CHAPITRE DE S^- LOUIS
Ce chapitre fut redevadile de son établissement à l'évêque Gérard de Courtonne , qui occupa le siège de Soissous depuis l'année 1313, fusquen 1331 ; il fit cette fondation, dans la chaqielle épiscopale , pour six chanoines, et la plaça sous l'invocation de saint Louis. Par son testament, le fondateur ordonna que ce qui resterait de son bien fïlit employé à en augmenter les revenus. La
dotation de ce chapitre fiit encore accrue , vingt ans plus tard, par un de ses membres , qui lui donna des biensrfonds. Cependant , maigre ces donations , le revenu des prëbendes (ut toujours tellement minime , que les chanoines de St-Louis étaient obliges , s'ils ne possédaient quelque fortune patrimoniale , de tenir , pour vivre , d'autres bénéfices ecclésiastiques^
ECOLE DE S« - CATHEaiNE,
Vers l'année 133S, Aubert de Bignicourt^ doyen du chapitre de la cathédrale, établit à ses firais, dans la rue Girondin, aujourd'hui la rue des Minimes, une école ou collège, sous l'invocation de sainte Catherine. Un maître y enseignait le latin à (fit-huit écoliers qui se destinaient à l'état «cdésiaAtique. Cette école fiit placée, par le fondateur et du consentement du chapitre, sous la érection de l'abbé de St*Jean des lignes ; ce qui donnerait à croire qu'elle était particulièrement
destinée à donner des sujets pouf les nombreux bénéfices que possédaient les chanoines de St- Jean. Afin d'assurer la subsistance des personnes et l'entretien des bâtiments, le fondateur donna plusieurs maisons situées dans la ville, ou sur la seigneurie de l'évéque, au faubourg de Crise. Ces dernières furent amorties par l'évéque, Pierre des Chapes, en faveur de l'école.
ECOLE DE BEAUTON.
Les historiens ne sont pas d'accord sur l'origine ni sur l'importance de cet établissement, qui ^sparut entièrement au milieu des malheurs dont la ville de Soissons fiit accablée durant la première moitié du XY* siècle.
En 1 339, un seigneur de Mesville donna cent livrées de terre et quelques petites rentes, à prendre sur divers lieux qui lui appartenaient, peur la «dotation de treize bourses, en &veur de doute écoliers et pour l'entretien d'un maître, qu'il ins-
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talla dans une maison de la rue de Beauton. Ces bourses n'étaient que pour six ans, et devaient être données de préférence aux personnes de la famille du fondateur, pourvu, toutefois, qu'elles se destinassent à Tétat ecclésiastique.