‹ Histoire de la ville de LyonChapitre 125 sur 364 · AMÉLIORATIONS DANS LES HOPITAUX. — XIX^ SIÈCLE · texte numérisé non relu

AMÉLIORATIONS DANS LES HOPITAUX. — XIX^ SIÈCLE

par rordonnance royale du 30 juin 18&5. Deux sont situés sur la rive droite du Rhône , le long de la partie méridionale du quai , cl seraient contigus sans le massif de maisons qui occupe l'espace compris entre la rue de la Barre et la place de la Charité. Dans cette position , à l'Est , ils sont abrités du vent du Nord par une grande partie de l'épaisseur de la ville, mais ils sont exposés à l'action d'une atmosphère humide et fréquemment imprégnée d'épais brouillards. L'hospice de l'Antiquaille est situé dans d'excellentes conditions topographiques, sur la partie moyenne du versant oriental de la colline de Fourvière. A ces trois hospices civils il faut réunir l'hospice du Perron, de création toute récente, et qui prendra sous peu de temps un développement considérable : réunis , les quatre établissements présentent un chiffre total de trois mille lits à peine pour les besoins d'une population qu'il ne faut pas évaluer à moins de cinq cent mille âmes ; en eftet tous les départements voisins, dans un rayon de cent kilomètres, envoient leurs maladies graves à l'Hôtel-Dieu de Lyon. Dans le nombre des lits, plus de six cents sont occupés par des vieillards (hommes et femmes), par des incurables, par de nombreux servants (sœurs et frères) et par des employés de divers ordres. U n'y a donc pas réellement plus de deux mille quatre cents lits pour recevoir les malades d'une ville telle que Lyon : cette seide indication démontre que nos hôpitaux ne suffisent plus à la grandeur des besoins ; ils ont d'ailleurs l'inconvénient d'agglomérer sur un même périmètre un nombre beaucoup trop considérable de malades. On a augmenté notablement, depuis vingt années, le nombre des lits; mais cet accroissement n'a point eu lieu , à beaucoup près , dans la proportion de celui de la population. Une circonstance particulière et importante a rendu à peu près nulle cette amélioration , au point de vue du chiffi-e définitif des entrées de malades ; décrétée depuis longtemps comme un principe , la règle de ne jamais coucher qu'un seul malade (adultes ou enfants), dans un même lit, n'a été rigoureusement observée que par l'administration actuelle. U faudrait construire trois hôpitaux, de quatre à cinq cents lits chacun, pour les villes de Vaise, de la Guillotière et de la Croix-Rousse ; leur nécessité est vivement sentie.

Lies hôpitaux de Lyon sont fort riches, quoique leurs revenus

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