CHAPITRE VII
MALADRBRIE OU MALADERIE. — LEPROSERIE
Su t'oiuiatii^n avant 1259, constatée par une charte. Bail des biens (le cet étal)lissonuMit.enir>20. — Détailssur leur consistance. — R45unii>n iK' oes biens à «*cux de l'hôpital. — Procès A ce sujet gagné par la ville.
Au douzième siècle, il régna en France une maladie cruelle connue sous le nom de lèpre. Cette maladie existait en Orient dès la plus haute antiquité. Pline nous apprend qu elle a aussi existé dans lempire romain. L*aatear d*Qne histoire de Bourgogne (1) en signale lexistence à Antan en 448, et il cite un concile tenu à Lyon en 583, qui prescrivait aux fidèles de nourrir les lépreux. Ce mal était une gale d*une espèce horrible. Le nombre des malades dans le royaume fut si considérable qu'il n*y eut ni TiUe ni bourg qui ne fit bâtir un hôpital pour les retirer. Le testament de Louis VIII, en 1225, fait connaître qui! y avait alors en France deux mille léproseries ou ladreries. Dom Galmet rapporte qu il y en eut dix-neaf mille en Europe, et Lavallée, Histoire des Français^ porte ce nombre à trente mille.
1) M. Rossi^'Hol, archiviste de la C6te-d*0r, vol. in-S» 1854
On voit dans une charte du mois d'août 1259 que la léproserie de Mussy existait à cotte date. Par cette charte» Jehan de Gh&tillon fit cession à Tévéque de Langres des dîmes de chanvre à percevoir sur Mussy et dépendances, et sur le gagnage de la maison des lépreux, etc. (Voir r Appendice n« 26.)
Courtalon Delaistre, vol. m ; Grosley, dans ses Fphémérides ; M. Lapérouse , dans son Histoire de Châtillon-sur-Seine , et M. Coûtant, dans V Histoire de Barsur-Seine y donnent des détails sur la cérémonie qui était en usage pour mettre le ladre hors du siècle. Nous dirons seulement que, lorsquun homme était convaincu detre infecté de ladrerie, la cloche de TEglise sonnait trois coups d'agonie ; et, couvert d'un drap mortuaire, le malheureux, après avoir assisté à son service funèbre, était conduit au cimetière; on lui répandait de la terre sur la tète et on lui disait : •« Mon ami, c'est signe « que tu es mort, quant au monde; aie donc patience « et résignation; tu n entreras en maison nulle autre que u en ta borde. «* La borde des lépreux était une chambre et un cabinet. A chaque borde était attaché un petit jardin clos et fermé que le lépreux cultivait de ses mains. (Ducange.)
Charles VI rendit des ordonnances portant que les lépreux ne pourraient séjourner dans les villes ; qu'ils seraient tenus de se retirer dans les maladeries, où il y aurait un quêteur sain, qui irait demander l'aumône pour eux. (Lettre de ce roi du 3 juin 1404.)
Une ordonnance de Louis XI, de novembre 1461, défendait aux barbiers de raser les lépreux.
La maladerie de Mussy était en la contrée qui se nomme encore aujourd'hui Maladière, un peu plus loin que Saint- Langis ; elle était située pour partie au bord et à gauche
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de la route, en suivant le cours de la Seine, et à droite de cette même route pour une autre partie.
A gauche étaient lenclos et la mabon ; adroite la chapelle, le cimetière, un autre enclos, des vignes et des terres dépendant de rétablissement.
Nous avons découvert, aux archives impériales, une copie coUationnée d'un bail par adjudication pour quatrevingt-dix-neuf ans, passé devant Belin, notaire à Mussy, le 8 octobre 1520« et une déclaration v jointe, du 2 novembre 1521, faite par les habitants et fermiers aux oommisnaires du roi, suivant laquelle rétablissement consistait en maisons, grange, chapelle, place, emplastres, vergers, jardins, terres, prés, vignes, aisances et appartenances.
