‹ Histoire de la ville de SoissonsChapitre 18 sur 197 · TEMPLES DU PAGANISME · texte numérisé non relu

TEMPLES DU PAGANISME

Un des premiers soins de la politique romaine était d'effacer, chez les peuples vaincus, toutes les idées , toutes les coutumes qui rëveillaient l'orgueil national et pouvaient rappeler les sou- Tenirs de Tindëpendance. De ces idées, les plus profondes, les plus redoutables pour le vainqueur, sont les idées religieuses. Et c'était en détruisant iosensiblement l'influence des druides, que Rome pouvait compter sur l'obéissance. Aussi, la ville de Soissons ne tarda-t-elle pas à voir s'élever dans ses murs des temples consacrés aux divinités romaines. Les Gaulois, étonnés de la majesté de ces édifices, des pompes du nouveau culte, de l'éclat de ses fêtes, durent oublier bientôt la religion *de la patrie et ses grossières cérémonies. Trop ignorants pour découvrir le piège qu'on leur tendait, ils abandonnèrent les dieux de leurs sombres forêts et sacrifièrent à ceux du Capitole.

La ville de Soissons doit avoir eu plusieurs temples. On sait que Rome ëtait si tolérante en matière de religion, qu'elle accordait , pour ainsi dire, le droit de cite à toutes les divinités des nations soumises. Aussi les cultes les plus divers, les superstitions les plus bizarres avaient pénétré de tous côtés dans la religion de l'empire et des provinces romaines. Mais quand le christianiraie eut apporté au monde une morale plus pure et des dogmes plus sublimes, quand le Dieu de la croix eut chassé ces divinités ridicules de la mythologie payenne, la foi nouvelle, dans. l'ardeur de son %k\e , anéantit en peu de temps les traces de l'ancien culte; les temples fîureQt détruits, 1^8 idoles brisées. Ce fut vers l'an 3166 que s'accomplit à Soissons, par les soins de l'évèque saint Ckiésime, cette grande œuvre de destruction. Tous les momunents de l'idolâtrie disparurent effacés du sol. Un seul, et c'est le plus ancien de tous, échappe cependant aux chrétiens. Il nous

apprend que les premiers autels^ dressés dans la ville Gauloise , lurent consacrés à àmx dignités de rÉgypte. En efiet, on Ut sur une pierre dé^ couverte , eu 1 683, dans l'enceinte de l'Hôtel-

PIERRE découverte

dans Crinplacrmeiil: de l'Hôlel-Dieu.

Page 1