INSTRUCTION PUBLIQUE; CLAUDE MAETIN. — XIX* SIÈCLE
mille francs de rente en faveur des Lyonnais prisonniers pour dettes , et une somme de deux miUe roupies sicka (environ 1,800,000 fr.) destinée à la fondation et à l'entretien d'un établissement d'utilité publique , auquel il donna lui-même le nom de la Martinière '. Claude Martin ne pouvait connaître les besoins d'une ville qu'il avait quittée si jeune; il ignorait quel caractère spécial convenait le mieux à l'institution dont il la dotait, et doubla son bienfait en laissant sa ville natale déterminer elle-même le meilleur moyen de le rendre utile. Sa pensée , c'était de servir ses concitoyens , d'améliorer par l'instruction la
girlf cvcry year , lo cach two huodred livres tournois » beside paying about one hundred I ivres for ihe marriagc and feast ; encli of those wbo marricd , or if the institution such as tbe Locknow one , educating a certain number of boys and giris ; then they are to bave a sennou ■nd a dinner for tbe scbool's boys -, and tbose who are marricd , and tbey arc to drink a toast in memory of (signed by me Claude Martin , tbe iiistitutor); and a mcdail is to bc given , of ihe ▼■lue of fifly livres , wiib a premium in casb or in kind , to be about two hundred livres , to tbe boy or girl tbal bas bceu Ibe mosl virtuous and bebaved better during the course of tbe yaar ; and aiso to bave a premium of tbe value of one hundred livres , for tbe second tbat behtve better ; and aIso a third premium of about sixty livres, for the tbird tbat bebaved better. I am in hope tbat tbe magistrale of tbat tovun will protect tbe institution ; and in case the •mn above allowed of two hundred thousand sika rupecs is not sufficicnt for a proper interest, to support the institution and buying or building house, then Igivc and bequeatb an additional suan of fifly thousand sika rupces , making two hundred and fifly thousand sika nipees ; one of mj maie relation residing at Lyon may be made administrator or oxecutor , joined wiih aoy one appointed by tbe magistrale , to be manager of tbe said institution , and thèse managers are to bave an œconomical commission for tbeir trouble , laken from the interest of the sam above mcntioncd. I also givc and bequeatb the sum of four thousand sika rupecs , to be paid to tbe magistrales of the town of Lyon , for to libérale from the prison so many prisoners , as it may cxtend ; such tbat are detained for small debt ; and ihis libération is lo be made the day of mouih I died , as ihat ibc rememBrance of the donor may be known and my Dame : major-gcncral Martin, is ihc insliiulor , and bas given (signed by me CI. Martin ) an I beqaealhed the sum of four thousand sika rupecs , for to libérale some poor prisoners , as far as tbat sum can aforded , this I mention to bave it made known , as that if neglected , thaï some charitable men may acquaint the magistrale of the town of Lyon , as tbat tbey might oblige my execulor, administrator , ora.^signs to pay the sum above said and be more regular in tlieirs payment. » (The la$t Will and Testament of the major-general G. Martin. Dernière volopté et testament du major-général Martin. Lyon^ Ballanche , 1803 , in-i**.)
Cette pièce , si importante pour l'histoire de Lyon, est fort mal traduite dans la publication que fit faire la ville ; et le texte anglais y est, en outre , imprimé avec une grande incorrection.
1.— Jugement qui ordonne le dép6t au greffe d'un exemplaire du testament du majorgénéral Martin. — Dernière volonté et Testament du major-général Martin. Lyon, 1803, in-4*. — Réponse aux objections des collatéraux Eynard contre une institution universelle d'héritier faîte en faveur de l'école la Martinière de Lyon, par Antoine Monmarlin. Lyon, Jyné , 184i. in-S».
Ii02 XIX* SIÉCLB. — LYON SOUS NAPOLÉON.
condition de la classe ouvrière , de créer en an mot une institution d'enseignement industriel. II plaça les fonds de l'établissement nouveau sous la surveillance de l'administration municipale de la ville , et confia Torganisation de Técole à la philanthropie et aux lumières de l'Académie de Lyon ^ Ce projet ne fiit pleinement réalisé que sous la Restauration, en 1826, mais il n'en date pas moins du testament. ^
L'institution la Martinière n'est point une école d'arts et métiers ; c'est une école préparatoire aux métiers et aux arts : elle applique à une instruction forte et solide les années , ordinairement oisives, qui s'écoulent entre l'enseignement primaire et le temps des apprentissages. On y professe , par la voie expérimentale, la chimie considérée surtout dans ses applications pra-
1 . — Le testament du major-gcnéral Claade Martin charge l'Académie de déterminer le meilleur mode d'insiitution à établir : « to devise tbe besl institution. » Le texte est formel , mais allribue-l-il h ce corps savant un droit de surveillance d'une durée indéfinie? Ce droit de l'Académie n'a-t-il pas été épuisé par le projet d'organisation de l'Ecole , donné par cette compagnie ? Cette question a fait naître divers écrits , dont voici les principaux :
Rapport sur l'école de la Martinière , par M. AcbardJames. Lyon, 1836, in-8®. — Rapport lu à l'Académie, le 5 juillet 1836, sur l'institution la Martinière. Zy on , J.-M. Darret , 1836 , in-8^. — De la Martinière , à l'occasion d'un nouveau projet de statuts, par A. Monmarlin. Lyon, veuve Jynê ^ 1839 , in-8*. — Observations d'un académicien de Lyon sur la seconde partie du Mémoire publié par la Commission executive de la Martinière. Lyon , L, Boiiel , 1840, in-8®. — Mémoire de la Commission executive de la Martinière. Lyon, L, Boitel f 1840, in-8^. — Observations de l'Académie sur le Mémoire de la CommissioD executive de la Martinière. Lyon , 1840, in-8°. — Opinion sur les débals qui se sont élevés entre l'Académie et la Commission executive de la Martinière (par M. Tabareau). Lyon, 1840, in«8®. —Dotation de jeunes filles pauvres à l'institution la Martinière, proposition faite à l'Académie par M. Damas. Lyon, Barret , 1843, in-S**. — Rapport sur une fondation eu faveur des jeunes filles pauvres de la ville de Lyon (par M. BouUée). Lyon , Barret , 1844, iii-80.
En droit , les prétentions de l'Académie sont fondées ; en fait , elles sont impraticables : une institution qui a si grand besoin de stabilité que l'école de la Martinière ne saurait être soumise , sans les plus graves inconvénients, au contrôle permanent d'une compagnie savante ; les corps académiques discutent beaucoup, et d'ordinaire administrent mal.
!2. — Rapport sur le projet d'organisation d'une école d'arts et métiers , en exécution des dispositions testamentaires du major-général Martin, par Tabareau. Lgon , 1826, in-8®* — Discours prononcés dans la séance d'inauguration de l'Ecole théorique des arts et métiers, dite la Martinière ( par le même ). Lyon , 18S6 , in-8°. -^Mémoire de l'Académie royale des sciences, belles-lettres et arts de Lyon , sur le mode d'exécution des dispositions testamentaires du major-général Martin. Lyon , 1827, in-8®. — Procès-verbal de l'installation de l'établissement provisoire de l'iiisiitulion dite de la Martinière. Lyon, 1826, in-4'*. — Mémoire sur l'organisation de la Martinière , par Alphonse de Boissieu. Lyon , 1832 , in-8®.