Voyei ces inscriptions à la fin de ce volume
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formait ce qu'on appelait un vicus ; si elles étaient protégées ^ar une enceinte retranchée , leur groupe se nommait un oppidum. Tout changea , lorsque la ville romaine eut été bâtie ; des constructions solides et régulières remplacèrent les huttes. Cependant les maisons de Lugdunum, comme celles de Rome, manquaient entièrement de confortable : elles n'avaient , au second siècle, ni vitres ni latrines; on y voyait en avant une boutique, et intérieurement une cour carrée; un péristyle conduisait à des chambres petites et assez mal éclairées. Les Lyonnais, d'alors, vivaient avec leurs femmes dans des appartements communs.
Eparse sur deux collines et dans l'espace intermédiaire , la ville ne s'étendait pas, dans sa portion basse , au-delà d'Âinay d'une part , et de l'autre au-delà de Pierre-Scise. La place Bellecour existait déjà ; on la nommait Bella Curia, On croit que trois canaux fiûsaient communiquer le Rhône et la Saône : le plus éloigné était à la place de la Charité , le second aux Cordeliers , et le troisième, le plus considérable de tous, au pied de la colline St-Sébastien. Celui-ci conunençait du côté du Rhône , au point où se trouve aujourd'hui le pont Morand, et traversait en ligne droite les emplacements occupés aujourd'hui par le théâtre, la place de la Comédie , l'Hôtel-de-Ville , la place des Terreaux , la place des Carmes, et venait aboutir au Ueu où se trouve aujourd'hui la passerelle de la Feuillée. Ce canal était fréquenté; des barques chargées de marchandises le traversaient sans cesse , et ses deux rives étaient couvertes d'habitations particulières et de guinguettes fréquentées par les négociants lyonnais et par les mariniers. Non loin de là se trouvaient le faubourg dit de Chenevière ou de Seyne , et les deux portes de la ville appelées l'une porte du Rhône , et l'autre porte de Seyne ou de Chenevière. C'est vers Ainay qu'était situé l'entrepôt de vins , dans un lieu appelé Canabi , et sur lequel les érudits ont longuement disserté ^ Les marchands de vin habitaient dans ce quar-
1 .—Deux inscriptions ont révélé l'existence de ce quartier appelé Canahi, ou Canahœ: Tune , celle de Sentius ReguliaouSi rapportée par Gruter (I, p. 466, n° 7), écrit le mot par ud c, comme je viens de le faire ; l'autre, celle de Minthalius Vitalis, présente cette orthographe : in Kanabû' Tel est le champ de bataille qui se présentait aux archéologues. Beaucoup Grent dériver le mol Canabi de cheMvis ou chanvre ; ils affirmaient que les terres voisines du canal des Terreaux étaient plantées de chanvre , genre de culture qui avait donné au sol le nom qu'il portait.
