‹ Histoire de la ville de SoissonsChapitre 39 sur 197 · RELIQUES DES MARTYRS · texte numérisé non relu

RELIQUES DES MARTYRS

On rapporte que ce fot le même évêque, saint Ansery, qui retira les restes de saint Crépin et de saint Crëpinien de la crypte où ils avaient été déposés par les premiers chrétiens. Cette cérémonie eut lieu vers Tan 648, avec un grand appareil, c» présence de saint Eloi, évêque de Noyon; de saint Ouen , évêque de Rouen et de plusieurs autres prélats. Tout ce qu'on retrouva des ossements des deux martyrs fut recueilli avec le plus grand soin et renfermé dans une châsse, donnée, dit-on, par saint Ëloi ; et dont la garde fut confiée aux moines de St-Crépin le Grand.

Les Soissonnais se voyant affligés, en 1137, d'une maladie pestilentielle, appelée le fm sacré.

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qui exerçait de cruels ravages, implorèrent la protection de leurs apôtres, et firent le vœu de donner pour leurs reliques une châsse, ou fierté, beaucoup plus riche que celles où elles étaient conservées. Tous les habitants contribuèrent à Taccomplissement de ce vœu et la translation des reliques, dans la nouvelle châsse, fiit faite en H 39, par les mains de l'évéque Goslen, en présence du comte Renaud, du clergé de Soissons, et d*un grand concours de peuple.

L'église de Soissons ne possède qu'un trèspetit nombre des reliques des deux martyrs, parce que beaucoup de ces ossements se trouvaient déjà réduits en poussière lors de leur exhiunation, par saint Ansery, et que, parmi ceux recueillis, plusieurs furent donnés, en divers temps, à des églises de France ou d'Italie, en échange d'antres reliques, ainsi que cela se pratiquait assez gêné ralement.

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