Le bail comprend le terrage et labourage du bois de la Borde, ainsi que des prés aux flnages de BeUm, Champigny et autres lieux. Il est fait moyennant douze livres par an, indépendamment de la charge de faire des constructions et réparations.
La déclaration de 1521 contient la désignation des biens ainsi qu*il suit :
•> P Une grange tout en un corps avec un petit clos et « une autre maison en icelui, où se trouvent les malades •» estant rendus en icelle maladerie, contenant le tout •> environ demi arpent, lequel soûlait anciennement être •» fermé de murailles auquel les dits malades mettent
- pâturer les chevaux.
«« Ung autre petit clos, en friches, contenant environ un
- quart de terre, auquel y a une chapelle servant pour ^ les dits malades; lequel semblablement soûlait être
- fermé de murailles, soubs le pied des vignes.
•« Item, une pièce de terre, contenant environ deux •« journals, estant auprès de la dite maison, et y tenant
- d*une part.
♦• Itenij une pièce de terre contenant un quart d'arpent •• de terre tenant à la terre de la chapelle, que tient Nico-
- lasClementcel, etc.
•• Toutes lesquelles terres devant déclarées contiennent « environ huit journels qui peuvent valoir par commune « année, huit boisseaux de froment et huit boisseaux •» d'avejTie, qui peuvent valoir en appréciation, à savoir, les « huit boisseaux froment, vingt sols ; et lesdits huit bois- •• seaux daveyne quatre sols, qui font en somme toute «• vingt-quatre sols ; et à vendre, pourraient valoir par une •• fois, les dites terres quarante livres ; ce qui est au prix « de cent sols chaque journal.
<> Item un clos, dit la Borde, estant assis en la mon- ^ tagne, tout en buissons, et quelques vieilles maisures, « contenant le tout environ vingt-cinq arpents de méchan-
- tes terres et friches, tout à lenteur, tenant aux usages « et communs du dit Mussy, lesquelles ne valent pas les
• labours, etc.
«• Item une pièce de vigne, assise près ladite maladrerie, •» contenant environ vingt-huit hommes, tenant d'une part •» et du côté de la ville aux vignes des Tertres, et d'autre •» part aux héritiers Jehan Granet, d'un bout par haut à
* Pierre Roquenant et à plusieurs, et par le bas au clos •• de ladite chapelle et au grand chemin royal. ^
Nous avons cru devoir transcrire ci-dessus une partie de la déclaration afin de mettre les lecteurs à portée de reconnaître la situation de l'ancienne maladrerie et de ses dépendances, dont il ne reste aucune trace.
On lit dans cette même déclaration de 1521, que les «* revenus de la maladrerie sont ordinairement employés à » la nourriture et à l'entretenement des malades et à la *• messe qui ordinairement chascung jour de dimanche se ♦» célèbre en la dite chapelle, à laquelle les dits malades,
• qui sont de présent deux hommes^ assistent et convient •« les dits habitants fournir aux dits deux malades le reste - de leur vie qui monte à plus de douze livres outre les « choses devant dites...
Dans le bail du 8 octobre 1520, il a été déclaré que les
• gouverneur, échevins, chanoines, chapelains, boui^^eois,
• manants et habitants de la ville étaient réunis pour •• Tadjudication. sur le grand pont de Mussy, où Ton a « accoutumé de faire les enchères et délivrances de « besogne et affaires dlcelle ville.
