DE LA CATHEDRALE
La tour dn clocher de la cathédrale ayant été illuDOBëe , en 1 7â5 , à l'occasioa de la naissance du dauphin , fils de Louis X¥ , le feu prit à la lan* terne. Déjà il aTait gagne la charpente de la tour , lorsque rëyèqne , M. Lsmguct de Gergj y bradant la fiimëe et le plomb fondu qui tombait en ruisseaux , y monta le premier et secondé par ses domestiques qui le suivaient avec des seaux pleins d'eau , parvint à suspmdre les progrès de Tincendie jusqu'à l'arrivée des secours , à l'aidé desquek on se rendit promptement maître du feu. Ce prélat, zélé moliniste y fit construire , en actions de grâces, à ses frais, la chapelle du Sacré- Cœur. La construction de cette chapelle, faite en dehors du corps de l'église, domia l'idée d'en bâtir trois autres dans la suite.
Celte même année, 1 735, fiit marquée par deux
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autres iocendies : l'on eut liea dans le faid>oiirg St-Chri&tophe , mais on parvint bientôt à i'é-* teindre, quoiqu'il fôt causé par la foudre; l'autre éclata dans le faubourg de Rheims, qui fut consumé presqu'en totalité ; ce faubourg était moins étendu que de nos jours, et Tabbaye de St-Cré*pin le Grand , qui en occupait la majeure partie , ne fiit point enveloppée dans la destruction. Précédemment , en 1 699 , vingt-*deux maisons du Êtubourg de Crise avaient été réduites en cendres : cet incendie avait été causé par l'imprudence d'une troupe de recrues , logée dans ce même faubourg.
ETABLISSEMENT
DES ÉCOLES CHRÉTIENINES.
L'enseignement tout classique que donnait le collège , ne pouvait convenir aux enfants des classes inférieures . L'instruction des filles était confiée aux dames de la Congrégation : mais il
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n'y atait guère que! les filleâ^de la bourgMÎm qm fussent admkeis duos kuirs ëcoles ; de sorte que les anianto de TaitMan « de TouTner et da pauvre, se troavaiefrt dépourvus de tout iMyen d'instnictioo«
M"^ la iitafquise de Geiitis voidut rctaëdier à cet état de choses. En 1736, elle réunit dofme filles qai se vouèrent , sons le titre de l'association de YEnfiM Jésus, k rinstruction des jeunes fiUes pauvres , et elle les installa , me de la doehe Fotiduè, dans une maiton qu'eHe avait achetée et meublée à cet effet , et qui conserve encore aujourd'hui sa destination. L'évéque, pour iaire de cette maison un chef d'ordre qui pût fournir des sujets propres à tenir des écoles dans les villes , les bourgs et les villages de son diocèse qui voudraient en avoir, lui s^ssigna tous les revenus destinés à l'instruction des pauvres.
Quoique les nouvelles écoles eussent été instituées au profit des classes inférieures , beaucoup de bourgeois ne dé^gnèrent paa d'y envoyer leurs en&nts. L'instruction donnée par les soeurs de l'Enfant Jésus, était tout aussi religieuse que celle des dames de la (Congrégation , mais elle
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était laeins surchargée d'actes extérieurs de dévotion ; ce qui convenait mieux à la santé des enfants. Les dames de la Congrégation, voyant leurs écoles moins fréquentées, obtinrent la permission d'ouvrir un pensionnat, donnèrent une plus grande étendue à leur enseignement et leur maison fut recherchée des familles riches.
L'iastitiition de» sœurs de r£ni&iit lésus fut suivie, un an après, de rétablisseoient de deux écoles gratuites poiv les garçons : l'une dans la ville, l'autre dans le faubourg St-Vatast. £Ues furent confiées aux frères des Ecoles Chrétiennes de la maison de St-Yon. Un sieur Mosnier, chanoine de . la cathédrale , donna sa maison paternellt pour les loger ^ et une rente de mille cinq cents livres (ut constituée par une dame Legras et une dem<nselle Mignot^ pour leur entretien. L'établissement de èes écoles fut confirmé par l'évéque qui ks mit sous la protection du siège épiscopal , à la condition que le prélat en aurait exchisivemefit la direction et qu'il administrerait les biens et les revenus dcnnf elles pournâent être dotées.
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