‹ Histoire de la ville de Lyon (volume 2)Chapitre 26 sur 262 · SO CHAP. II. — LE LYONNAIS AVANT LES ROMAINS · texte numérisé non relu

SO CHAP. II. — LE LYONNAIS AVANT LES ROMAINS

autant de fermeté dans les revers que de fougue dans leurs attaques. S'étaient-ils heurtés contre une force supérieure , avaientils rencontré une résistance inattendue , ils fuyaient ; mais souvent alors leurs femmes échevelées, se jetant au-devant d'eux, poussant des cris de rage ou de désespoir , et portant au bras leurs enfants en bas âge, arrêtaient la retraite et ramenaient au combat les soldats un moment découragés. Les Gaulois avaient une haute taille, des yeux bleus, un regard menaçant et farouche, et des cheveux blonds ^ Grandes et fortement constituées, leurs femmes les égalaient et les surpassaient quelquefois en vigueur; encore plus sauvages et plus farouches, eUes s'irritaient et devenaient facilement furieuses. D'anciens historiens ont parlé de leur extrême beauté. 2

Les Gaulois étaient vêtus d'une façon singulière; ils portaient de larges pantalons ou braies , plus amples chez les Galls méridionaux que chez les Gaulois belges , mettaient par-dessus une chemise à manches d'étoffe rayée qui descendait jusqu'au milieu des cuisses , et recouvraient leurs épaules de la saie , sorte de casaque, sans ornement et de couleur brune chez les gens du peuple, et richement brodée pour les chefs, qui s'attachait sous le menton avec une agrafe. Les gens des classes inférieures s'enveloppaient d'un 'manteau de peau de bête fauve ou de mouton, ou d'une laine grossière; déjà nos mères, les Gauloises, se faisaient remarquer par le goût avec lequel elles savaient arranger leurs rustiques vêtements.

Nos aïeux avaient pour armes le javelot , des pieux, et surtout un sabre droit en cuivre ou en fer mal trempé. Le Gaulois portait sur la cuisse droite son épée suspendue par une chaînette en fer,

1. — M. Michelcl a fail ce porlrail piuorcsque el ressemblant des anciens Gaulois : « Le génie de ces Galis ou Celtes n^esl d'abord autre chose que roouYoment , attaque et conquête. C'est par la guerre que se nxîlent et se rapprochent les nations antiques. Peuple de guerre et de bruit , ils courent le monde Tépée à la main , moins , ce semble , par avidité , que par ud vague et vain désir de voir, de savoir, d'agir; brisant , détruisant , faute de pouvoir produire encore. Ce sont les enfants du monde naissant ; de grands corps , mous , blancs et blonds ; de l'élan , peu de force et d'haleine ; jovialité féroce , espoir immense ; vains , n'ayant rien encoro rencontré qui llnt devant eut. » {Histoire de France; deuxième édition. Paris f 1835, tome I , page 2.)

t. — Diodore do Sicile. « Feminas licet elcgantcr habcant. m

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