« Que, sur le revenu de douze livres, il sera distribué « quatre livres tournois au chapelain qui chantera la messe « des dimanches, parchascun an, pour Fintentiondes mala* «• des, des fondateurs, augmentateurs et gouverneurs de •• la maladrerie ; que le preneur entretiendra la chapelle de «> toutes réparations et accoustrements d*atitel etde chapes, «« aubes, chasubles, burettes, vin, calice, que autres choses « à ce nécessaires ; et dix sols tournois pour le luminaire « qu il conviendra employer et avoir raisonnable en la dite *« chapelle pour célébrer les messes ; et le reste, qui sont <« 7 livres 1 0 sols tournois, distribués aux malades estant •4 en la dite maladrerie pour leurs uz et entretien, par •» égale portion, si malades y a; que les malades infectés u de lèpre qui seront rendus en la maladrerie jouiront « de la portion des vergers et vignes que, de présent, u ils tiennent et occupent ensemble des maisures et aysan- ^ ces estant pour loger les dits malades, auxquelles ils de- «« meurent, qui sont deux chambres basses et deux haultes, •« assises sur le grand chemin, tirant à la croix de Latier.
u Que les aumônes, baillées et délaissées à la maladrerie u par aulcuns ou aulcunes, par leur testament, seront u employées en bonnes réparations ou augmentations, par •4 ladvis des procureur, échevins et habitants.
« Que le retenear prendra avec ce tout ce qui sera baillé « à la chapelle» es bons jours, comme P&ques et autres,
* que 1*00 va visiter la chapelle ; pour aider À fournir
• le luminaire qu'il conviendra avoir. « (Voir TAppendice, n* 36.)
En 1571, les fermiers des biens de la Maladrerie se plaignirent de ce que les lépreux, ou leurs plus proches voisins, prenaient les revenus de rétablissement en invoquant un règlement du grand aumônier. On ignore ce qui advint; mais en 1600, la Maladrerie était encore affermée, et comme il n j avait plus de lépreux à cette époque, un édit, de décembre 1672, ordonna la réunion des maladreries et léproseries aux hôpitaux.
Ensuite, le gouvernement réunit et incorpora les maladreries et léproseries à Tordre de Notre-Dame du Mont- Carmel et de Saint-Lazare, de Jérusalem. Il créa cinq grands prieurés, sous les titres de Normandie de Bretagne, de Languedoc, de Bourgogne et de Flandre ; et des commanderies composées de plusieurs maladreries ou léproséries, furent attachées à chacun des prieurés.
La commanderie de Chàtillon-sur-Seine fut composée des biens de neuf maladreries, savoir :
Maindrorio do ChAtilloii, (ioiU lo revenu riaïi <lo... :W« liv.
Mniz«*»-lo-Dur, «ruii revenu <lo.. .. lîi)
— I^ijrnes Wi
— Crusv HO
— M« ilesiao cl Surv W)
— Lnjosso (JO
— Mnssy-rKv«V|ue I*>
(iv«'»- sur- Seine 35
— H«r-sur-S<Mne HO
Total HH:> liv.
Cette commanderie fut donnée au sieur Desbarres.
C'était là un véritable détournement du bien des pauvres malades en faveur de militaires et autres. Le gouvernement le reconnut ; aussi un édit de mars 1693, désunit les biens des Maladreries de Tordre de Notre-Dame du Mont- Carmel et de Saint-Lazare ; et une déclaration du roi, du mois d août de la même année, porte que ces biens seront employés au soulagement des pauvres.
M. Desbarres, dépossédé de sa commanderie, obtint une chevalerie de Tordre de Saint-Louis, de huit cents livres.
Mais sous le prétexte que les villes de Bar-sur-Aube et d'Ârc-en-Barrois étaient les plus proches des maladreries supprimées, les biens de ces maladreries furent réunis aux biens des hôpitaux de ces deux villes, par un arrêt du conseil du 30 septembre 1695.
La ville de Bar-sur-Seine engagea une instance, en raison de la réunion des biens de sa maladrerie à lliôpital de Barsur- Aube. Mussy, qui avait à se plaindre d une semblable réunion, intervint dans Tinstance ; et, le 9 août 1706, un arrêt du Conseil, rendu à Versailles, détacha les biens de la maladrerie de Mussy de Thôpital de Bar-sur-Aube et en ordonna la remise, toutefois sans restitution de fruits. Barsur-Seine obtint même justice.
