‹ Histoire de la ville de SoissonsChapitre 191 sur 197 · GARDE NATIONALE · texte numérisé non relu

GARDE NATIONALE

Le SIS juillet 1789, la vieille milice bourgeoise qui , depuis près d'un dcmi*^ècle , n'existait ptas de nom , et les compagnies particulières de , de i' Arquebuse et de la ViHe , «raient été renqplaeëès par «àe garde natioMnk « dané les rangs de laqneBe on ne compta d'abord que des eiborfens ëtdblis. Après 4799 , cette institution ne tarda pas à perdre son principe conservateur par l'admission de prol^ires qid firent méfier àt monter la garde, pour quiconque voulait s'en dis^ penser, moyennant vingt à trente sous par jour. Avant la fin de la république , la garde nationale était tombée en désuétude. Napoléon , pressé par

TEarope en armes, la réIaUit en 1813, à la yeiUe de sa dmte. EBpërait*il que cette milice, eonpôsée presque exdnsiTemeirt de pères de fih miHe suppléerait, dans la défense du teiritoiiie, à ces nombreux bataillons qu'il avait perdos en Espagne , en Russie , et tout récemment encwe dans la campagne de Saxe ? Néanmoins , les dtoyens répondirent noblement à cet appel , et b garde nationale rendit d'importants serfices. Elle se maintint assez bien jusqu'au licenciement de celle de Paris , en 1 896 ; mais on ne put plus h réunir après- ce eoup d'état. A la réyoluticm de jmHetf eUe reparut spontanément, et Ton s'ocgb* pait de sa réorganisalsoii , qnand rëmevte de l'Agence anx grains yvat faire ressortir dans tout son foup Texcellence de oette belle instihitMm.

A cette démonstration anapcfeique^ tous les bons citoyens comprirent la nécessité de serrer leurs rangs et d*unir leurs efforts pour assurer le maintien de Tordre public et de la tiberlé. Un grand zèle fut déployé , et en peu de jours on rit paraître sous les armes deux compagnies de gre* nadiers , deux de chasseurs , une de voltigeurs « une demi-compagnie de cavalerie , un détadie-

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ment d'artillerie, pewr le service de deux pièces, et enfin la belle compagnie de pompiers, toujours digne d'éloges pour sa bonne tenue et son exactitude à remplir l'objet de sa mission; le tout formant une masse de sept cents hommes , la plupart complètement armes, équipes et habillés. Les danies de lu ville firent présent d'un drapeau à ce:beau bataillon, cpi' elles voyaient ^vec orgufii et qui leur était cher : il fut reims ^r M** k^ baronne Méchin, épouse dud^uté de l'arron-^ dîssement. La miliee citoyenne saiua de ses ;acdamations ces trois couleuirs nationales , aur quelles se rattadbient tant de glorie^oL souvenirs. AprèS'la revue, des tables dressées dans la vafite cour du palais de la Couronne, reçurent. à; un banquet la garde nationale et les autorités dyiles et militaires, et des illuaûnations» et de» danses terminèrent la journée.

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