LES COMTES DE SENS
En 695, Grimoald, fils de Norbert, maire du Palais devint comte de Sens, c'était la première fois qu'il fut question de celte dignité dans cette cité : puis après lui, en 721, Engilbert fut nommé comte de Sens. Aymonius parle aussi d'un certain Maynard, comme comte de Sens, lequel vivait du temps de Charlemagne. Cet Empereur lui confia ce comté à titre de bénéfice: sa femme nommée Rohant, qui était regardée comme fille naturelle de Charlemagne, fit don à l'abbaye de Saint-Rémy, du village de Vareilles où elle fut enterrée en 834. Maynard, qui mourut avant elle, eut pour successeur Donnât, sous Louis-le-Pieux ou le Débonnaire.
Il y eut entre Charles-le-Chauve et Girard, comte de Rousillon, diverses querelles au sujet du partage de Sens, à eux échu par la mort de Hon, comte de celte ville. A la suite de ces querelles, une bataille fui livré près de Pont-sur-Yonne.
Eude fui sacré comte par Waltérius P"". 52*^ Archevêque de Sens, et donna le comté à Garnier. Richard, duc de Bourgogne, plus ambitieux que ses prédécesseur^, pensa avec raison que Sens, par position géographique, par son importance et son voisinage, serait pour lui une conquête avantageuse, ei il investit celle place, malgré la résistance de Garnier, comte et gouverneur de la ville. Garnier toutefois resta en possession de son comté jusqu'à sa mort qui eut lieu le 1^"" Septembre 920 sous l'Archevêque Waltérius P^
Aussitôt après le sacre de Louis IV d'Outremer, dit Tavau, Hugues-le-Grand, comte de Paris, s'empara de la ville de Sens et la donna à Fromond I«'"avec le titre de vicomte. Ce fut sans doute sous l'épiscopat de Gerlanus. 56« Archevêque de Sens, que Hugues assiégea celle ville. Toutefois Fromond l^' parvint en peu de temps à s'ériger en maitre absolu, et rendit ce domaine héréditaire dans sa
famille. Fromond P' fut donc le premier comte héréditaire de Sens; il mourut en 953 et eut pour successeur Raynard P"" dit le Vieil.
Ce comte s'appropria l'abbaye de Sainte-Colombe et de Notre- Dame du Charnier; il conserva le comté de Sens depuis 953 jusqu'en 996. Il vit se succéder divers Archevêques et vécut mal avec eux. Archambault, 58« Archevêque de Sens, lun d'eux, déshonora par des excès de tout genre, la dignité dont il était revêtu. Ce fut en ce moment que l'église Saint-Etienne fut la proie des flammes. Raynard P"" commença la construction d'une gi'osse tour à Sens et mourut, laissant pour héritier Fromond II qui posséda le comté toute sa vie et mourut en 1012.
Fromond II fut en hostilité continuelle avec Léothéric, 61 « Archevêque de Sens qui occupa ce siège de 1000 à 1032. La cause de cette querelle fut la suivante : le comte Fromond II voulut appeler son fils Bruno à l'épiscopat, mais Léothéric dont les talents, la sainteté et les mérites l'emportèrent sur son concurrent, fut nommé et le roi Robert lui-même s'opposa à la nomination de Bruno. Le comte ne put pardonner ce triomphe et lorsque Léothéric vint à Sens pour se faire introniser. Fromond II lui refusa l'entrée de la ville et l'Archevêque dut avoir recours aux foudres de l'église pour obtenir son installation. Fromond II continua la construction de la grosse tour commencée par Raynard.
Raynard II, dit le Mauvais, succéda à Fromond II. En recevant
le comté, il hérita également de la haine que son prédécesseur portait à l'Archevêque et il la manifesta par tous les moyens. Sa fureur le porta un jour à aller jusqu'à lui cracher au visage, dit le moine contemporain Odorannus, pendant qu'il célébrait l'office divin. Il fut dépossédé de son comté en 1015, au grand contentement de ses sujets auxquels il s'était rendu odieux par ses vexations de tous genres.