ENCEUITB hE LA VILLE. — III^-IV* 81ÉGL1S. i5S
lier ; d'autres avaient leur domicile au pied de la colline St-Sébas» tien. Les négociants préféraient la partie basse de la ville aux collines ; ils y trouvaient plus de commodité : cette tendance des affaires contribua beaucoup à multiplier les maisons dans l'espace qui séparait les deux fleuves. U ne fisiut pas oublier cependant que le point de départ et d'arrivée des voies romaines était dans la Tille haute , circonstance qui {prévint sans doute pendant long* temps l'abandon de la colline de Fourvière par la population ^
Ce«x-4à Toulaieiit qu'il u*j eût dia chanfre planté que daat le quaHier titiié le i«yg da canali da c6lé de la colliîie Saiot-Sébastien ; ceux -ci cooTraient de ce végétal les terres qui séparaient ies deux fleuves. Mais d'autres ont fait remarquer que la culture du chanvre s*est introduite fort tard dans le lyonnais , qu'elle n'existait Traisemblablemeat pas au second siècle, et que dans tous lee cas le oiot Canabi, d'après ion or(hegraphe, n'avait pu venir de chanvre. Menestrier lui a donné une autre étymologie i û vient , selon lui , d'un mot grec qui signifie jneu. Si l'on a appelé le quartier du canal Canahi , c'est qu'on y voyait une grande quantité de pieux destinés à amarrer les bateans ; mais l'inscription de Minthatins Vitalis « renversé cette coigecture. Trouvée dans un terrain nssex rapproché d'Aiaay , elle annonce que le quartier des Canàbi était situé dans le voisinage de la place Saint-Michel. M. J. Labus , qui se rattache à celte opinion , pense que Canahi vient de cannaha , baraque, hutte, cabane , et désigne des maitonaettet en bois dans lesquelles on vendait du vin , et qai étaient à peu prés, a» second siècle , ce que sent aujouid'bui nos giûngneUes. Antoine Paivre n'a pas adopté cet avis , il traduit les mots in Canahis Lugd, par ceux-ci t la Cannébière de Lyon^ et pense qu'ils désignent, non des cabanes ou maisonnettes occupées par les mardiands de vin , mais un entrepôt général des vins situé dans l'ancien local de la place St-Micbel. Dès-lors ces paroles de l'inscription , Lugduni in Canabit consistentium, signifient t demeurant à l'entrepôt des vins de Lyon. — Voyez BaéoHOT du Lut (C), JVonveafts mélangée biographiques et littéraires. Lyon, Barret^ 1829-31, in-8^, pages 156, 270, 300;McNESTaica , BaossiTTi, et la Dissertation manoscrite d'Antoine Faivei (JMm. de VJoadétaie, B*2i9).
I. — Gabriel Syméoni , littérateur florentin , qui habita Lyon an seizième siècle, de 1555 à 1559 f s'exprime ainsi sur t^enceinte de Lyon : « lo ho più volte circondata e misurata dentro e di fuore la vecchia con la nuova ciltè di Lione , e cominciandomi da Inea , ho trovali lino al ponte del Rodano 1,734 passi scempi , o communi , cioè di due piedi e mezzo, l'uno : dal ponte a S. Chiaro, 2,800; da S. Ghiaroa pie del grao Baluardo su la Sona, 3,050 ; dalla Sona alla porta di S. Irigni , comprendendo i uuovi bastioni , 3,900; e da S. Ingni alla porta S. Giorgio, 2,050 : le quali tulle somme, ridotte in una, fanno il numéro di poco più o poco roanco , per cagione délie volte délie vie e l'inequalità dei monli , di 13,534 passi , i quali ridotti a stadii , ogni atadio a 625 piedi , o 135 passi doppi , cioè di cinque piedi l'uno , e ogni miglio italiaoo a vui stadii , o mille passi doppi , farebbono che il circuito del Lione vecchio e nuovo girasse circa sei miglia e 767 passi doppi. Ma il vecchio circuito di Lione e del monte sopra il quale era veramente la citlà , e doppo a Munatio edificata , non contiene pîA cbe 7,440 passi sœmpi, che danno tre miglia e 720 passi doppi , cioè cominciando dalla porta di Forge e lasciando fuora San Giuslo e Santo Ireneo, sino a pie di Pietra Ancisa, si trovano passi scempi 2,700; dalla porta di Pietra Ancisa sino al ponle diSona, 2,160; dal ponte alla porta di San Giorgio, 1,680, e dalla delta porta a l'alira di Forge, 900. » (Stmâoni [Gabriel) ^ VOrigû^ e le antiehilà di Lions, in-4<^, p. 22. (CoHect. des Bibliopb. lyonuais.j
Lyon , dans le second siècle , n'avait d'autres moyens de défense que ses deux fleuves et la position même de ses collines , remparts naturels auxquels on aurait ajouté des murailles et des fossés , si les circonstances l'avaient demandé. Il y avait longtemps que le camp romain n'existait plus : si un ennemi aguerri se fût présenté, il se serait emparé sans difficulté de la ville basse , et rien ne lui aurait été plus aisé que de priver la ville haute de ses eaux , en coupant, dans la campagne , les lignes d'aqueducs.
