‹ Histoire de la ville de SoissonsChapitre 185 sur 197 · EXPLOSION D'UN MAGASIN A POCDRE · texte numérisé non relu

EXPLOSION D'UN MAGASIN A POCDRE

La journëe du yendredi 13 octobre 1815, fut marquée par une affreuse catastrophe : à une heure vingt et une minutes aprësHnidi, environ douze mille kilogrammes de poudre, déposés daos la casemate du flanc droit du petit bastion de St- Remy, firent explosion par Timprudcnce, sans doute , du garde d'artillerie , occupé ^ avec plusieurs soldats, à démolir des gargousses pour en remettre la poudre en baril. Une détonation des plus violentes secoua tonte la ville jusque dans ses fondements ; un épais nuage de fumée et de poussière obscurcit le ciel, pendant qu'une grêle de pierres et de boulets portait l'épouvante et la mort dans toutes les directions. (') Plusieurs maisons furent renversées sur leurs habitants, et

(*) Tin boulet lie t2 alla tomber dans b conr <l*nne maison df b f*rande Rne, a 45o mètres du lien de l'explosion. «

un grand nombre d'autres plus ou moins endommagées. La cathédrale perdit beaucoup de ses vitraux peints.

Ce malheur eût été bien autrement terrible , si le feu se fût communique à un second magasin , placé dans la casemate du flanc gauche du même bastion, et renfermant une quantité à peu près égale de poudre. Beaucoup de maisons, déjà fortement ébranlées par la première conunotioD, se fosseut infailliblement écroulées à la seconde. Très-heureusement, Teifort de l'explosion se it vers la porte de Paris , dans la direction opposée à ce second magasin ; mais quoiqu'il eût été préservé, presque proridentiellement , néanmoins un très-grand danger étak encore à craindre : la proximité des deux casemates , séparées seulement par un intervalle de quelques mètres, et la violence de la secousse, avaient occasionné de larges et profondes lézardes dans les murs et les voûtes de la casemate conservée ; la chute de quelques éclats de pierres , tombant les uns sur les autres, pouvait produire une étincelle ; il n'en fallait pas davantage pour enflammer le pulvérin ,

répandu de toutes parts dans le magasin , par le

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fort Araolenient qu'avaient reçu les bmk, et •causer d'affreux ravages. Soissons ëtaît placft sur un volcan ; cette idée porta l'efTroi dans la popvlation y dont b plus grande partie se mit à iidr vers la campagne.

Le seul moyeu de prévenir ce nouveau désastre, c'était d'enlever les poudres au plus vite; mais l'entrée de la casemate se trouvant obstruée par un amas considérable de terre et de décombres, dont le déUayement eût exigé un travail long et pénible, on prit le parti beaucoup plus ezpéditif, mais non moins daigweux, d'eo^me v un des volets qui fermaient intérieurement Les deux embrasures de la casemate. MM. Bergère, commandant du.génie, et Lebrun^ entrepreneur, pénârèrent les premiers dans le magasin. I>s poudres fiireot éloignées, et la sécuiiié rendue à la ville. On n est plus qu'à s occupe^.des victiiQea : trentCHieuf personnes avaient perdu la vie ou mounwept de leurs blessures, et, parmi elles y sept élèves du séminaire, tués par des pierres dan^^la cour des jeta de cet établissement, he nombre, des blessés M plus considérable , mais il « a. famais été comw bien exactement.

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Toutes les pertes matérielles souffertes par les particuliers furent bientôt reparles , gtàce aux prompts secours donuës par le roi et par la bienfiÂMinee publique ; malgré les iqaux soua le poids desquels la France était alors accablée.

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