Enfin le roi Robert, fils de Hugues Capet, enchanté de l'occasion qui se présentait de réunir à la couronne de France le comté de Sens^ ne se fit pas répéter deux fois les plaintes de l'Archevêque et des sujets de Raynard IL Le roi envoya à Sens des troupes sous le commandement de Bouchard, sieur de Montmorency, maire du
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Palais, qui s'empara, grâce aux intelligences de l'Archevêque, sans coup férir de la place. Raynard eut le temps de s'enfuir, et Fromond qui s'était enfermé dans la grosse tour, fut obligé de se rendre.
Ce fut donc en 1015 que le comté de Sens fut réuni à la couronne. Ainsi se termina la période des comtes héréditaires qui dura 77 ans.
Ravnard II le Mauvais mourut en 1055.
LE PAPE ALEXA^iDRE III ET SAINT-TeOMAS BECKET
exilés tous les deux à Sens (1 166)
Un schisme s'était élevé à Rome en 1159, à l'occasion de l'élection à la Papauté, d'Alexandre III et de Victor IV. anti-Pape. Victor IV eut pour successeur dans son obédience Pascal III et Calixte II, puis enfin Alexandre III fut reconnu pour être le seul et véritable Pape. Il en était assurément digne; ce fut lui qui, au nom du troisième concile de Latran, déclara que tous les cbrétiens devraient être exempts de la servitude. L'Empereur Frédéric I Barberousse, Empereur d'Allemagne, s'était montré favorable à ce schisme, mais Alexandre III continua d'attribuer néanmoins aux Cardinaux le droit exclusif d'élire le Pape, et ce fut là la cause de la guerre entreprise contre l'Italie, et l'imposition de la " Ligue Lombarde ".
Louis VII, après avoir répudié sa femme Eléonore qui épousa ensuite Henri II, roi d'Angleterre, de douze ans moins âgé qu'elle, venait de se marier avec Constance, fille d'Alphonse VIII roi de Castille et cette dernière princesse avait été sacrée à Orléans, en 1154 par Hugues de Toucy, 67^ Archevêque de Sens.
Le Pape Alexandre III, chassé de ses étals par Frédéric I Barberousse, se réfugia en France, avec l'assentiment de Louis VII, et vint s'installer à Sens où il séjourna à Sainte-Colombe pendant son exil.
Or, il .y avait à cette époque, à la cour d'Angleterre, parmi les familiers les plus complaisants du roi Henri II, un jeu)ie homme, appelé Thomas Becket. Ce dernier était né à Londres en 1119 ; doué d'une intelligence supérieure, il avait étudié avec éclat dans sa jeunesse, aux Université d'Oxford, de Paris ei de Bologne, puis était devenu, grâce à Thibaud, Archevêque de Contorbéry, archidiacre de cette égUse, puis favori de Henri II qui le nomma chanceUer d'Angleterre. Thomas Becket jouissait alors d'une grande fortune et déployait la magnificence d'un prince; sa table était ouverte à tous ceux qui venaient à la cour. Lorsqu'il entrait dans une ville, rap-
porte son historien, il se faisnil [(recéder par un corlège composé de deux cent cinquante jeunes gens chantant des airs nationaux, et de ses magnifiques lévriers. Ils étaient suivis de six chariots traînés chacun par cinq chevaux menés à la main par des cochers en habits de fête. Deux de ces chariots élaieîit chargés de tonneaux de bière pour être distribuée à la population; im autre portait les objets nécessaires à sa chapelle, un autre contenait ceux de sa cuisine, un autre sa vaisselle d'argent, un autre enfin sa garde-robe. Après cela venaient douze chevaux de somme montés par des grooms tenant chacun un singe. Des écuyers paraissaient ensuite, portant les boucliers et conduisant les chevaux de bataille de leurs chevaliers, puis ensuite suivaient des gentilhommes, des fauconniers, les officiers de la maison, les chevaliers et les ecclésiastiques, deux à deux et à cheval. Enfin, le chancelier se présentait le dernier de tous entouré de quelques amis. Comme il passait, les habitants s'écriaient : •' Quel homme doit être le roi d'Angleterre, quand son chancelier voyage avec tant de pom>pe ".