Mussy avait fait valoir notamment que la ville était sur la grande route de Paris à Lyon ; que les carrosses y passaient deux fois la semaine, quelle recevait garnison tous les hivers, et que l^ôpital était chargé d un grand de malades, pour lesquels les revenus de sa maladrerie étaient indispensables. Les maladreries avaient d'ailleurs été fondées en France par les villes et les bourgs (1).
(1) La liste des maladreries du bailliage de Sens qui recevaient en 1310 des secours du roi, sur sa casselte, se trouve dans Touvragc in -S* de Champollion-Figeac, 1860. Mussy no figure point sur cette liste.
Depuis 1706, Thôpital de Mussy, maintenant le bureau de bienfaisance, est en jouissance des biens de lancienne maladrerie du même lieu. Dans un bail du 8 janvier 1750, se trouve la désignation d'une pièce de terre en Venclos de la maladière et de deux autres pièces attenant.
Louis XV, à Toccasion de rétablissement de Fhôpital Saint-Nicolas, à Barsur-Âube, maintint la réunion à ce nouvel hôpital des biens des maladreries de Laferté-sur- Âube, Châteauvillain, Essoyes, Vandœuvre, Chaource, Gyé-sur-Seine, Lajesse et Mussy-l'Évêque. Dans cette décision, il n*a pas été fait mention de Bar-sur-Seine, ce qui devait être ainsi en effet, mais, daprès Tarrêt de 1706, il ne devait pas non plus être fait mention de Mussy.
La ville de Châteauvillain, nonobstant Tarrêt du 30 septembre 1695, et la décision de Louis XV, a obtenu, par arrêt du conseil d'Etat du 28 juin 1855, sa réintégration dans les immeubles dont elle avait été dépossédée, de même que Bar-sur-Seine et Mussy.
En 1856, la ville de Laferté-sur-Aube, ayant aussi demandé au Conseil général de TAube à rentrer en possession des biens de sa maladrerie, réunis de même à Thôpital de Bar-sur- Aube, ce Conseil n*a pas jugé que la réclamation fût fondée. Nous ne connaissons pas les motifs du rejet de cette demande.
CIIAPITUE VIII
ChAteaii dCvS évêques de Lnngrcs à Mussy. — Son ancienneté. — Résidence d'été de ces évoques. — Vue de rc château. — Vente et démolition de rédiPice, de 1791 à 1793.
Les évoques de Langres, seigneurs de Mussy, firent élever puis étendre les fortifications de cette dernière ville, à diverses époques, et construire le château.
Un jugement, rendu par Louis VII, en 1153, entre le duc de Bourgogne, Eudes II et Tévèque Godefroy de Rochetaillée, nous apprend que ces mêmes fortifications furent construites par ce dernier, avant la croisade de 1147 ; c'est donc, à cette époque au plus tard, qu*on doit faire remonter la construction du château de Mussy.
Les châteaux avaient, au moyen âge, une certaine éten* due ; le bourg ou le village en était séparé, et le château seul était ordinairement fortifié. Celui de Mussy renfermait anciennement, outre Thabitation de Tévèque, celle des chanoines et encore celles de plusieurs autres habitants ; c^est ce que fait connaître : l"" un manuscrit de Tabbé Mathieu, portant que, en 1374, la maison du chapitre fut séparée de celle du seigneur évêque; 2"^ un terrier de 1468, suivant lequel plusieurs habitants avaient leurs maisons dans Tonceinte du château.
Ce château fut pris, en 1433, lorsque Philippe-le-Bon, duc de Bourgogne, en fit le siège. Ce fut est rapporté en
détail dans le précis historique, première partie, chapitre IV.
Vers la fin du quinzième siècle, Jean d'Amboise P' étendit les fortifications et fit construire, pour sa demeure, un très-beau château en remplacement sans doute, de celui que les guerres avaient ruiné.
