EST REMIS AUX ORATORIENS
Les désordres causes par le CalTiiiisme ; la mort du respectable abbë Desmarets , arrivée en 1 580 , et les guerres civiles de la ligue , avaient arrêté la prospérité du collège. Au retour de la paix, le duc de Mayenne et Tévéque conçurent le dessein d'en confier la direction aux Jésuites. Après en avoir obtenu la permission du roi, Henri lY , ils traitèrent avec cette société ; mais TafTaire traîna fort en longueur, et ce ne fut qu'en 1613, et deux ans après la mort du duc , qu'un concordat fut signé entre l'évéque , le chapitre et le corps de ville d'une part , et les Jésuites de l'autre. Ce concordat ayant été approuvé par des lettres patentes de Louis XIII , tout semblait terminé ; mais' les Jésuites différaient toujours , sous divers prétextes, de le mettre à exécution, quand les troubles survenus, en 1614 , et les années sui-
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que de quarante à cinquante livres de revenu. De son côté , la ville faisait les frais d'une distribution de pm qui avait lieu y. avec solennité, tous les trois ans.
Les bâtiments ëtant devenus insuffisants , à cause de rétablissement du pensionnat , et leur état de vétusté ne permettant ni de les agrandir, ni de les réparer convenablement , la congrégation de rOratoire se chargea de leur reconstruction. La ville donna douite mille livres, ainsi que rhorloge qui était à son beiTroi; Tévêque, le chapitre, tes abbayes de Notre-Dame, de St- Médard, et des personnes riches de la bouiigeoi' sie contribuèrent à cette dépense. La prenuère pierre, des bâtiments actuels, fut posée le i** septembre 1741» par M. de Fitz- James, qui venait d'être nommé évéque de Soissons. Une dame Legras, de Serches, fit reconstruire, à ses frais , le portail de l'église » le chœur , la petite chapelle de gauche , et refaire l'autel , les boiseries et les grilles. Un sieur Poitiers, chanoine, donna une maison de campagne et un cbs de vigne qull possédait au village de YignoUes.
Le chapitre, qui avait toujours )oui en com-
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mun ayec le corps de yîHe da droit de supérieur sur le coUëge, d'où il était rési^, entre ces deux corps, de nombreuses difficuttës , abandonna , en 1 742, tous ses droits à réyéque, se réservant, toutefois, la préséance aux exercices publics et aux distribntiiHis de prix.
En 1773, l'évéque, M. de Bourdeilles, réunit, au collège , le prieuré de St*-Pierre à la Chaux , dont le revenu était de quinze cents livres environ , à la condition qu'une bourse de trois cents livres serait fondée dans le collège, en Ëiveur d'un enfant du village de Goincy. Cette condition fut imposée par l'abbé de Coincy, qui était collateur du prieuré et qui se réserva le droit de nommer le boursier.
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CONSTRUCTION DU SEMINAIRE.
Le séminaire avait été établi en 1669 , dans la maison qui forme l'angle oriental des rues de St- Remy et de St-Gaudin . Cette maison fut-elle bâtie
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pour recevoir cttëtablisseinentP On l'ignore. Son peu de graoukur permettrait d'en douter. En effet le stéioinaire s'y trouvait trop à l'étroit , et dii^ ans après , on conunença la construction de l'édifice actuéL La nlle fit don , à cette occasion , d'une rue qui faisait prolongement à celle du vieux rempart. Plusieurs personnes donnèrent de l'argent pour aider à la construction , bu fondèrent des bourses. On n'éleva d'abord (pie le corps de bâtiment principal ; les deux ailes faisant retour sur larue ne furent construites qu'un siècle pkis lard, leni 1:7 7 7 et les années suivantes .
•Cet âabliasement renfermant uugpraiùd €[t petit séminaire V l'évéqne:, M. àfi Bourlon ,.et«o» successeur , M. de Sillery , augmeirtère»l sa dotation p£ir l!union des biens et revenus de plusieurs bénéfices , entre autres ceux des prébendes des collégiales du Mont de Notre-Dame , de St-Louis , et de la chapelle basse de Vévêché , sous l'invocation de sainte Anne. La direction du séminaire fut confiée , par M. de Bourlon , aux Pères de l'Oratoire. En 1716^ M» Languetiles congédia à cause de leur jans^nifime i^t Uw substitua ides pvétres de la rungrfgaijlon de.St-Svlpice. Al. de FtU-
James !éë rappela en 1744 ; màîs à sa mort , ârrivëe en 1765 , les Oratoriens se retirèt*ent d*cuxihémes et le sërnihaîre fut remis aui préfres de fa crfngtégatîon de St-Lazare.
CALVAIRE DE lA PORTE DE PARIS,
Six Pères Capucins de la maison de SoissoDs , toUB nës Soissonnais , firent en f 680 , une mission dans Këglise cathédrale qui dura six semaines. Leur feèle apostolique ayant été (rout-onnë du isuceès le phià complet , ils voulurent en éterniser la mémoire pat- l'érecliota d'un grand calvaire placé à l'une des entrées de la ville. Le choix tomba 9W la porte de Paris ^ oh l'on voit encore à gauche , en sortant , là masse du tertre, ou monlirale; qui fut élété'dans ce dessein. Tous les habitants concoururent Hrcc une ferveur extrême à cet acte de dévotion. Les personnes riches né se contentèrent pas de donner de l'argent pour l'achat d'une croix de 45 pieds de long
et pour tous les frais à fiiire. Cëtait à qd mettrait les mains à Touvrage. On TÎt les premières dames et demoiselles de la yille se charger de hottes ou de paniers pleins de terre. Les misâonnaires, ëmenreillës d'avoir produit un zèle aussi grand , s'engagèrent à faire une station au calvaire le premier vendre^ de chaque mois et tons les vendredis du Carême ; mais dans la saite ils s'ëtaient bornes à s'y rendre seulement le jour du Vendredi saint.
La croix, renversée par un coup de vent en 1 738, fut relevée le 1 5 février suivant. Abattue de nouveau en 1 7^8 , il fallut la remplacer par une neuve à cause de l'état de vétusté du bois. La dépense qu'exigeait ce remplacement devenait un grand obstacle , mais quelques dames pieuses et zélées se mirent à la tête de l'entreprise et firent une quête générale dans la ville et les faubourgs , dont le produit dépassa leurs espérances. Une nouvelle croix fut élevée le 97 mars 1750. Celle-ci menaçant ruine au bout de vingt-sept ans, on recourut à une nouvelle quête , et une croix neuve fut plantée le Jeudi saint , 16 avril 1 778, avec un grand appareil comme dans
chacune des plantations qui avaient précëdé. Une mission eut lieu eu 1 81 8 ; mais les temps étaient bien changes. Le peu de succès ({u'obtinrent les missionnaires leur fit bientôt renoncer au dësir qu'ils avaient manifeste , à leur arrivée , de voir relever le calvaire de Soissons.
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