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SOUS LES MAIRES DU PALAIS

Dagobert, mort en 638, fut le dernier roi de la race de Clovis , qui sut conserver dans ses mains Vautoritë souveraine. Apres lui les maires du palais, chefs d'une aristocratie puissante, s'emparèrent successivement de tous les droits de la couronne, et le monarque s'abandonnait à la mollesse et à l'oisivetë, relëguë, ou plutôt emprisonne dans quelque château de la belle et vaste forêt de Compiègne. Tel fut l'usage de celui de Choisy, situe dans l'angle du confluent de l'Oise et de l'Aisne, où la prison royale se trouvait elle-même comme enfermée entre ces deux rivières et la forêt de l'Argue, qui était une dépendance de celle de Compiègne. Les maires du palais habitaient assez généralement dans le voisinage, afin de veiller sur leur captif couronné. L'un de ces

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maires , le fameux Ebroïn qui prit, perdit et reprit les rênes du gouvernement, fit sa résidence, au moins pour un temps, à Soissons, dont la province était toujours de fait, le centre de la monarchie.

La dignité de maire du Palais était devenue trop brillante pour n'être pas l'objet de l'ambition des grands. Ce fiit la source de plusieurs guerres civiles. Soissons ne parait pas y avoir joué un rôle important, malgré son rang et sa proximité de la demeure royale. En 715 cependant, une grande bataille fiit livrée entre celte ville et Compiègne.

Charles Martel, duc d'Austrasie, devenu enfin maître paisible du pouvoir, prit le titre de duc des Francs. Il s'était fixé an château deQuîerzy, dans la province de Soissons, et y mourut en 7ii .

Pépin le Bref, son fils et son successeur au gouvernement de l'Etat, adopta, pour sa résidence, le château de Compiègne, qu'il préféra toujours aux autres domaines de la Couronne.

En 744, Pépin convoqua un concile national à Soissons, pour condamner les erreurs d'un certain Aldebert, et pour rétablir la discipline ec-

dédastiqoe qui s'était fort relâchée durant les guerres civiles. Saint Boniface, archevêque de Majrence et lëgat du pape, présidait ce concile qui est regardé comme le premier de tous ceux tenus à Soissons. Par un de ses canons Tarchevéque de Rheims fut établi au-dessus des évéques, dont les diocèses avaient fait partie de la seconde Belgique des Romains, avec le droit de juger les causes d'appel.

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