QUI NE TROMPA JAMAIS ET QUI FUT TOUJOURS SAGE
JE n'en DIRAI PAS DAVANTAGE;
c'est TROP MENTIR POUR CENT ÉCUS.
L'abbé de la Rivière déclara dans son testament qu'il
ne laissait rien à son intendant, attendu qu*il était chez loi depuis dix-huit ans. Il ne reconnut par ce testament, ancan de ses parents.
Il avait pour armoiries : d*azur au chevron d'or« accompagné de trois croix ; au pied fiché de même.
M. Rouxel de Médavi, nommé à Tévèché de Langres, n'en prit pas possession parce qull fut appelé à rarchevèché de Rouen.
N^ 1 1 . — Louis-Marie-Armand de Simiane de Gordeb, quatre-vingt-seizième évêque, de 1671 à 1605.
Issu d*une des plus nobles familles de Provence, ce prélat fut sacré à Saint-6ermain-en-Laye, le 30 novembre 1671. Il était abbé de Saint- Vincent de Sentis, chanoine et comte de Lyon, et premier aumônier de la reine Marie-Thérèse d'Autriche.
Lorsqu'il était dans le diocèse il habitait le prieuré de Varennes.
Il tint un synode à Mussy. Il y avait fait son entrée le 31 mai 1672. Il donna la cléricature dans Féglise de la même ville, le 16 octobre suivant.
Auteur d'un beau rituel, il fit aussi imprimer, en 1684, des conférences ecclésiastiques.
Il prescrivit, en 1691, d'inventorier Targenterie des églises.
II fut en correspondance avec Boursault qui lui adressa plusieurs lettres fort longues, contenant beaucoup d'anecdotes et de pièces de vers. Ces lettres se trouvent dans le Recueil des Lettres du Poète,
M. de Simiane était fort afi*able. C'était nn très-bel homme ; à la cour on l'appelait le beau de Langres. On loi reprochait sa passion pour le jeu.
Il mourut à Paris le 21 novembre 1695, et fut inhumé à Saint-Sulpice. On trouve dans les Œuvres de Chanlieu une lettre à M"** la duchesse de Bouillon, exprimant ses regrets sur la perte qu elle venait de faire d'un aussi sincère ami.
Ses armes étaient d'or, semé de tours et de fleurs de lys, d*azQr.
N^ 12. — Frajîçois-Louis de Clermont-Tonnerre, <)aatre-vingt- dix- septième évêque, de 1696 à 1724.
Ce prélat, d une famille illustre du Dauphiné, avait été
bbé de Thenailles en 1691» puis grand vicaire de son oncle,
/éyèque de Noyon (1) ; il était aumônier du roi lorsqu'il
Tut appelé au siège de Langres. Son sacre eut lieu à Paris,
e 14 octobre 1696 II donna des soins à Tinstruction de
euiies ecclésiastiques, il faisait des conférences sur les
^3onciles; il passait pour un des plus savants évèques. Dé-
;Xiaté en 1695 à l'assemblée générale du clergé, il prêcha le
38 juin, jour de louverture, et se ât distinguer par son
^Calent. Il harangua le roi à Trianon, le 26 juillet.
Il fut parrain à Mussy , le 9 septembre 1699, d'un «^nfantdo lieutenant-général au bailliage de Langres.
Le 28 septembre de cette même année, il afferma les :xevenu8 de la terre de Mussy, moyennant 2,200 livres.
II aimait bâtir. — En 1700, il fit faire a grands frajs ^ee embellissements au château et aux jardins de Févê-
(I) Cet évéque de Noyon, François de Glermont-TonnerrCy reçu à rAcadémie française en 1694, y prononça un discours dont ccrlaincs phrases amusèrent les auditeurs, notamment Racine. Il dit: que TEtat et le ciel avaient le même sort, et devaient leur bonheur à deux soleils. Le deuxième soleil était Louis XIV. (Voir Sainte-Beuve, Causeries du lundU vol. XI p. 277.)
ché, à Mussy. Il agrandit une des ailes de ce château à Touest.
Chargé de Toraison funèbre de Philippe de France, duc d'Orléans, frère de Louis XIV, il la prononça le 23 juillet 1701, en leglise de Saint-Denis.
Il obtint Tabbaye de Fontaine-Bèze le 15 août 1706.
