‹ Histoire de la ville de Mussy-l'ÉvêqueChapitre 86 sur 133 · CHAPITRE XVII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVII

IMMEUBLES DIVERS APPARTENANT A LA VILLE ET LIVRES A LA JOUISSANCE COMMUNE OU AFFERMES.

Les propriétés autres qae les bois, possédées par la ville, consistent, indépendamment de celles qui sont affectées & des services publics communaux, en des terres, friches sur les montagnes qui servent an pAtnrage, et qui avaient, en 1841, selon le cadastre, une étendue de 287 hectares; en trois Ilots dans la Seine, affermés ; en 6 ares 74 centiares de chenevière, aux Mèzes, et en un jardin, rue du Crois* sant.

Les déclarations passées par les habitants, à diverses époques, pour Tassiette des droits à payer au gouvernement, portaient la consistance des terres friches à des quantités bien supérieures à celles qui ont été constatées par le cadastre. Celle du 23 décembre 1595, nénonce pas de contenance ; elle indique seulement • des pâtis de peu « de valeur, des Ilots dans la rivière et plusieurs terres en

- montagne, la plupart en charme, friche et désert. « Dans une déclaration de 1600, on lit ce qui suit : • deux

• mille arpens environ de terres communes qui sont à l'en- •» viron de la ville, assises sur les montagnes, partie des*

- quelles est occupée par des particuliers, habitants de la

<» ville, qui en jouissent en droit de communauté, sans en ** faire aucun profit, suivant qu'il leur est loisible par la •* coutume ; et par l'autre et plus grande, demeurée vague, « sans labour, pour ne valoir les labours. «

<• Item, trois à quatre arpens de terre, de présent en •" prés remplis d'épines et buissons, attenant le finage de ^ Courteron et bois d'Essoyes, dont on peut tirer de rente u trois ou quatre livres. «

Une déclaration de 1692, fait mention de 2,300 arpents de terre dans les Montagnes, et d'un arpent et demi de prés. Celle de 1702, annonce 2,629 arpents de terre en pâturage dans les montagnes, et 2 arpents et df^mi de prés. Une déclaration de 1762, contient le détail ci-après : «* 24,000 arpents de terres vaines sur les montagnes, suru quoi il est observé que depuis vingt 4 vingt-dnq ans . *- plusieurs particuliers ont défriché partie des dites terres; *" ce qui diminue la pâture des bestiaux. <« Les Ilots étant dans la rivière :

«• Plus le pré, dit les Ëmbaissure», attenant 4 la rivière <• et contenant plus .d'un arpent ;

•• Plus le pré de la Motte, proche la porte d*Aaberive, ^ entre le verger de M. Etienne et le pré de M;, de llala- M size, contenant environ une scie.

<« Un champ, sur le revers du fossé, entre la porte <• royale et celle des corvées.

<« Les fossés autour de la ville et les reven des dit' <» fossés desquels plusieurs particuliers se sont mis et le *" mettent journellement en possession, y créant des jar- •* dins, chenevières, vergers.

«« Le pré du Grand-Val, sur les confins du finage et te- «« nant à la commune de Courteron, eontenant eAViroa «• trois arpents, affermé par acte d'aasemUée du 23 février •• 1755. ••

Si Ton compare ce qui existait de terres friches, en 1762, avec la quantité portée au cadastre, on voit qu il a été défriché et usurpé environ 1 ,500 arpents ou 633 hectares, dans l'intervalle de cent ans environ (1).

Nota. — Les prés de la Motte et des Embaissures ainsi que les fossés ont été aliénés.

La propriété qui formait le revers des fossés a été convertie en promenade, en 1771.

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