‹ Histoire de la ville de Lyon (volume 2)Chapitre 175 sur 262 · XIV® SIÈCLE. — ORGANISATION MDNIGIPALB · texte numérisé non relu

XIV® SIÈCLE. — ORGANISATION MDNIGIPALB

à la supporter. Les bourgeois réclamaient vivement contre d'autres servitudes : ainsi, chaque soir, dès que la nuit arrivait , le chapitre fermait soigneusement toutes les portes du cloître. Si le guet surprenait des malfaiteurs en flagrant délit , il ne pouvait les conduire aux prisons de l'archevêché et ne savait qu'en faire. Il fallut solliciter Tintervention de l'autorité supérieure : elle décida qu'une des portes du cloître demeurerait ouverte pendant la nuit. Ainsi le traité de 4 820 avait laissé encore un immense pouvoir à l'archevécpie ; il n'avait nullement anéanti les prétentions de l'Eglise : elle se croyait le droit d'interdire aux officiers du roi le passage sur ses domaines, et alléguait en &veur de cette opinion , d'abord des traités, puis la nécessité de prévenir, par cette mesure , des conflits de juridiction. Bien des années s'écoulèrent avant que les bourgeois de Lyon eussent obtenu le désistement sincère et complet de leur archevêque de la domination temporelle.

S II. Les citoyens s'appuyèrent avec raison sur l'autorité royale pour consolider leur afiranchissement ; de son côté , le roi de France recherchait leur concours : il y avait entre eux un mutuel intérêt. Protégés immédiatement par la couronne, les bourgeois échappaient à l'arbitraire et aux formes compliquées de la juridiction ecclésiastique ; soutenu par les bourgeois , le roi annexait intimement à l'Etat une grande ville qui était, par sa situation, un des boulevards de la France. Les citoyens de Lyon obtinrent de Philippe de Valois que leurs appels en matière judiciaire cesseraient d'être portés au tribunal du bailli de Màcon, et qu'ils seraient admis désormais au bourg de l'Ile-Barbe , alors considérable : le roi n'avait garde de les refeser. Ainsi, les officiers royaux se transportèrent de Màcon dans ce bourg; ils se rapprochèrent de la ville, au grand avantage du commerce et d'une multitude d'intérêts privés * . Les transactions devinrent plus

1. — Les officiers royaoi donoéreot pkis d'une fois tux Lyonnais de légitimes sujets de plaioles ; oo on trouve la preuve dans une ordonnance de Philip|>e de Valois , du SO joia 1319, dont toici quelques extraits : •• Nous avons reço souvent de si grandes et diverses « plaintes de nos amés et féaux , les citoyens et habitans de la ville de Lyon , que qudques- •> uns do nos ofûciers , ministres et sergens , ont codnnis plusieurs et divers excès tutoiera- «* blés dans l'exercice de leurs cliarges et offices, en leur faisant plusieurs dommages et

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