Pendant les dernières années de sa vie, il eut à se plaindre de Philippe d'Orléans, régent du royaume, ce qui lui causa du chagrin et une longue maladie ;' il est mort à Langres, le 12 mars 1724, fort regretté pour sa charité et sa bienveillance, après avoir travaillé de tout son pouvoir au bien du dioeèse.
Nous possédons deux pièces signées de lui, à Mussy, les 2 octobre 1699 et 18 juin 1700.
Ses armes étaient : de gueules à deux chefs d'argent en sautoir.
N^ 13. — Pierre IV de Pardaillan de Gondrin d' Antin, quatre-vingt-dix-huitième évêque, de 1724 à 1733.
M. de Pardaillan, âls de Louis -Antoine, pair de France, était chanoine de Paris et de Strasbourg, abbé d*Bvreux et de Montier-Ramey, lorsqull fut appelé & Févèché de Langres. 11 fut sacré à Paris le 27 décembre 1724 ; il prêta serment au roi, le 31, dans les termes suivants :
« Je jure le Très-Saint et Sacré Nom de Dieu et promets « à votre majesté que je lui serai, tant que je vivrai, fldôle « sujet et serviteur ; que je procurerai le bien de son ser- •• vice et de son état ; que je ne me trouverai en aucun •« conseil, dessein ni entreprise, au préjudice dlceux, et •* que s'il en vient quelque chose à ma connaissance, je -le <« ferai savoir à Votre Majesté. Ainsi, Dieu me soit en aide •« et les saints Evangiles par moi touchés. Signé : f P. dao •• de Langres. ••
Ce serment est le même que celui qui fut prêté à Philippe-Auguste, en 1217, par Robert de Clermont {BmsseL p. 22.)
Les grands talents du prélat le firent nommer membre de l'Académie française, où il fut reçut le 30 juin 1725, et membre honoraire de TAcadémie des inscriptions et belleslettres.
Il harangua le roi à Fontainebleau , le 20 octobre 1723, et demanda le rétablissement des conciles provinciaux.
Il visita Mussy en juin 1729, et témoigna toute son estime au chapitre, alors composé de MM. Brusley, Plansson, Saint- Ferais, Edme Berton, Poisot, Etienne, François Berton, Viard et Locquin.
En 1731, il fit imprimer, à Tusage du diocèse, un bréviaire dont on admira la beauté et la précision, et qui servit de modèle à celui de Paris.
Pendant son épiscopat, Tévêché de Dijon fut érigé par le pape Clément XII, au moyen de la distraction de nombreuses paroisses du diocèse de Langres. Cette érection, proposée précédemment par M^' Zamet, avait été refusée. L*abbaye de Moutier-Saint- Jean fut donnée comme dédommagement aux évêques de Langres.
M*"^ de Pardaillan avait autorisé M. Brusley, vicaire perpétuel de Mussy, à bénir la chapelle de Termitage de Saint- Hubert. Cette chapelle fut démolie en 17-15, par ordre de M^ de Montmorin, successeur de M**^ de Pardaillan.
On rapporte que la bonté du caractère de M^' de Pardaillan se fit constamment remarquer.
Il mourut à Bougey, en Franche-Comté, le 2 novembre 1733* et fut inhumé à Langres.
Ses armoiries étaient : coupé parti au chef de quatre traits et en pointe de trois, ce qui fait neuf quartiers, au
premier d'argent, au lion de gueules, accompagné de sept écussons de Sinople.
N** 14. — GiLHERT DE MONTMORIN DE SAINT-HÉREM,
quatre-vingt-dix-neuvième évêque, de 1734 à 1770.
M^^ de Montmorin était issu d'une très-ancienne famille d'Auvergne. Son père, devenu veuf avec huit enfants, embrassa l'état ecclésiastique et fut nommé à révôché d'Aire ; il eut pour coadjuteur son fils Gilbert, qui fut sacré évoque de Sidon avant d'être appelé, en 1734, au siège de Lan* grès dont il prit possession en 1735. Ce dernier prélat fat commandeur de l'ordre du Saint-Esprit.
Eh arrivant dans le diocèse, il y fit une tournée afin de s'informer des abus et de les faire cesser. Il s'occopa de l'institution des maîtres d'école, et établit une caisse de secours pour les incendiés ; il faisait faire une quête tous les ans dans les paroisses pour cette caisse.
