‹ Histoire de la ville de LyonChapitre 57 sur 364 · VILLE-AFFRANCHIE · texte numérisé non relu

VILLE-AFFRANCHIE

18* JOUR DU 1" MOIS nS L*AN II - 16 ▼BNDÊMIAIIIE AN III. ( Oetobrt 1793 - Septembre 1794.)

S t. btrée ëani Ljon de rarméc lépublkaioe ; déereU de la Confeation. — S S. Oéaolition des façades de ■ellecoar, des renpaiU , et dn château de Pierre-Scise. — S '• Oraiion fanébre et apothéose de Chalier. — S 4. Collot-d'Herbois et Fouehé à Lyon ; création de la Commission temporaire. — 5 8. Commission militaire. Commission de jusUce populaire. —%û. Création de la Commission révolutionnaire; formes du jugement. Les prisons, les prisonniers, la. guillotine. — %T. Exécutions en masse: les 64, les 909, etc.

S 8. Fêtes eirlques ; ftte de l'Egalité. Changement de système ; dissolution de la Commission temporaire , de rarmée révolutionnaire et de la Commission révolutionnaire; fin de la Terreur. Journées de thermidor.

$ L Six mille hommes de larmée de la Convention firent lenr entrée par le faubourg de Saint-Just le 9 octobre , à huit heures du matin ; accompagné des représentants du peuple et suivi de son état-major , le général Doppet marchait a la tête du premier bataillon. On pouvait craindre quelques actes de violence de la part d'hommes irrités par une défense si longue et si meurtrière ; il n'en fut rien cependant. Quand les soldats rencontraient des Lyonnais sur leur passage, ils s'empressaient de partager leur ration avec eux , et les serraient dans leurs bras : ces braves avaient fait d'eux-mêmes, et par un mouvement spontané , le serment de respecter les personnes et les propriétés ; leur conduite fut bonne. On en logea beaucoup dans les casernes des Colinettes et de la Déserte ; d'autres campèrent sur les places de Bellecour et des, Terreaux , au Grand-Collège , à la

1010 XVIIl* SIECLE. — CONVENTIOK NATIONALE.

Nouvelle-Douane, aux Bernardines , à l'Antiquaille et au palais Saint-Pierre. Toutes les précautions que prescrivait la prudence furent prises par le général Doppet, dont la proclamation à Farmée recommandait une exacte discipline. Les six représentants, Gouthon, Maignet, Châteauneuf-Randon, Delaporte , Gauthier et Dubois-Crancé descendirent à Tarchevéché qu'ils avaient choisi pour domicile ^ Pendant que les troupes défilaient, un profond silence régnait dans les rues presque désertes ; beaucoup de magasins étaient fermés, et peu de personnes se montraient aux fenêtres. C'était un spectacle aflreux que qelui de la ville : grand nombre de maisons avaient été écrasées par les bombes, ou incendiées par les boulets rouges; toute la ligne du quai du Rhône présentait l'image de la dévastation , et les quartiers de Bellecour et des Terreaux paraissaient n'être qu'un monceau de ruines. Chaque citoyen se tenait chez lui dans une anxiété profonde : très peu de Lyonnais avaient pu accompagner Précy dans sa fatale retraite, ils croyaient avoir moins de dangers à courir en restant chez eux. Ville et habitants appartenaient au bon plaisir de la Convention.

Après avoir adressé leurs félicitations à l'armée victorieuse^, les représentants du peuple rétablirent immédiatement l'ancienne

1. — En disgrâce auprès de la ConventioD nationale » rappelé par elle , et mal avec Coutbon » Dubois-Crancé fat logé sous les combles , dans un galetas dont une bombe avait ouvert le toit ; il n'eut pour lit qu'un matelas étendu sur le plancher. Ce représentant du peuple partit peu de jours après pour Paris , où l'appelait TaccusatioD qui avait été portée contre lui : la CouTeniion ne lui pardonnait pas la longue durée du siège.

f. — Proclamation des représentants du peuple aux citoyens des villes et campagnes qui environnent la ville de Ljon. Fait au quartier général de Sainte-Foy, le 9 octobre 1793. LyoHt À,'F', Dêlarochê, io-f61. — Proclamation (A l'armée) des représentaots»da peuple, G. Coutbon» Séb. Delaporte, Haignet, du 10 octobre 1793, in-fol. — Proclamation des représentants du peuple... aux citoyens de Ljon , du 10 octobre 1793. Lyon , 4*^, Delàroche f 1793 , in-fol. ^Proclamation des représentants du peuple.. ^ aux citoyens des départements réunis sous les murs de Ljon, du 10 octobre 1793. On j lisait ces paroles : « La « ville de Lyon est rendue h la République ; une partie des traîtres qui l'opprimaient ont fui : « déjA ils ont satisfait A la justice nationale. Les autres n'échapperont pas à notre sur- « veillance : bientôt leur juste supplice portera l'effroi et la terreur dans l'âme de ceux qui • méditeraient de nouveaux crimes. Retournes donc dans vos foyers , vous tous que la loi ne « retient pas dans nos camps } ailes y jouir de la reconnaissance nationale , de l'estime de « vos concitoyens : dites ce que vous aves vu. » — Les représentants du peuple... étant actuellement A Lyon, le 10 octobre 1795. Fm§-Jffrâ»cki9 , Jmabh L«oy, 1793, in-fol.—

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