‹ Histoire de la ville de Lyon (volume 2)Chapitre 188 sur 262 · Voici le texte du Religieux de Saiot^Denis · texte numérisé non relu

Voici le texte du Religieux de Saiot^Denis

« ... Inde per Arverniain , Burguodiam , et Matiscooeusem comitatum pertrausieas, Lugdu* Dum tisqne perrenit. Ibi quanta lœlitia civea regem exceperuul ! Pâma refert eoa equestri ordioe ▼ealiveotis paribus iusignitos eidem ob¥iam processif se ; deinde , flexis genibus , persoluto débita salutatiouis aftatu , se et sua ad sua beneplacituiD voluntatis obtulitse , prius missis qui oves , boves et vina ex parte civium prsesen tarent. Ipsi etiam in^edienti in urbem qaataor domicetlse insignes et pnicherrimae , auro et varietate gemmarum amicts , mox affaemnt qoa» palliuio auréam quataor laneeis alligatum deferebant : quod quidem super caput regium élevantes , ipsuin regem gressu composito usque ad archiépiscopale palatium perduxcrunt. Quid plura? Ut bsc insueia pompa ad posterorum uolitiam deveniret, mille et eo amplius innocentes pneri perquiruntur , qui per compita civitatis variis dearobulatoriis ligneis colloeati , veslimontis induerentur regiis , et régi pertransennti laudes regias altisonis vocibus declararent. Ob régis adveiitum diu desideratum cives in choreis et thealralibtis tudis quatriduum exegcrunt ; et cum regem dotassent pretiosis jocalibus , tune civibus valediceot I urbem egrediiur , Viennamque pcrtransiens tandem apnd Rupem Monachi , Roquemore, fillam quatuor millibus ab Avenione distantem, penultima die mensis octobris pervenit. » (Chronic. KaroU sejcii lib. X. {Paris j 1839, 1 , 618.)

S. — Relation des entrées solennelles , p. 4.

3. — m ... El s'en vint â FJon , et les habitants furent moult joyeux de sa venue , et pa- « rèrent les rues. Et A l'entrée de la ville , joignant la porte , y avoit un bien riche poillc « sur quatre ballons , que tenoient quatre belles jeunes filles, et se mit le roi dessous. Et « en certains lieux en la ville , y avoit jusqu'à mille enfans vestus de robes royales , louans cl

454 XlV^ SIÈCLE. CHARLES VI A LYON.

Nous ne suivrons point Charles VI dans son voyage ; Thistorien de Lyon peut se dispenser de parler des fêtes brillantes que la ville d'Avignon donna au roi , de la dévastation du Languedoc par son gouverneur, et de la destitution si bien méritée du duc de Berri. Les événements se pressent : Clisson est assassiné dans Paris; indigné d'un attentat commis en quelque sorte sous ses yeux, Charles marche en Bretagne avec une armée et devient fou chemin faisant. Le parti des princes ressaisit le pouvoir, que se disputent bientôt les ducs de Bourgogne et d'Orléans : une horrible époque a commencé. Jamais la France n'est descendue dans un abîme de misères aussi profond ; rien ne parait pouvoir l'en tirer. Le duc d'Orléans est tué dans Paris par l'ordre du duc de Bourgogne , et sa femme , Valentine de Milan , demande en vain justice de ce meurtre. Une afireuse guerre civile éclate : tantôt vainqueurs, tantôt vaincus, les Armagnacs et les Bour^ guignons ravagent le pays et rivalisent de barbarie et de crimes. Bientôt le roi d'Angleterre débarque en Normandie; attaqué par des troupes françaises trois fois plus nombreuses que les siennes, mais commandées par des généraux ineptes, Henri V remporte la mémorable victoire d'Azincourt , où périssent huit mille gentilshommes français. Maître encore de Paris , le connétable d'Armagnac fait jeter une multitude de Bourguignons dans la Seine, et ne maintient son pouvoir éphémère que par le meurtre; mais bientôt les Bourguignons s'emparent de la capitale; le connétable et dix-huit mille de ses soldats sont massacrés dans les rues. Rouen est assiégé et pris par les Anglais; le jeune dauphin venge au pont de Montereau un crime par un crime : Jean-Sans-Peur est assassiné. Philippe-le-Bon , nouveau duc de Bourgogne , décerne la couronne de France au roi d'Angleterre, Henri V, qui épouse une fille de Charles VI ; un monarque anglais règne à Paris.

m chatitans diverses chansons sur la venue du roy. Ciieros se (aisoieiit , feui el tables furent « mises par les rues , cl ne cessèrent pendant quatre jours de ce faire, jour cl nuici. Jeiw « et csbalcmcnts se faîsoient , et tous signes qu'ils pouvoient faire de joyousetez , de la vcm nue du roy leur souverain seigneur , et de le voir eo bonne santé et prospérité. » ( Jbax « JuvÉ:<Ai. DES UusiNs, Hîst. de Charlea Tl, Collncl. Mirliaud cl Poujoulat , 1" «érie , II, 581.)

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