‹ Histoire de la ville de LyonChapitre 143 sur 364 · INSTRUCTION PRIMAIRE. XIX^ SIÈCLE · texte numérisé non relu

INSTRUCTION PRIMAIRE. XIX^ SIÈCLE

à peu près, delà population totale du département, proportion que ne dépassent point les communes les plus avancées);enl8^i5, quarante - cinq mille trois cent trente enfants fréquentaient les écoles, et dans ce nombre, plus de trente mille étaient admis aux écoles communales. Trois mille adultes , en outre , suivent des cours spéciaux , professés pgur la plupart à Lyon. Une heureuse idée a conduit à Tamélioration de la position des instituteurs primaires : leurs moyens d'existence se composaient d'un traitement fixe de deux cents francs, de rétributions mensuelles dont le recouvrement était difficile et incertain, et de secours éventuels qu'ils recevaient dans quelques communes, de la part soit de l'Ëtat, soit de particuliers, pour la location de la maison destinée à la classe , l'entretien du mobilier et les fournitures en livres. Mais leur situation n'en était pas moins pénible et précaire ; on les a autorisés a cumuler avec l'enseignement un service municipal : déjà cent six instituteurs , daus le département du Rhône , ont été nommés secrétaires de mairies et perçoivent, à ce titre, un traitement qui varie , selon l'importance du travail, de deux cent cinquante à quatre cents francs; beaucoup d'autres obtiendront le même emploi , et le service des mairies y gagnera beaucoup. Une allocation de 187,000 fr. a été portée au budget de 1847, à Lyon , pour l'instruction primaire.

Deux institutions , dans la ville de Lyon , sont chargées de Féducation des enfants du peuple : les Frères de la doctrine chrétienne représentent l'une, la Société pour l'instruction élémentaire (enseignement mutuel) est l'autre. Il y a quinze écoles primaires chrétiennes, fréquentées par environ quatre mille cinq cents petits garçons qui y reçoivent une éducation très bien dirigée; leurs maîtres sont fort capables: c'est Fancien bâtiment des Lazaristes, montée de Saint-Barthélemi, qui est la maison principale des Frères des écoles chrétiennes. Il y a vingtquatre écoles de filles en bas âge et adultes, tenues par les sœurs de Saint-Charles, réunies en communauté dans le bâtiment des Bleues-Célestes , montée des Carmélites.

Fondée en 1828, la Société pour l'instruction élémentaire a été établie par une ordonnance royale du 15 août 1829, au moyen de souscriptions volontaires qui n'ont pas fait défaut. Cette institution a fait des progrès rapides, et un nombre consi-

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