‹ Histoire de la ville de LyonChapitre 127 sur 364 · AMÉLIORÂT. DANS LES HOPITAUX; LE PERRON. — XIX^ SIÈCLE · texte numérisé non relu

AMÉLIORÂT. DANS LES HOPITAUX; LE PERRON. — XIX^ SIÈCLE

développement : à sa population obligée de quatre cents vieillards, âgés de plus de soixante-dix ans ( deux cent quarante femmes , cent soixante hommes), sont venus s'adjoindre les enfants malades (âgés de moins de douze ans) qui occupent déjà deux cents lits; création qui date de 1 838, mais dont le développement ne remonte pas à plus de deux années. Il y a de plus , dans Thospice, soixante-huit lits d'incurables et quarante-cinq lits pour les filles-mères; sept cents accouchements y ont lieu, en moyenne , chaque année. Le service des enfants trouvés a été Fobjet de soins si intelligents et si persévérants, que la mortalité, autrefois si énorme chez ces infortunés, a été ramenée , à peu de difierence près , à ce qu'elle est dans les familles de l'intérieur de la ville ; on en conserve aujourd'hui un bien plus grand nombre qu'on ne faisait autrefois. C'est de Lyon et de l'hospice de la Charité, au temps de la présidence de M. Terme , que sont parties quelques réformes indispensables dans l'œuvre des enfants trouvés. Mal comprises par des hommes dont les intentions sont respectables , mais qui ont peu étudié ce sujet difficile, elles ont pour objet la suppression, non du tour, mais d'abus très graves, que la religion et la charité n'ont jamais pris sous leur protection. On s'est proposé d'interdire l'immoral et meurtrier commerce de l'exposition au tour d'enfants amenés, soit des départements voisins, soit de la Suisse, soit de la Savoie, enfin d'empêcher celle d'enfants nés d'unions légitimes ou provenant de familles qui n'appartiennent pas à la classe pauvre.

$ IV. Créé en 18^^2, l'hospice du Perron, à Oullins, a été ouvert, le l^' janvier 18fti , pour un service de cent incurables ( quarante hommes , soixante femmes), chiffre fort au-dessous de la grandeur des misères que cette institution a été appelée y soulager. Trois à quatre cents lits suffiraient à peine. Cet hospice, établi dans un ancien château restauré , est entouré de vignobles et de jardins; son exposition est riante et très convenable : on y a obtenu des guérisons inespérées.

On reçoit à l'hospice de l'Antiquaille des maladies spéciales. Au commencement de ce siècle il n'y avait pas d'établissement pour les aliénés ; on enfermait ces malheureux à l'hôpital, dans des cabanons obscurs et hideux que fermaient des barreaux:

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