PAR DES AVENTURIERS
Avant que les souverains de l'Europe eussent adopte l'usage d'entretenir des forces pendant la paix, il arrivait assez souvent qu'à la suite des grandes guerres , les soldats licencies , habitues au pillage et à l'oisiveté, se réunissaient en bandes nombreuses, et se répandaient dans les provinces, pillant et rançonnant les habitants des campagnes, et même ceux des petites villes. En 1354, une de ces bandes avait ravagé les environs de Soissons , et brûlé les bâtiments de l'abbaye de St-Crépin le Grand, à l'exception de l'église, dans laquelle les religieux s'étaient barricadés. En 1520, une autre bande, commandée par un certain Macloud, après avoir parcouru la vallée de la Marne, se présenta effrontément devant Soissons, la somma d'ouvrir ses portes et de lui donner passage pour gagner la rive droite
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de l'Aisne, en promettant de ne' commettre aucun désordre dans la ville. Quoique la po* pulation fût assez forte pour opposer une résistance efficace, puisqu'elle pouvait mettre sur pied plus d'un millier d'hommes vafides, ainsi qu'on le verra, ci-après, au chapitre de la procession semi-sëculaire , les magistrats obtempérèrent . à la demande de ces aventuriers , soit par une confiance aveugle dans leur promesse, soit par la crainte, qu'irrités' d'un refus, ils n'incendiassent les faubourgs. Msds à peine fitrent-ils entrés qu'ils se mirent à piller les habitants, sans cependant leur faire éprouver d'autres mauvais tndtements. Par bonheur, l'approche d'un corps de troupes, qui était à leur poursuite, les força de prendre la fuite, avant d'avoir eu le temps de consommer enfièrement cet acte de brigandage.
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