On trouve, au sujet de ce prélat, dans une lettre de Voltaire du 7 février 1746, adressée au révérend père Délateur, jésuite, le passage suivant : •• L'évéque de Langres, <• dans une maladie populaire qui faisait des ravages à » Chaumont, accourut avec les médecins et de Fargent, et «« arrêta le cours de la maladie ; il signale les années de <• son épiscopat par les actions de la charité la pins •* noble. ••
L'abbé Mathieu, s'exprime à l'égard du même évêque, dans les termes ci-après : <• De mœurs austères, une cha- ^ rite compatissante envers les malheureux; un grand <• zèle pour la foi ; la vigueur et la fermeté pour la conser- **• ver intacte, sont les traits qui le caractérisent. «
Nous croyons toutefois devoir faire observer que le zèle de M^^" de Montmorin fut souvent excessif, et que son intolérance fut regrettable. 11 obtint des lettres de cachet
contre cinq chanoines et un chapelain de Langres et contre quatre curés de son diocèse, suspectés de jansénisme. Au nombre de ces derniers fut M. Bluget, curé des Riceys, qui fut envoyé au séminaire pour trois mois, çt ensuite étroitement resserré pour un temps illimité, à partir du Sjanvier 1737.
Pour un semblable motif, il persécuta M. Brusley, chanoine et curé de Mussy, et le suspendit de ses fonctions. Cet éclésiastique vénéré, étant mort octogénaire, le 11 novembre 1751, les chanoines dévoués à M ^'de Montmorin, et n'écoutant que ses instructions, manifestèrent rintention de lui refuser la sépulture; ce qui détermina la famille du curé à prendre des mesures pour faire transporter ses restes mortels à Châtillonsur-Seine, en Téglise des Feuillants, où ils furent inhumés. La population entière montra une grande irritation contre les persécuteurs et accompagna le convoi jusqu'au lieu où le corps fut remis au clergé de Châtillon qui, réuni à la famille, le conduisit au lieu de la sépulture.
Deux arrêts du parlement de Paris, des 5 septembre 1763, et 3 mars 1764, rendus toutes les chambres réunies, sur les conclusions de M. Joly de Fleury, avocat du roi, servent à confirmer notre assertion, sur le zèle immodéré de M«^ de Montmorin. Ce prélat, dans deux lettres pastorales, données à Mussy les l"août et 12 septembre 1763, attaqua sans mesure et en donnant le fâcheux exemple du manque de respect aux décisions de la justice, Tarrêt du parlement de 1762, qui avait supprimé l'institution des jésuites en France ; il improuva tout ce qui avait été fait contre l'institut, les vœux et la doctrine de la société. Aussi ces deux lettres furent-elles lacérées et brûlées par l'exécuteur de la haute justice, dans la cour du palais, au pied
— ii)x — i^i iTir. : *:s:sl:-rr. ooifirri-^^ieL; a-x îeax arrêts de 1763
Er. 1740 . >K de M:n:ci:r:n faisant revirre une ari'::enne crdcir-ân?/». iizil-^e en désnétade , fit désigner dar.s les cimeûêres un espace distinct et non béni, pour y enterrer les enfants morts sans avoir reçu le bapt^rme.
Ce prélat est mort à Paris, le 19 mai 1770, et il y a été inhnrné an séminaire da petit Saini-Snlpice. Nons avons de lui un autographe, daté de Massv, le 20 octobre 1746, concernant 1 enlise de Polisv.
Il avait pour armoiries : de gueules au lion d*ai^nt ; Técu semé de mollettes d*éperon de même.
N" 15. — CÉSAR Guillaume de la Luzerne, centième êvêque, de 1770 à 1802.
M*"^ de la Luzerne, né à Paris le 7 juillet 1738, fut Cedt chevalier de Malte au berceau ; il était fils de CSésar Antoine, maréchal de camp, comte de Beurville, et de Marie Elisabeth de Lamoignon de Malesherbes; il était firère de César-Henri comte de la Luzerne, ministre de la marine an 1787, ainsi que de Anne-César de la Luzerne, ambassadeur en Angleterre, en 1788. Il fut, en 1762» vicure général de Tarchevèché de Narbonne, puis chanoine de Notre-Dame de Paris, ensuite agent général du clergé, en 1765. Appelé à Tévêché de Langres, le 24 juin 1770, Q fat sacré le 30 septembre suivant. Le 29 novembre, il fit son entrée ù, Mussy. M. Lambert (Charles- Auguste), échevin, à la tête du corps municipal, alla le cocevoir à une des portes de la ville, et lui en offrir le^ vins. La milice bourgeoise, composée de près de deux cents fusiliers et commandée par M. Trémisot, borda la route depuis la porte de la ville jusqu'à l'évèché. Il y eut plusieurs décharges de
mousqueterie , et levêque mit le feu à un bûcher dressé sur la place publique.
