FONDATIONS DE BOURSES A PARIS
Si , à cette époque , on ne trouve encore, à Soissons, que des écoles ecclésiastiques, c'est qu'il n'y avait guère alors que les clercs et les religieux qui eussent quelque teinture des lettres, du moins dans les villes du second ordre, comme Soissons. Mais, dans ces écoles, les études étant loin d'être complètes, il fut fondé des bourses à l'université de Paris pour les sujets qui voulaient acquérir une instruction plus élevée.
La première fondation de ce genre eut lieu en 1348. Jean du Mont, prévôt du chapitre de la cathédrale, fonda trois bourses. Elles étaient pour dix ans, mais on les perdait par une absence de
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six -mois consëcutife. Le droit de nommer à ces bourses fut confëré, par le fondateur, à l'abbé de
St-Jean des Vignes. Deux ans après, le seigneur
de lizy, Raoul de Presles, fonda aussi à Paris le collège de Presles pour douze étudiants, avec un maître et un procureur. Les boursiers devaient être natifs des villages de Presles et de Mareuil en DauUe ou de la ville de Soissons.
En 1 370, Jean de Dormans, évéque de Beauvais, et chancelier de France, qui avait été, pendant plusieurs années, chanoine de la cathédrale de Soissons et archidiacre de Brie, fonda pareil- Iciment à Paris le collège de Dopma^ pour douze étiii£aBts, avec un maître, un sousnnaître et un procureur. Les maîtres et. les lK>ur3iers devaient être nés dans le diocèse de. Soissons, et le collège fut placé, par le fondateur^ sous la surveillance de l'abbé de St-Jean des Vignes. Les collèges de Presles et de Dormans furent réunis, en 1 iSi et 1765, à celui de Louis le Grande
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