La vue de Mussy, prise en 1609, et dont une copie se trouve plus loin, comprend une maison de plaisance des évèques, qui était en dehors du château.
Le 24 avril 1617, ce château fut détruit par un incendie, en Tabsence de Tévêque. L'embrasement fut si rapide qu*aucune partie du mobilier ne put être sauvée. Le procès-verbal qui fut alors dressé, porte que le château, avant Tmcendie, était en bon état et capable de défense. On estima les réparations â 33,321 livres. Les trésoriers de France accordèrent à Tévêque la remise des décimes, pendant huit ans, attendu que le château était U7i asile de sûreté des deniers publics qui s'y retiraient. Le prélat, M. Zamet, fit rétablir ce château avec magnificence. La salle et la chapelle furent décorées par Lenoir, Tassel et Quentin. Tassel avait reçu des leçons du Guide.
M. de Clermont-Tonnerre, autre évèque de Langres, fit embellir le môme château, en 1700, et agrandir les jardins.
En 1771, M. de la Luzerne avait depuis peu pris possession de Tévéché, lorsqu'il fit rédiger par Ruron, architecte à Paris, un devis des constructions et réparations à faire, tant au palais épiscopal de Langres qu*au château de Mussy ; et les estimations, pour le château, s*élevèrent à 120,200 livres. L'adjudication de ces travaux fut faite à on entrepreneur de la ville de Sens ; mais au lieu de la somme portée au devis, le prix des travaux exécutés à Mussy s'éleva à 194,000 livres, somme qui fut ordonnan-
cée le 13 juillet 1778, sur le produit du quart en réserve des bois de révéché.
D autres travaux de construction, réparation et décoration furent faits en 1784 et années suivantes ; diaprés un nouveau devis du 29 octobre 1783, montant à 87,090 francs. Us étaient à peine achevés lorsque la révolution de 1789 éclata. L'évêque avait acheté des terrains ; il avait réuni aux dépendances du château une partie des maisons et propriétés du chapitre par lui supprimé, et il avait ainsi créé une habitation vaste et agréable, arrosée par la Seine et entourée de plantations.
Le vandalisme révolutionnaire devait en amener la destruction. Le château et la grande allée qui bordait la Seine, ainsi que ce qui formait le parterre derrière le château et en y entrant â droite, furent vendus par TEtat le 27 octobre 1791, moyennant 52,000 livres, avec la condition de démolir les constructions.
Le château, démoli en grande partie, a été transformé en granges, écuries et habitations particulières. Cependant une portion est devenue Thôtel de ville, et deux propriétaires habitent d'autres parties demeurées presque intactes.
La chambre à coucher de Tévèque est restée telle qu'elle était, et la salle de la bibliothèque aussi. L'ancienne chapelle servait de cuisine, en 1866.
Nous joignons ici une vue du château prise par M. Moysen de la Laurencie, maire de Mussy, à l'aide de ce qni reste des anciennes constructions et d'après les souvenirs des personnes âgées du pays.
Les jardins et dépendances du château que M. de la Luzerne possédait, à titre privé, furent vendus par ce prélat au bisaïeul de M. Moysen, M. Estienne, le 12 juin
Hugues de Montréal a daté de Mussy, en 1225, une charte concernant l'abbaye de Molesme et l'église de Tonnerre. Cette circonstance donne lieu de croire que les évoques habitaient le château dès cette époque.
D'autres chartes, qui font mention du château des évoques à Mussy, sont de 1308 et de 1355. Elles ont été analysées au chapitre iv de la première section.
Quelques prélats sont morts en leur château de Mussy. Ce sont: Michel Boudet. en 1529 ; le cardinal de Givry, en 1561 ; et Sébastien Zamet, en 1655.
La plupart des évêques de Langres, depuis plusieurs siècles, habitaient ce château pendant la belle saison. C'était la demeure de prédilection de quelques-uns d'entre eux.