S U. COMMEHCE ET INDUSTRIE DES ANCIENS LYONNAIS. Dès leS
premiers siècles de l'ère chrétienne, Lyon était un centre commercial de premier ordre et le grand entrepôt des Gaules. Quatre grandes routes et ses deux fleuves mettaient cette ville en contact avec les nations les plus civilisées de l'Europe ; elle était un des principaux marchés de l'Espagne, de l'Italie, de l'Afrique et de la Belgique : d'une part, \m transit considérable se faisait par les voies de communication qui la traversaient ; d'une autre part, ses produits manufacturés et ceux de ses campagnes s'exportaient au loin. D'habiles ouvriers donnaient beaucoup de célébrité à quelques-unes de ses fabriques, tandis que l'excellence des vignobles de son voisinage et l'activité de la navigation sur ses deux rivières entretenaient dans ses murs un grand mouvement d'affaires. Cette prospérité se soutint longtemps.
Des inscriptions antiques , en grand nombre , ont conservé le souvenir de divers genres d'industrie alors fort en vogue à Lyon ; mais elles n'existeraient pas, que l'état florissant des arts dans la métropole des Gaules n'en serait pas moins prouvé : un seul fragment de mosaïque ou de statuette en serait la démonstration. Tout s'enchaîne dans la vie civilisée , et un genre quelconque de luxe en implique nécessairement d'autres. Du moment que la présence d'un magnifique palais impérial dans Lugdunum est un fait avéré , on peut affirmer l'état avancé , à cette époque, des beaux-arts, tels que la sculpture, la peinture et l'architecture. Deux fleuves baignaient la base de la colline qui portait la ville, et de nombreuses nations commerçantes les siUonnaient sans cesse: il y avait donc nécessairement dans Lyon un grand nombre de mariniers, et on pourrait l'affirmer alors même qu'aucun monument antique ne l'attesterait. Les coUincs voisines du point de
jonction des deux fteuves étaient couvertes de vignobles renouâmes, et une population considérable habitait Lugdunum. On peut déduire de ces deux faits , bien mieux encore que de la lecture de quelques pierres , la certitude de l'existence , dans la ville de Plancus , d'un grand commerce de vins. Toutes les industries dont s'alimente la vie des ^andes cités, et qui en sont la condition preHiièrej ont prospéré de toute nécessité dans le vieux Lugdunum, et l'on n'avait nul besoin d'interroger des pierres tu mulaires pour en avoir la conviction.
Mais les inscriptions révèlent les détails ; elles disent les noms, le pays, l'âge , le genre de profession des ouvriers et des chefs de corporations, les droits que telle industrie payait au fisc, et les honneurs qu'avaient obtenus des négociants devenus riches et renommés. Ce sont autant de chapitres de la vie privée de nos ancêtres, un peu courts sans doute, mais qu'il faut bien accepter tels que les âges ûous les ont transmis.
Le service du Rhône et de la Saône était fait par la corporation nombreuse des mariniers ou gens de rivière. Lyon avait, sur la Saône , une flottille dont la station était à Ghâlon : elle était commandée par le préfet des Nantce Arariciy qui avait l'intendance de la navigation jusqu'au point de jonction des deux fleuves; là se trouvait l'entrepôt général des marchandises qu'on remettait aux Nautœ Rhodaniciy chargés de les conduire à la flottille marseillaise en station à Arles. A la remonte , des mariniers tiraient les bateaux avec des cordes et s'encourageaient en chantant. Ce n'étaient point les mêmes hommes qui conduisaient les barques chargées, d'un fleuve à l'autre : les bateliers viennois s'arrêtaient à Lyon, et ne connaissaient point la navigation de la Saône; de leur côté , les bateliers de Lyon n'allaient point au-delà de Vienne. Tout allait bien, quand les deux villes vivaient en bonne intelligence ; mais leurs discordes, qui étaient l'état habituel, entravaient beaucoup la navigation et la rendaient quelquefois impossible. Vienne ne permettait pas aux marchandises expédiées de Marseille de remonter le fleuve jusqu'à Lyon , et Lyon s'opposait au passage des bateaux destinés pour l'un des ports du Midi. A la rivalité des deux villes venait se joindre , chez les mariniers , ceUe de la profession ; les querelles entre les bateUers lyonnais et viennois étaient fréquentes, et il fallut créer, pour les
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juger, un administrateur des ports sur le Rhône et sur la Saône. La navigation sur les deux fleuves ofirait au commerce une voie bien plus fréquentée que ne Tétaient les routes si célèbres d'Âgrippa; son importance dans Lyon, au temps de la domination romaine , fut très considérable.
