‹ Histoire de la ville de Mussy-l'ÉvêqueChapitre 16 sur 133 · CHAPITRE m · texte numérisé non relu

CHAPITRE m

OfTîcialité à Mussy. — Suppression de cctto oHicialitc*. — Monitoircs. — Ordres de révi^ler les erinies (1). — Intervention de l'abbé de Sainte-Geneviève de Paris pour un des monitoires publiés.

En Tannée 1600, Tévêque de Langres, Charles d'Escars, institua une ofRcîalité à Mussy, c est-à-dire un juge ecclésiastique pour la juridiction contentieuse de Tévêque.

Le juge nommé fut Christophe Pitoiset; le promoteur Jean Séguin, et le greffier Charles Thierriat, tous trois chanoines.

Jean Desbarres, officiai à Langres, interjeta appel

comme d'abus sur cette institution et il obtint le 25 avril

1600 un arrêt du Parlement portant défense d'instituer

aucun officiai ailleurs qu'en la ville de Langres pour le

ressort de Paris, et annulation de l'institution de Mussy.

(Gautherot, Histoire Sainte de Langres.)

L'offlcial de Langres avait fait rédiger en 1390 des lettres en forme de monitoire contre certaines personnes de

(i) Les moniloircs ou publications en chaire dans les paroisses d*un diocèse étaient demandés k Tévéque par le juge, sur la réquisition du procureur de roi, ou du seigneur, lorsquMl était difficile d'obtenir la preuve d*un crime. Les curés étaient tenus de faire les publications, sous peine de saisie de leur temporel, et les fidèles devaient révéler ce qu'ils savaient, sous peine d*excommunication.

Mussy qui avaient perçu la dîme sur des héritages de labbaye d'Auberîve situés à Mussy.

Trois siècles plus tard, Tofficial général de Langres ordonna la publication d*un monitoire tendant à obtenir la révélation des noms des personnes de Mussy qui étaient coupables d avoir fait espérer à des contribuables une dimition de tailles, moyennant diverses sommes ou prestations, ou d avoir menacé de faire augmenter ces tailles si Ton ne leur faisait pas des présents.

Ce monitoire fut publié au prône par M. Brusiey, curé, les 24 et 31 janvier, et 7 février 1700.

Le 5 avril 1694^ un monitoire avait aussi étépablié au sujet d'un vol fait à Belan dans la maison de M. Brusley, bailli de Mussy. Ce monitoire émanait de Fabbéda monastère de Sainte-Geneviève de Paris qui» en qualké de repré. sentant du Saint-Siège, avait le droit de faire exécater ses actes dans toute la France. On croyait généralement, à ce que rapporte le père Dumoulinet, auteur de XHUtaire manuscrile de Sainte- Geneviève ^ que les personnes frappées d'un monitoire de cet abbé perdaient la santé et même la vie dans Tannée.

On ignore le résultat de la publication de ces trois monitoires.

Cette forme de procéder était fort ancienne et elle avait été de nouveau autorisée en matière grave par des ordonnances de janvier 1560 et du 16 avril 1571 et aossi par l'ordonnance de 1595 en matière criminelle.

OHAPITRE IV

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