L'enthousiasme des habitants ne fut pas de longue durée. Le conseil de ville fût informé, en 1773, que dès 1771 l'évèque avait formé le projet de supprimer le chapitre ; il se réunit le 27 mai 1773, et signala dans une de ses délibérations , les usurpations commises par le prélat au préjudice de la ville et résultant de ce qu'il s*était emparé :
P D'une place devant la basse-cour du château ;
2^ Dun ruisseau dans les fossés de la ville depuis la porte des corvées;
3** D'une des tours transformée en colombier.
4** Du terrain sur lequel levêque avait construit la maison du jardinier, ainsi que des fossés derrière, convertis en jardins.
Cette réclamation, demeurée sans effet, fut renouvelée par des délibérations des 12 août 1790, et 23 novembre
Les registres de la ville ne font pas mention des moyens que M^*" de la Luzerne a pu opposer. Cependant, on voit au chapitre XVI de la deuxième partie ci-après, que Tévôque prétendait avoir droit au tiers des bois de la ville, en qualité de seigneur.
La révolution et la prescription ont mis fin aux prétentions respectives.
En 1775, M»^ de la Luzerne considérant que les fêtes étaient trop nombreuses ; que des paroisses s'en étaient donné elles-mêmes sous le nom de fêtes des vœux; que les fêtes se passaient dans une oisiveté criminelle, dans la fréquentation des cabarets et dans des exercices de jeux et de débauches ; tandis que, d'un autre côté, beaucoup d'ouvriers et dartisans ne pouvaient vivre du produit de leur
travail et soutenir leur famîlle, que l'on pouvait d'ailleurs espérer que la célébration des fêtes maintenues aundt lieu avec plus de ferveur, réduisit, par une ordonnance du 12 janvier, le nombre des fôtes à quinze, indépendamment de celles qui, depuis, ont été conservées par le CSoncordat (l'Ascension, l'Assomption, la Toussaint et Noël), savoir :
1' Le lundi de Piniues:
2« Le Saint-Sacrement ;
:j« La Circoncision ;
V L'Epiphanie ;
.> La Piu'itîcalion ;
iV L'Annonciation ;
7»» La Nativité de Saint-Jean-Bapliste ;
8^ La Saint-Pierre et Saint-Paul ;
î^» La Saint-Mammès ; !<>• La Nativité de la Sainte-Vierge ; 1 1« La Commémoration des Trépassés ; [2? La Conception; [:V La Saint-Etienne; iV La fêle du Patron; l.V La Dinlicace.
Des lettres patentes du II février 1775. confirmèrent cette ordonnance.
La suppression du chapitre de Mussy, prononcée par M. de la Luzerne, en 1779, souleva contre Ini de plus en plus le mécontentement de la population. C'était en effet enlever à la ville ce qui contribuait à lui donner de Ilmportance ; c'était la blesser, aussi dans ses intérêts, puisque beaucoup de chanoines étaient choisis parmi les fils dliabitants de Mussy. Un procès s'engagea ; il fut jugé contre la ville, ainsi qu on le verra au mot chapitre.
En 1780, Tévêque fut parrain à Mussy avec M™* de Brèves, d'un enfant de M. Mouillet, secrétaire du prélat.
11 convoqua, à Langres, en 1783, dans llntérét de la dis-
eipline eoclériastique, un synode général, auquel assistèrent plut de cinq cents prêtres.
La bénédiction abbatiale fut donnée par M. de la Luzerne, le 7 décembre 1783, en Téglise de Mussy, à M. Guillotdu Puy du Lys, nommé à Tabbaye de Saint-André, en Ecosse, m parité hitreticorum.
Le 25 août 1786, il sacra à Mussy, accompagné des éTèques de Dijon et de Cbàlons, M. de Pressigny, évèque de Saint-Malo.