C'était aussi ime corporation très influente et très considérée que celle des marchands de vin * ; on a vu qu'elle avait élevé une statue à Minthatius , Fun de ses membres. On sait combien les vignobles de Vienne étaient estimés ; ceux de la rive droite du Rhône et de la Saône avaient aussi une renommée méritée : nul doute qu'il n'en fût ainsi de ceux de Beaujeu et de Mâcon. Lyon consommait beaucoup de vins , et en expédiait encore plus aux nations étrangères; ses campagnes n'avaient certainement pas attendu la permission de Probus pour se couvrir de yignobles. L'ordre donné par cet empereur , au troisième siècle , de planter la vigne dans les Gaules , ne doit s'entendre que de certains lieux et avec des restrictions. Les marchands de vin de Lyon avaient un entrepôt dans le quartier des Cana6{ , auprès du lieu qu'occupe aujourd'hui la place St-Michelj ils avaient de vastes celliers , et vendaient non-seulement en gros, mais encore en détail. Leur nombre était considérable , et leur importance assez grande pour que plusieurs aient été élevés à des emplois honorifiques et soient même devenus chevaliers romains. Tous n'étaient pas nés à Lyon , et bon nombre venaient sans doute des nations du voisinage; c'est ce qu'on peut inférer de ces paroles d'une inscription : Lugduni consistentes; ces mots désignent la résidence , et non la patrie.
Des érudits se sont demandé quelle profession il fallait entendre par le mot utricularius^ qui est écrit sur quelques pierres tumulaires. Désigna-t-il des joueurs de cornemuse, des ouvriers qui fabriquaient des bateaux à large ventre, ou des bateliers qui naviguaient sur des radeaux portés par des outres ? Une conjecture beaucoup plus plausible l'applique à des colporteurs qui se servaient d'outrés pour le transport des vins , huiles et autres liquides, ou aux ouvriers qui les confectionnaient. *
1. — Gairro (i7.). Essai sur le coniinercc des vios à LugdaDiun et daoi UGault, à l'oecttion dt quelqu«s inseripUons antiques. {Revue du Lyonnais, tome XIII (1841). p. 419.)
t. — BnÊGnOT Dc Lpt. Nouveaux niclaiigot , p. 308.
COMMBRCB. — III®-rV® 8IÈCLCS. 157
Parmi les industries qui paraissent avoir prospéré a Lyon dans ces temps reculés , il faut citer les ouvriers qui fabriquaient les divers genres de poterie. Une inscription du Musée raconte que Vitalinus Félix , après avoir servi longtemps dans la légion minervienne , s'établit à Lugdunum en qualité de marchand de papier, et s'y distingua par sa probité : negotiatori lvgdvnensi ARTis CHARTARiiE. Une autrc dit que Flavius Félix faisait le commerce des tissus de lin : artis lintiarije. Popilius, selon une autre, vendait des draperies et des étofl*es couvertes de poils : NEGOTiATOR ARTIS PROssARi^. Il y avait à Lyon d'experts fondeurs de métaux ; on a dit ailleurs avec quelle perfection on y ciselait le bronze, l'or et l'argent. Cette cité avait, en grand nombre, des rouliers, des entrepreneurs de transports, soit par eau, soit par terre ; des maçons et des forçerons. Les fenunes et les enfants étaient employés dans les manufactures ; on a parlé d'une assemblée d'ouvrières connue sous le nom de GvifECfiVM lugdvnense. Ces femmes trav^aient aux vêtements des soldats et des officiers ; elles raccommodaient les toiles et les agrès des pêcheurs.
