‹ Histoire de la ville de LyonChapitre 130 sur 364 · INSTITUTIONS CHARITABLES. XIX' SIÉCLK · texte numérisé non relu

INSTITUTIONS CHARITABLES. XIX' SIÉCLK

collèges. Un asile se compose d'un préau pour les récréations , et de deux salles au rez-de-chaussée , Tune pour l'étude y l'autre pour les repas et les jeux lorsque le temps est à la pluie. Etablie à Lyon en 1832, l'institution y a fait en peu d'années des progrès très rapides, grâces au zèle ardent des dames lyonnaises qui l'ont prise sous leur protection : elle commence à s'étendre dans les petites villes voisines et dans les communes rurales. Quinze cents enfants sont reçus chaque jour dans les asiles de la ville; ce nombre est en progrès : on a fait beaucoup, mais on fera davantage encore. L'allocation votée, pour l'entretien des asiles, par le Conseil municipal n'était d'abord que de 1&,625 fr.; elle a été portée progressivement au chiffre de 29,725 fr. C'est en i 847 que l'institution des crèches a commencé à Lyon ; elle y réussira bien certainement : la crèche-modèle a été établie sur la paroisse Saint-Paul. Une commission s'est formée spontanément pour hâter le succès de cette belle œuvre.

$ VIII. L'ouvrier chargé d'une famille n'a pas toujours du pain à lui donner; son salaire est souvent insuffisant» il manque quelquefois d'ouvrage; cependant il faut vivre: de petites sommes lui seraient nécessaires pour attendre des jours meilleurs , où les trouvera-t-il ? qui lui prêtera ? des usuriers qui spéculeront sur son ignorance des affaires et sur sa misère. Un décret impérial de 1810 a fondé le Mont-de-Piété de Lyon, et a dévolu à l'hospice de l'Antiquaille le bénéfice net fait par rétablissement. C'est sur nantissement que le Mont-de-Piété fait des prêts ; l'intérçt a été réduit de douze à dix pour cent : c'est beaucoup encore, et cependant c'est infiniment moins que n'exigeaient les prêteurs à la petite semaine , avant la création de l'institution. Depuis quinze années , les prêts augmentent en nombre et en valeur : il n'y en eut, en 1832 , que quatre-vingt-quatre mille ; ce chiffre a presque doublé en 18^5. Une augmentation tellement considérable ne saurait être expliquée par l'accroissement progressif de l'institution. Les quatre cinquièmes des emprunteurs devancent de plus de moitié le délai accordé pour le remboursement ; un vingtième seulement reste hors d'état de retirer le gage ou d*en renouveler le dépôt. U est donc évident que le recours, devenu si fréqnent, au Mont-de-Piété n'exclut pas, chez tous les emprunteurs, des habitudes d'ordre et d'économie. Voici quel a

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