A cette occasion, il avait donné & Féglise dnq grandes pièces de tapisserie, représentant les mystères de la Sainte- Vierge et qui ornaient le chœur.
Il fit bâtir à grands frais, en 1778 et années suiTantes, son chAteau de Mussy qui, à peine achevé, fut vendu par rÉtat et démoli en très-grande partie. Le prélat y recevait beaucoup de monde.
Nommé député aux états généraux, M. de la Luzerne fit partie de rassemblée des notables et de rassemblée nationale qu'il présida deux fois. Il se montra opposé aux idées de réforme. Il donna sa démission, après les journées des 5 et 6 octobre 1789, et se retira à Langres. Il refusa de prêter serment à la constitution ; et, après avoir adressé, le 15 mars 1701 , une instruction aux prêtres de son diocèse qui avaient fait le même refus, il quitta la France le 23 du même mois, et alla & Constance, puis en Italie. Dans son exil, il prit soin d'un grand nombre de prêtres réfugiés, et donna des secours à des militaires français prisonniers. H fut inscrit sur la liste des émigrés. Rentré en France, en 1814, il fut nommé par Louis XVIII pair de France, le 4 juin 1814, puis ministre d'Etat. Il fut fait cardinal en juillet 1817. Louis XVIII lui dit en lui remetUnt la barrette : • Si je vaux quelque chose, c'est parce que je me * 9uis constamment appliqué k suivre les conseils que vous
« marez donnés, il v a quarante- trois ans, en terminant • 1 eloge fanèbre de mon grand-père. «* {Biographie universelle, 1859, toI. îxxiv.)
Il fat nommé commandeor de Tordre dn Saint-Esprit, le 30 septembre 1820, et il est mort le 20 juin 1821 à quatrevingt-trois ans.
Il est inhomé dans un cavean de Téglise des Carmes, rue de Vangirard.
M. de la Lozeme fat une des plos grandes lainières da clergé firançais. On a de lai on grand nombre d'écrits sur des matières religieuses. Ses œurres ont été imprimées en 6 vol. in- 12, à Langres, en 1802 et 1808, et à Paris, chez Méquignon Junior, de 1821 à 1830. Le détail de ses écrits se trouve au vol. iv de la France liiiéraire, par Quérard. Voici, d'après PouTrage de Decourœlles, vol. vu, Tordre de publication des écrits du cardinal :
1* Oraison funèbre du roi de Sardaigne, 1773;
2» Inslniclion sur le Rituel ;
:ï* Orais<3ii funèbre de Louis XV, 177 i ;
i* Dissertation sur la liberté de Thomme, 1808 ;
5* Sur I existence et les attributs de Dieu, 1808 ;
G" Instruction pastorale sur le Schisme en France, 1808 ;
7* Dissertation sur la loi naturelle, 1810 ;
8* Considération sur iëtat ecclésiastique^ 1810 ;
9* De Texcelience de la reUgion, 1810; 10* Dissertation sur la révélation en général, 1810; 11* Dissertation sur les prophéties, 1810 ; 12* Considération sur la passion de Jésus-Christ; 13^ Dissertation sur la vérité de la religion, 1811 ; li» Dissertation sur les églises catholique et protestante, 1816;
15* Sur la différence de la Constitution française et de la Constitution anglaise, 1816 ; 16* Sur la responsabilité des ministres, 1816; 17* Considération sur divers jïoints de la morale chrétienne, 1816;
18* Dissertations morales lues à Venise, puis à l'Athénée de Paris, 1816 ;
lO» Explication des Evangiles, 1816; 20* Sur rinstruction publique, 1816 ;
21* Réponse au discours de M. Delallitollendal sur la responsabilité des ministres, 1817 ;
22* Observations sur le projet de loi à ce sujet, 1817 ; 23* Sermon sur les causes d'incrédulité, 1818 ; 24* Dissertation sur le prêt du commerce, 1823.
La Biographie générale de 1859 contient Ténumération de beaucoup d autres écrits du cardinal, en tout quarante-huit.
M. de la Luzerne avait pour armoiries : d*azur à la croix ancrée d*or, chargé de cinq coquilles de gueules.
La maison de la Luzerne tire, dit-on, son nom d*une terre entre Avranches et Granville, possédée au onzième siècle par Thomas de la Luzerne, qui accompagna en Palestine Robert» duc de Normandie.
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