secours des nicdailles et des iuscriptious taiinci ; il n'est plus aidé par les mooumeots de l'autiquilc , et

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