Cependant, malgré tout le faste déployé par Thomas Becket. il n'était point dépourvu de vertu, le pays tout entierbénissait la sagesse de son administration, et au milieu de la fange d'une cour corrompue, sa chasteté était restée sans tache. Lorsque Thibaut, Archevêque de Contorbery mourut, Henri II nomma Thomas Becket à cette haute fonction. Thomas Becket refusa d'abord prétextant que le primat d'Angleterre pourrait peut-être devenir pour le roi une des causes de résistance aux exigences royales, et finalement accepta sur les instances du roi.
Peu de temps après, le roi commença l'exécution de ses plans ; malgré son serment, il prétendit soumettre à la juridiction civile, les personnes et les matières ecclésiastiques, il limita le droit des prélats; quant à l'excommunication des officiers de la couronne, il plaça les élections ecclésiastiques sous son influence immédiate et assimila les fiefs ecclésiastiques aux fiefs laïques, exigeant jusqu'aux devoirs militaires. Ces dispositions furent portées au parlement d'évêques et de barons, tenu le 25 Janvier 4164 à Clarendon. Sous l'empire de la crainte tous les signèrent, excepté Thomas Becket qui demeura inflexible.
Henri II menaçait de se faire plutôt mahométan que d'accepter la restauration de l'Archevêque de Contorbery. dans son église.
Il confisqua ses biens, lui relira ses fondions de chancelier et le força pour sauvegarder sa vie à se réfugier en France d'abord à l'abbaye de Pontigny, chez les moines de Citeaux, près d'Auxerre. L'ex-chancelier vint de là à l'abbaye de Sainte-Colombe où se trouvait lui-même exilé le Pape Alexandre III, il y resta sept années consécutives. Henri II vint en France quelque temps après ; Thomas Becket lança une excommunication solennelle contre lui et contre les détenteurs de son patrimoine ecclésiastique. Le roi d'Angleterre entra alors dans une telle fureur qu'il fallut que Louis VII, roi de France s'en mêla pour pacifier cette afïaire. Henri II feignit d'oublier ses griefs et Thomas Becket rentra à Contorbéry avec son titre de primat d'Angleterre. Mais quelques mois s'étaient à peine écoulés, que le roi Henri II le fit comparaître devant l'Assemblée de Northampton pour y être jugé; Thomas Becket, revêtu de ses habits sacerdotaux s'y rendit, portant à la main sa croix archiépiscopale. L'Assemblée le déclara traître et parjure. •• Ecoutez voire sentence ", s'écria le comte de Leicester. Thomas Becket se retira ; personne n'osa l'arrêter. Henri II s'écria alors ; " Est-il possible que je ne puisse être Le maître d'un prêtre dans mon royaume ? Maudits soient ceux qui mangent mon pain, s'ils ne me vengent de cet homme ! "
Quatre barons normands, ayant entendu ces paroles résolurent de tuer l'archevêque et au moment où Thomas Becket montait à l'autel pour y célébrer les vêpres, ils le frappèrent et le massacrèrent dans la cathédrale même de Contorbéry. le 29 Décembre 1170. Il fut reconnu martyr et fut canonisé.
Alexandre III rentra en Italie après la défaite de Frédéric I Barberousse à la bataille navale de Lignano que les Vénitiens remportèrent sur lui. Le Pape, pour en garder la mémoire remit son anneau papal au Doge en lui disant de le jeter à la mer qu'il lui donnait pour épouse. Ce fut là l'origine de la cérémonie du mariage du Doge avec l'Adriatique.
