PASSAGE DE M«- LA DAUPHINE
£ii 1770, Tarchidnchesse d'Autriche, Marie^ AiitoiDctte, Tenant en France peur ëpovser k duc de Berry , alors dauphin , et depuis Louis XYI, séjourna deux jours à Soissons, oà elle descendit au palais ëpiscopal. Arcs de tri<uBphe, fleurs, guirlandes, couronnes, devises, concerts, feux d'artifice, iUundnations , rien ne fiit épargné pour lui faire une réception des plus brillantes. On avait dressé deux arcs de triomphe rtchement décorés: l'un en dehors de la porte de Rheims, l'autre au carrefour de Panleu. Depuis ce dernier jusqu'au palais épiscopal, chaque eôté de la rue était orné d'un cordon d'illiunkiation eu verres de couleurs , et au-dessus d'un- cordon de fleurs et de deux rangs de guirlandes de feuillages entrelacés de nœuds et de couronnes de gaze d'or et d'argent y portant un grand nombre de devises et d'emblèmes. A la porte d'entrée du
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paiais s' élevait la Êicade du temple de Thymen , peinte sur la toile. Un autre temple, surmonté des figures des dieux de la fable et placé sur le mont £tna, était représenté au fond du jardin. C'est de derrière cette décoration que partit le feu d'artifice imitant l'éruption d'un volcan.
La première journée fut entièrement consacrée à des actes de dévotion. Avec la seconde commença la série des fêtes qu'on lui destinait. Le duc de Gesvres , gouverneur de la province , lui présenta , de la part du roi et du dauphin , les cadeaux de noces et la riche toilette avec laquelle la fille de Marie-Thérèse devait paraître devant les figures fardées de la cour de Louis XV. C'est à Soissons que cette jeune et jolie princesse quitta les habits de son pays, où elle ne connut jamais que des jduri^' de bonheur, pour prendre ceux de s» nouvelle patrie. L'hifortunée ! elle ne pouvait guère prévoir au milieu des prévenances, des hommages , des adulations qu'on lui prodiguait, que son union, avec le desceïidant de saint Louis et de Henri IV, la conduirait rni jour à l'échafaud. Victime auguste d'une révolution violente, dont les résultats fiirent de replacer
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l'ordre social $ur ses vérit^lea bues : la liberté ^ r^;alitë , proclamées par . le Qiristianisine, mais renversées par la conquête des Barbares.