‹ Histoire de la ville de Lyon (volume 2)Chapitre 47 sur 262 · Voyez , dans ce volume, VArmorial de la ville de Lyon · texte numérisé non relu

Voyez , dans ce volume, VArmorial de la ville de Lyon

Qaand ces témoignages matériels n'existeraient pas , le grand mouvement commercial qui avait lieu à Lyon y démontrerait suffisamment une fabrication considérable de monnaies. *

Auguste donna au gouvernement de Lugdunum et de la Gaule une organisation administrative modelée sur c^lle de Rome , et qui existe encore , à peu de différence près , sous d'autres noins. L'autorité supérieure appartint d'abord à un proconsul, et passa plus tard aux préfets du prétoire qui avaient des lieutenants. Un ordre particulier , celui des soixante , rendait la justice conformément au droit romain. VinquisUor Galliarum avait la direction d'un grand nombre d'affaires civiles; lesummus eura- (or avait le commerce dans ses attributions; le patronns corporum était une sorte d'avocat général; on appelait logista un fonctionaire qui était secrétaire et receveur. Le iribunus cohor^ iis urbanœ commandait la garde de la ville , et le servator œquU lads monetœ exerçait l'emploi de commissaire impérial pour la febrication des monnaies. Les trésoriers étaient les jndices arcœ; les allecfores avaient un emploi analogue à celui de nos receveurs particuliers ; les procuratores recevaient les rentes et les décimes *. Toute cette hiérarchie a été révélée par les inscrip-. tions ; elle remontait de grade en grade jusqu'à l'empereur , si haut placé , que bientôt la condition humaine ne parut plus digne de lui.

S rV. Soixante nations , dont l'histoire a conservé les noms , avaient fait de Lugdunum Fentrepôt général du commerce des Gaules. C'est dans cette ville qu'elles tenaient chaque année leurs assemblées et leurs foires; elles y apportaient leurs produits agricoles ou manufacturiers , qu'elles vendaient ou échangeaient , et regagnaient leur pays avec les bénéfices qu'elles avaient réalisés. Un si grand concours de marchands enrichissait le trésor public et les habitants de Lugdunum. Ces soixante nations résolurent d'élever à frais communs un temple à Auguste , et choisirent , à l'unanimité , la ville qui était le centre de leurs opérations commerciales pour le lieu où devait s'élever ce monument

1. — Db PisaoetT. Leitret »ur lliUtoire oncienue de Lyon. Besançon t Ï8I8 , in-4"*, p. 5Î. 2.' — Bnos^cTTR. Nonrel Éloge historique , p. 00.

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