DE L'AGENCE AUX GRAINS
• Depivs longtemps le commerce des .grains se iaissdt, le plus soavent, à Soissons, par rintermë^&are de iacteurs et de fitctrices, dont les opérations n'étaient soumises à aucun contrôle. On se plaignait de variations assez sensibles dans le prix d'une denrée si impcMtante, et Ton attribuait ces diverses variations, qui avaient lieu, par fois, dans la même heure, aux manœuvres de quelques &€tiurs. L'autorité municipale, pour y porter remède, obtint Tantorisation d'établir un bureau, sons le nom ÛLAfimee, où les facteurs , au non&re de huit, seraient tenus de fiâre toutes leurs transactions. Un contrôleur enregistrait ces transactions, et son Hvre donnait, à chaque instant de la fournée, la mercuriale du prix des grains, L'établissement de cette Agence répondit parfaitemept au but quoii s'était proposé. Placée d'abord, eu
1896, dans une des salles dv palais de h Couronne, on la transfiîra. Tannée suivante , pour h connnodité du conunerce , dans un ëdifiee coft* struit k cet efiet sur remplacement de randeime poissonnerie.
Cet état d'ordre et de publidté, dans les traih sactions, conrenait également aux commerçafflls et aux cultivateurs; il avait reçu Tapinrobation générale , à Texception t(mtefbis de qu^qoes individus qrâ n y trouvaient plus leur compte. Ces hommes cupides, mettant à profit TexaRatioB causée par la révolution de juillet 1830, dans uo€ population , dont la grande majorité appartenu à Topinion ffl>érale , r^[)andirent , parmi les basses classes, toujours faciles' à égarer, que TAgence aux grains était tout à l'avantage des fenniers, déjà si riches, et qu'elle enrieinssait encore, am dépens du peuple, et que taât qu'elle existenit, il n'y avait aucnnift espéhiàce de Tmr JËuninoer le prix du pain.'
Un mois s'étMt à peine écoulé , depuis q«e h population ' parisienne s'était insurgée coirtre les fameuses ordonnances de Gharies X , quand h populace de Soissons voulut avoir aussi sa ti-
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vokitiqBiy et a'aflbanfhir ioUs eatxMes donteUe'W croyait géiiée. Le 30 août, Yers.aae hmra de iV ppès-midi, im attrovpemeiit d'oHYriers.de.ladcffr aière classe , de lessiveuses et de garçons é& dôme à quiiue ans, se précipita dans l'Agence, en dhassa les fiipteurs. et se mit à hmer les bureaux, les porte», les croisées ; ils ne Tonlaiént rien mèSmp que la démolition entière du bâtiment. Par b<Mibeur arriva la garde nationale^ que Tautorité.^TBit réunie ;aQ peu tardiyemenJ; , il est vrai , bienqa'eife fût avertie des mauvaiaes intentions de la popif»liuce; mais elle ne pouvait se persHadiû: que celloci en viendrait jamais à l'ex^éçution. Les perturbateurs faisant bonne contenance , les .gardes natioa^Hix, dont l'organisation et l'armement n'étaient pas encore complétés, parurent béaiter un instant à, l'idée d'engager un^ collision aâieuse avec des gens coupable^ saiM doute ,,mais dans lesquels ils voyaient des enfants de Soissons, des concitoyens. Le commandant, M. Charpentier, lieutenantcolonel de l'ancienne armée , sentant combien il importe de ne pas faiblir devant le désordre , se mit à la tête de la compagnie de pompiers ; la colonne s'avance l'arme au bras, pénètre deiforce.
AU
« rtfonhni test ^mit ékê « das k» Utinnl, #aù eUeoq^iibef imi sim peine, immi m» efr «endeaBgv 1« défiststeme. Cett^â, IkwMtt den'atiûir pa Mre la besogae <pi'à dam, m rép» dnnent en injures et en manacoi contre les pr»priétaireB, tt atanoacèrent mèMe rintoAioo ée piDer les maison» de quelques riclies habitairts, qa'ik eorent l'audace de déBigner noodnatÎTeiiieDt. La garde nationale rat fiiire fiMce au danger, et Msia sur pied pendant trob jours, au boat d»qiuels tout était rentré dans Tordre. Alors la justice instruiait, et de aonlyreuses arrestàtioiis eorent lien. Peu de jours après, les pré? enos se rëf oitèrtnt dans la prison. Au signal donné par le condenge, le tocsin sonna , k garde nationale aeéoarut en armes, 'et ies mnlins tarent forcés et se soumettre. Le 90 ootobre suivant, des condannations sétères forent prononcées, par ie tribaaal Gorrectionel de Laon , datant lequel la chantbfe de nnsesen accnsalion de la cour royale d'Amiens aviât renvoyé ('affaire , contre plusieurs des iodi' tidus qw aTvent pris part à cette teirtative d'anarchie.
Le bâtiment fiit répâre\ les bnreaiu des ùdtars
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rëtabfis» mais mi B^pprima remploi de contrètcur i la coBcuorence eatre les fiictews « agissant dans le mèmm local , parut une faraatie suflKsante cosAre les ÎBCOBTëniento ^ avaieiit donne l'idëe de fc»t df r cet ëtabUssement.