SECOURS PUBLICS
S I. OrganÏMtion nouTelle du bureau dr bienfaiMnce ; dispensaires. — S ^- Amélioratinnx ca|tiiales6 rHotel- Dieu. Régénératioo de rbospice de la Cbarité. — % 3. Création de l'hospice du IVrron. — § 4. Réunion de l'hospice de l'AntiquailIi^ aux Ildpitaux citils. — ^ K. Création de l'ilôpilal militaire. — ^ 6. Dépôt de mendicité. " § 7. Salles d'asile et crèches. — S 9* Réduction de l'intérêt au Mont-de-Piété. — $ 9. Fondation d'institutions nombreuses en fateur des paatres, des orphelins, des incurables jeunes et adultes, des jeunes filles retirées du vire , etc. , etr.
$ I. Le budget de la ville fournit, à divers titres, d'importants secours aux classes indigentes ; il n'a point oublié les pauvres.
Cent mille francs sont alloués au bureau de bienfaisance chaque année. Cette institution, qui rend des services si grands, a été entièrement réorganisée par Fordonnance royale du 25 juin 18Ù5. Ces dispositions nouvelles , adoptées pour la répartition des secours à domicile, sont un véritable retour aux principes : une seule règle, un seul bureau, une comptabilité unique , telles en sont les bases. Le bureau est composé de vingt membres; il a sous sa direction quatorze comités de secours, un par paroisse. Un quinzième comité a, dans ses attributions, les indigents protestants et israélites. Le but de l'institution , c'est la recherche, dans la ville, des vrais pauvres , et la distribution régulière aux malheureux de pain et de secours de différente nature: si les indigents sont malades, sans l'être assez pour qu'il
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soit nécessaire de les transporter à FHôtel-Dieu , ils reçoivent gratuitement des remèdes et les visites d'un médecin. Cette oeuvre dépense beaucoup ; ses ressources se composent de la subvention de la ville , du droit des pauvres sur les recettes des théâtres, bals et concerts , enfin de sommes qui lui viennent de legs et de donations.
D'autres institutions ont pour objet particulier le service des indigents malades : ce sont les dispensaires et les hôpitaux. C'est en 1818 , sous la Restauration, que le dispensaire général a été institué : son but est de faire donner gratuitement et à domicile aux indigents malades tous les secours dont ils ont besoin , au moyen, pour chaque souscripteur, d'un abonnement annuel de trente francs représenté par une carte qui est mise à la disposition des pauvres. Il est administré par un Conseil général de vingt membres élus par les souscripteurs eux-mêmes, et par un bureau pris dans le sein du Conseil. On a divisé la ville , pour le service médical, en cinq arrondissements desservis par des médecins titulaires ou agrégés. Cette institution a eu un très grand succès , et trois cent trois cartes étaient en circulation à la fin de l'année 1 845 ; on espère porter ce chiffre très prochainement à trois cent cinquante. Trente-un mille francs représentent les recettes de toute nature du dispensaire : il consomme vingt-huit mille cinq cents francs ; on évalue à six mille cinq cents francs les dépenses de la pharmacie. Un dispensaire spécial complète l'œuvre des secours à domicile; il a été institué par M. Munaret, pour mettre gratuitement à la disposition des ouvriers pauvres les moyens de guérison de maladies que le charlatanisme exploite avec une impudence scandaleuse.
$ II. Mais , de toutes les institutions créées par la bienfaisance publique, la plus importante, et celle qui exprime le plus complètement la charité lyonnaise, c'est sans contredit celle des hôpitaux , oeuvre magnifique , dont cette histoire a raconté à diff'érentes reprises le développement progressif Elle a éprouvé, depuis 1830, des améliorations si nombreuses et tellement considérables, qu'on est en droit de présenter ces perfectionnements conmie une rénovation complète.
Lyon possède trois grands hôpitaux civils , l'Hôtel-Dieu , la Charité et l'Antiquaille , réunis sous une même administration