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furent remises; mais le prévùt Desuttes avail fait tomber vingt* huit têtes , et la réparation de cet aftreux malheur était impossible. Tout ce que le Gouvernement pouvait faire, c'était d'infliger une flétrissure morale à quelques hommes qui étaient allés au-delà de leur devoir; il ne refusa pas cette satisfaction à l'indignation de Topinion publique.
Tous les fonctionnaires qui prirent part à cette tragédie ne sauraient être présentés comme des agents provocateurs , ou des ambitieux préoccupés du désir de faire preuve de leur zèle et de se créer des titres à la faveur du Gouvernement. Ceux-là furent trompés par l'extrême chaleur de leur roj^alisme , ceux-ci par les rapports mensongers qu'on leur adressait : peut-être étaientils tous de bonne foi ; le malheur des temps et la difficulté de la situation sont leur excuse. La mission du maréchal duc de Raguse ramena le calme dans le Lyonnais ; depuis cette époque ^ on n'entendit plus parler de complots et d'agents provocateurs : Lyon, cessant d'être un foyer d'agitation et de réaction, se livra paisiblement à ses travaux industriels i. Leduc d'Ângouléme, qui y vint le 7 mai 182U, n'eut sous les yeux que le tableau d'une
I. — I,>on eo 1817, par le colonel Fabvier. Parié , Dtlannay , 1818 , iii-8® —Qiicsliout adressées à M. le colonel Fabvier , ayant fait les fouclions de chef d'étal-major dans la 7* et la 19« divisions militaires , sur l'écrit iiililulé : Lyon en 1817. Lyon, J. -M, Bottrsy, f8l8, in-8*. — Copie de la lettre écrite le 19 février 1818, i M. le colonel Fabvier, par M. le marquis de Castetbajac , colonel des chasseurs des Pyrénées , et réponse du colonel Fabvier. Lyon , J. Roger, 1818 , in-S^*. — Uémoire jusliGcalif en réponse i la brochure intitulée : Lyon en 1817, de M. Fabvier, colonel , par M. A.-F.-A. N. Lyon , Chamhei , 1818, îikV*. -^ Réponse de M. le chevalier Desuttes , prév6c du déparlement du Rh6ne , i on écrit intitulé : Lyon en 1817, |)ar M. le colonel Fabvier. Lyon, Rusand , 1818, in-8®. — Réponse de M. le lieutenanl-géuéral Canuel à l'écrit intitulé : Lyon en 1817. Parts, J.-G. Dnim, 1818, in-8^ — Sur les événements de Lyon au mois de juin 1817, par M. le comte de Chabrol, ancien préfet du Rb6ne. Lyon, Bokairê , 1818, in-8*. — Parlerai-je encore de Lyon ? par M. Crignon d'Auzouer, député du département du Loiret. Paris • £.-G. Michaud^ 1818, in-8o. — La vérité sur les événements de Lyon, en 1817. Réponse au mémoire de M. le colonel Fabrier , par M. le comte de Fargues . maire de la Tille de Lyon. Lyon , CAo»bet t 1818, in-8o. — Compte-rendu des événements qui se sont passés i Lyon depuis l'ordonnance du 5 septembre 1816 jusqu'à la fin d'octobre de l'année 1817, par M. Charrier- Sainneville , ancien lieutenant de police i Lyon , suivi de pièces justificatives. £.yoit, J. Tnrye, 1818, in-So. (Le lieutenant de police Charrier-Sainneville était parti pour Paris dans les Riremiers jours de juin ; il n'a jamais cru à la conspirai ion). — Recueil de mémoires et de pamphleU publiés par Midiaud. Paris , 1818 , 3 vol. in-S». — Revue chronologique de l'histoire de France, par Montgaillard. — Mémoire de G.-Claude Moulin , de Saint-Genis-Laval , à ses coocitoyeos, suivi de pièces jostifieatiTet. Lyon, Rossary, 1832, ia-8*.
MONUMENT EXPIATOIKE AUX BKOTKAUX. X1X° SIÈCLE. 1139
i^ille laborieuse et paisible. S. A. R. remit de la part du roi au conseil d'administration des Hôpitaux cinquante mille francs pour concourir à rachévement de la façade de THôtel-Dieu, sur le quai du Rhône , et donna en outre pour les pauvres une somme assez considérable.
L'intérêt que l'opinion royaliste attachait à l'érection du monument funèbre des Broteaux n'avait rien de préjudiciable au maintien de la paix publique ; il s'inspirait des sentiments les plus dignes. Ouverte le 29 mai 1819, la chapelle expiatoire prit rang parmi les édifices de la cité, sinon comme œuvre d*un art éminent , du moins par les souvenirs qu'elle rappelait. Le comte de Précy avait terminé à Marcigny son honorable carrière * ; la place de sa dépouille mortelle était naturellement marquée au milieu de ses frères d'armes. M. Beuf de Curis y au nom de la commission du monument, demanda à la famille de M. de Précy l'autorisation de faire transférer dans le caveau des Broteaux le corps de l'ancien général des Lyonnais ; elle lui fut accordée. Cette cérémonie eut lieu avec quelque soleimité le 29 septembre 1 821 ; un groupe d'anciens soldats du siège , la garnison et la garde nationale y assistèrent. L'abbé Samuel, curé de Fleury-sur-Loire, prononça l'oraison funèbre du général auquel la ville de Lyon reconnaissante rendait un si pieux hommage. ^