‹ Histoire de la ville de SoissonsChapitre 117 sur 197 · ETABLISSEMENT DU COLLEGE · texte numérisé non relu

ETABLISSEMENT DU COLLEGE

Avant la renaissance des lettres, au XVI* siècle, il n'y avait qu'un très-petit nombre d'enfimts de la bourgeoisie, autres que ceux qui se destin naient à l'état ecclésiastique, qui reçussent le bieo&it de l'éducation scholaire ; et c'était à l'Université de Paris qu'ils allouent s'instnûre. M»s sous le règne de François P, le besoin du savoir et le goèt des lettres s'étant répandus parmi la noblesse et la bourgeoisie, le corps de ville

1 48 HI&TOHIE

voulut avoir, à Soissons même, un établisMment d'iastructioa publique. On espérait qu'à la faveur de cette nouvelle institution, la jeunesse ne serait (dus obligée d*aller faire ses études à Paris, et qu'ainsi les sacrifices imposés aux fanulles seraient moins onéreux. Une transaction fut faite, en cou* séquence, avec le chapitre de la cathédrale, et le séminaire des Pauvres Clercs fut converti en collège. Les revenus de ce séminaire ne se composaient que de treize bourses de peu de valeur; aussi la ville donna-t-eUe quelques biens et quelques rentes provenant de Tancien hôpital de St- Yaast, dont elle était devenue propriétaire par la réunion du faubourg de ce nom, et parmi lesquels se trouvait la maison de la belle Image, à l'angle de la rue de la porte de Crouy. On décida de plus qu'un droit de six livres serait payé par chaque écolier. L'évéque accorda, de sou côté, une prébende de la cathédrale, à la condition que le choix du principal du collège, fait en commun par le corps de ville et le chapitre, serait soumis à son approbation .

La direction de ce collège fut confiée à des prêtres séculiers. Jean Desmarets, doyen du cha-

DK SOISSONS. t49

pitre de St-Pierre*au Parvis, qui en fut principal, pendant près d'un demi-siëcle, contribua plus que personne à son établissement. Il fit exhausser d'un étage, en 1537, un bâtiment où il fit placer une bibliothèque, et ce bâtiment fut appelé Péronne, en rhonneur de la levée du siège de cette ville par l'empereur Charles - Quint, arrivée vers ce temps-là. Dans la suite, il fit élever un nouveau bâtiment auquel il donna le nom de Landrecies, à cause des succès obtenus devant cette place par les Français. Il fit encore d'autres améliorations aux bâtiments, fonda deux chapelains pour dire la messe tous les jours, et laissa une partie de son bien au collège. Ce fiit à l'occasion de ces travaux d'agrandissement, qu'on supprima la rue qui faisait prolongement à celle du Coq Lombard. Ce digne prêtre mourut à l'âge de quatre-vingts ans, et fut inhumé dans la chapelle de St-INicolas.

.'^«<«/ta %<%^»'>/w*^^*^^^«*»»%'«<^%'%«»'

Page 1