‹ Histoire de la ville de SoissonsChapitre 21 sur 197 · PREMIERS TEMPLES CHRETIENS · texte numérisé non relu

PREMIERS TEMPLES CHRETIENS

il serait à désirer qu'on connût, d'une manière positive, quelles furent les premières égUses bâties

à Soissons ; mais les auteurs, dënuës de renseignements sur cet objet qui intéresse, tout à la fois, la religion, l'histoire et les arts, ont été réduits à faire des conjectures, en prenant toujours leur point de départ dans la tradition.

Il paraîtrait que ce fut pendant les premières années du IV' siècle, lorsque les Gaules étaient sous le gouvernement de Constance-Chlore, père de Constantin, que les chrétiens de Soissons commencèrent à se rassembler ostensiblement* sans être trop inquiétés, pour célébrer en commun leurs mystères. Toutefois, ils ne le pouvaient faire que dans les cimetières, pour lesquels ils avaient d'ailleurs une grande vénération, et qui étaient tous situés, ainsi qu'on l'a déjà dit, 2(U dehors de la ville, et même au delà des faubourgs. Plps **^^' quand les restes mortels des martyrs eurent été transportés au cimetière de Crise, ou d'orient, la tombe qui les renfermait devint naturellement le point de réunion des fidèles. Ce fut probablement autour de cette même tombe qu'ils bâtirent leur première église, dès que les circonstances leur permirent de consacrer des édifices à la nouvelle religion.

DE SOISSOHS. iM

Après la conrersion de (Constantin, le nombre des chrëtîens pril un accroissement rapide ; d'au- 1res églises devinrent donc indispensables et lurent bâties, mais toujours dans les cimetières : les prêtres du paganisme conserrëreiit encore assez d'influence pour s'opposer, pendant près d'un demi-siècle, à ce que l'exercice public du culte des chrëtiens fût entièrement libre dans Tintérieur de laTÎIle. Cest peut-être à cette opposition qu'il iaat attribuer l'origine de la plupart des ëglises qoi ont existe dans les faubourgs.

Il paraît incontestable que l'ëglise ëlevëe sur la tombe des martyrs fut la première de toutes, ia mère église de Soissons. L'ancienneté respective des autres ne peut guère être déterminée que par les emplacements qu'elles occupaient, ainsi que par le rang que le pasteur de chacune d'elles tenait parmi les anciens prêtres-cardinaux de Soissons. Ces prêtres, tous chefs titulaires de paroisses, et au nombre de douze, étaient placés dans les cérémonies, ou lorsque l'évêque officiait ponlificalement, dans l'ordre suivant : d'abord Notre-Dame des Vignes, ensuite St-Vaast, puis St-Légcr, St-Pierrc le Vieil, St-Remy, St-Ger-

main, St-Julien, St-Jacques, St-Martin, St-Etiennc, St-Kerre à la Chaux, et St-Quentîn.

Ils se tenaient sur deux files, comme ci-après :

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