Une ville aussi heureusement située que Lugdunum , une cité que desservaient quatre grandes routes et deux fleuves , et qu'entouraient des campagnes fertiles et des vignobles très renommés, devait offrir de grandes ressources aux gastronomes du deuxième siècle. Elle recevait les poissons les plus recherchés de la Méditerranée, des firuits et des primeurs du Midi, et nourrissait dans ses prairies du bétail d'excellente qualité. Métropole des Gaules , Lyon était habité par grand nombre de militaires d'un haut grade et de familles opulentes pour qui les plaisirs de la table nV valent pas moins d'importance qu'on ne leur en accordait àRome. Aussi ses marchés de comestibles étaient-ils bien approvisionnés et très fréquentés : on les appelait tabernœ maeellariœ ou jna^ eella, et les hommes qui dirigeaient ces établiss^nents étaient nommés macellarii, mot que quelques traducteurs ont rendu peu exactement par celui de boucher. Ces magasins de comestibles étaient soumis à des mesures de police, moins bien entendues sans doute que les nôtres , mais qui supposaient cependant une certaine science de la salubrité '. Une inscription du Musée a
I. >-Mo«fAtcoii (/.-B.) el Di PoLiiiHi (P.-i.), Hygiène de Lyon, ou Traité de la salubrité, f édition. PurU, J.'B. Buillièrê, 4846, ta-dl^. Introdoetioa.
conservé le souvenir de Mattonius Hestiiutus : negotiatori artis
MACELLARI^.^
Un trait bien frappant de l'organisation industrielle à Lyon pendant ces âges si loin de nous, c'est l'existence de l'association des ouvriers en corporations; une inscription s'exprime ainsi :
PATHONVS OMNIVM CORPORVM LVGDVNI LICITE COEVNTIVM. ToUS IcS
artisans qui exerçaient une même profession s'identifiaient ainsi en im être collectif , placé ordinairement lui-même sous la protection d'un patron. Il y a bien de regrettables lacunes, sans doute, dans cette esquisse de la situation des arts et métiers chez nos aïeux ; on y trouve du moins avec satisfaction le fait si important de Fassociation parmi les travailleurs. Puisqu'elle existait, l'ouvrier avait des défenseurs naturels dans la personne de ses chefs , et ne pouvait être exploité au gré d'un entrepreneur. Quel était son salaire ? quel rapport existait-il entre la rémunération de son travail et le prix des objets d'indispensable consommation ? en d'autres termes, quelle était sa condition matérielle? C'est malheureusement ce que les inscriptions ne disent point ; quelques renseignements de ce genre importeraient cependant plus que les noms d'un utriculaire et d'un fondeur en métaux* La prospérité de Lyon et de son commerce , ainsi que le haut prix de certains objets nécessaires , par exemple, de la chaussure et des vêtements , semblent indiquer que l'ouvrier vivait convenablement de son métier.
Du travail manuel à celui de l'intelligence , la transition est naturelle. Quel a été l'état des sciences et des lettres à Lyon pendant les deux premiers siècles ?
$ III. On a vu ce qu'avaient été la littérature et les sciences à Lyon sous les règnes des douze premiers Césars et au temps des druides ; on se rappelle quelques hommes distingués par leur goût pour les lettres ou par un talent reconnu d'orateurs; un des chapitres précédents a nommé Plancus et jEbutius LibéraUs , et aurait pu accorder une mention à Plotius, à Gniphon, à Julius Florus et à Julius Secundus; je n'ajouterai que quelques traits à cet aperçu. Si les jeux de l'intelÛgence institués par Caligula ,
1. — Grcppo (^.). observations sur le ci ppe funéraire d'un Chartarint lyonnais. A«tue du LyonnaU, tome XII (1840), p. 257.