REVOLUTION DE
La rëvolation française, si féconde partout ailleurs en grands résultats, fut, sous le rapport matériel , stérile et plutôt funeste qu'avantageuse pour Soissons. Cette ville perdit tout ensemble son rang de capitale de province et de généralité, son bailliage royal , son bureau des trésoriers de France et tous ses établissements religieux , dont plusieurs dataient des premiers siècles de la monarchie.
Les Soissonnais embrassèrent avec ardeur l'idée de voir reconstituer le corps social par de sages réformes , que la marche rapide du temps rendait chaque jour plus indispensables. Leur première pensée fut de rentrer dans le droit d'élire leurs magistrats municipaux, bien qu'ils n'eussent point à se plaindre des choix faits depuis