Il fut beau de voir ces deux pontifes, Alexandre III et Thomas Becket, tous deux bannis de leur patrie et de leur siège, se rencontrer tous deux dans un même exil, pour une même cause, dans une même hospitahté, sur notre terre de France, justement fiére de ce droit d'asile qu'elle exerçait en faveur des rertus proscrites.
MARIAGE DE SAli\T-LOl]IS, Roi de France
avec Marguerite de Provence, à Sens
le 27 Mai 1234.
Blanche de Castille, mère de Louis IX. résoliii de marier son fils, bien qu'il ne fut encore âgé que de 19 ans ; elle jeta les yeux sur Marguerite de Provence, fille aînée de Raimond Rérenger, comte de Provence et de la maison d'Aragon, et de Béatrice de Savoie, sa femme. Cette princesse n'était âgée que de 15 ans: elle était d'une beauté accomplie, et par son esprit, sa sagesse, sa modestie et sa bonté, sut s'attirer l'attachement de tous les Provençaux, dès l'âge le plus tendre.
L'Archevêque Gauthier Cornai, 72« Archevêque de Sens de 1222 à 1241, et le seigneur Jean de Nesles furent chargés d'aller faire la demande en mariage auprès du comte de Provence. Cette proposition fut acceptée avec bonheur.
Les ambassadeurs ramenèrent avec eux la jeune princesse ; toutes les villes lui ouvrirent leurs portes sur leur passage, et Louis IX alla au-devant d'elle jusqu'à Sens. Après avoir obtenu du Pape Grégoire IX la dispense qui était nécessaire aux époux, à cause de leur parenté, la cérémonie du mariage eut lieu dans la cathédrale de Sens le 27 Mai 1234, avec toute la pompe possible. Louis IX fit graver sur l'anneau qu'il portait sans cesse depuis cette époque les mots : •• Dieu-France-Marguerite", etil disait en le montrant" Hors cetannel, n'aî point d'amour ". Quelques jours après, la jeune reine fut également couronnée par l'Archevêque Gauthier Cornut dans la cathédrale de Sens. Le roi, revêtu de ses ornements royaux, assista à ce couronnement, fit de nombreux chevaliers et toucha les malades des écrouelles ; car alors il était de coutume, dans les grandes circonstances de faire toucher ces malades par le roi qui prononçait, en faisant le signe de la croix : " Le roi te touche, Dieu te guérisse " '
Celle noble alliance détermina celles entreprises posiéi-ieurement avec :
10 Henri III, roi d'Angleterre, et Eléonore seconde fille du comte de Provence ;
2^ Richard, frère du roi d'Angleterre et Sancie, troisième fille du comte de Provence ;
3» Charles d'Anjou, frère de Saint-Louis et Béatrix. fille cadette du même comte.
Du mariage de Saint-Louis et de Marguerite de Provence naquirent six garçons et cinq filles qui furent les suivants :
Garçons
l'* LouiS; né le 24 Février 1244, mort à l'âge de 16 ans en 1259 ; 2° Philippe-le-Hardi, né le 30 Avril 1245, qui devint roi de France
à la mort de son père, le 25 Août 1270 ; 30 Jean, né le 10 Mars 1248, mort à l'âge d'un an ; 40 Jean Tristan, né à Damietle. en Avril 1250, qui épousa en 1266
Yolande fille et héritière de Nevers, et qui mourut à Tunis
à Tâge de 20 ans, le 3 Août 1270 :
5^ Pierre, né en Orient vers l'an 1253, marié à l'héritière dAlen-
çon, mort à Salerne le 6 Avril 1284 ; j 6° Robert de Clermont, né en 1256, mort le 7 Février 1318.
Filles
I0 Blanche, née en 1240, morte à l'âge de 3 ans :
go Isabelle, née le 2 Mars 1242, qui épousa Thibault II, roi de Navarre ;
3** Blanche, née à Jappée en 1252. mariée en 1269 à Ferdinand, fils d'Alphonse X, roi de Caslille. morte au monastère des Clarines à l'âge de 70 ans, le 7 Juin 1322 ;
40 Marguerite, mariée en 1269 à Jean, duc de Brabant :
50 Agnès, mariée à Robert II, héritier du duc de Bourgogne.
Nous ne donnons celte nomenclature que pour faire connaîti'e que la bénédiction du mariage donnée à la cathédrale de Sens à Saint-Louis et à Marguerite de Provence, eut pour conséquence une nombreuse descendance. «
RÉCEPTION DE LA COURONNE D'ÉPll\ES
par Saint-Louis, roi de France, le 10 Août 1239
Cinq ans et environ cinq mois après son mariage. Louis IX revint à Sens, et fût même jusqu'à Villeneuve-l'Archevêque. voici à quelle occasion il accomplit ce voyage.
Beau^ioin IL (de Courtenay, clief-lieu de canton du département du Loiret, aux confins du département de l'Yonne), Empereur de Constantinople, proposa à Louis IX la couronne d'épines de Notre Seigneur Jésus-Christ, qui avait été mise en gage chez les Vénitiens. Les seigneurs de Constantinople avaient été réduits à une telle misère, qu'ils avaient été obligés de la leur remettre contre une somme d'argent, à la condition, que s'ils ne s'acquittaient pas du prix du gage avant le i9 Juin 1239, jour de Saint-Gervais, cette couronne deviendrait leur propriété.
Lorsque Saint-Louis en fut averti, il chargea aussitôt le frère prêcheur Jacques, prieurdu couvent de son ordreà Constantinoplequi était parfaitement aucourant de toutce qui concernait cette affaire, et le frère André de traiter avec les Vénitiens. L'engagement de celte couronne ne se trouvant pas encore converti en vente définitive, ceux-ci ne purent refuser les propositions faites par les ambassadeui's du roi de France, et acceptèrent. La couronne d'épines fût dès lors déposée dans la chapelle Saint-Marc à Venise. Le frère André fut chargé de la garder et le frère Jacques se rendit en France pour rendre compte au roi du résultat de sa démarche. Enfin, lorsque les ambassadeurs arrivèrent à Troyes, ils en donnèrent avis à Louis IX, qui partit aussitôt au-devant d'eux accompagné de la reine mère, Blanche de Castille, de son frère, Robert d'Artois, de Gauthier Cornut, 72*^ archevêque de Sens, de Bernard, évoque d'Auxerre et d'un certain nombre de seigneurs. Le roi et sa suite les rencontrèrent à Villeneuve-l'Archevêque, à quelques lieues de Sens. On vérifia les sceaux de la caisse qui renferma la châsse en argent, dans laquelle se trouvait, dans un vase d'or, la couronne d'épines de Notre-Seigneur Jésus-Christ, et ils furent reconnus intacts.
Le lendemain 10 Août 1239, Louis IX et Robert d' Artois, ayani tous les deux les pieds nus, par humilité, prirent la châsse sur leurs épaules et la transportèrent pn procession à la cathédrale de Sens, suivis de tout le clergé de la ville et des pays environnants.
Le roi revint ensuite à Paris, où il fit bâtir, pour l'y déposer, la Sainte-Chapelle, par l'architecte Pierre de Montreuil. Cette chapelle est un chef-d'œuvre d'architecture et fait encore l'admiration de tous ceux qui la visitent.
Cette couronne d'épines est celle qui est donnée actuellement à l'adoration des fidèles le jour du Vendredi-Saint, à Paris.
Un tableau représentant cette scène de Saint-Louis portant avec son frère Robert d'Artois, la couronne d'épines, se trouve actuellement au palais synodal de Sens : il est l'œuvre de M. Gaillot qui l'exécuta en 1826.