DESCRIPTION DE LA PETITE CITE
La maison du chapitre occupait, avec son cloître et ses dépendances, l'espace compris entre la cathédrale et les rues de la Burie, à l'ouest ; de St-Nicolas, au nord; et du Beffroi, à l'est. La maison épiscopale, placée de l'autre côté de l'église, occupait, avec ses cours et ses jardins, tout le terrain entouré par les rues du Chaperon Rouge, des Minimes et de la Burie. Le tout s'appelait anciennement la petite cité.
On peut croire que l'origine de la petite cité remonte à l'époque où l'église cathédrale fut construite dans la ville; car il fallut en même temps bâtir dans son voisinage des édifices pour l'évêque et son nombreux clergé. Ces édifices, qui s'appuyaient, à l'ouest, au mur d'enceinte de la ville, étaient sans doute fermés, sur les autres
cotes, d'une muraille, comme il était d'un usage assez gënëral pour tous les grands ëtablisseftients religieux. C'était une petite ville enfermée dans Soissons. Des restes de fondations de cette muraille, qui fut construite dans les derniers temps de la domination romaine, découTerts dans quelques-unes des maisons des rues du Chaperon et du Beffroi, ont fait croire à plusieurs auteurs qu'elle serrait d'enceinte à la ville romaine, qui, d'après cette opinion tout à fait inadmissible, n'aurait eu que 950 mètres de longueur sur 1 50 mètres de largeur.
Le portail de la cathédrale d'alors était sur la petite place de St-Gervais, en face de la rue de l'Hôtel'lKeu. La porte d'entrée de la maison épiscopale était également sur cette place, et il est assez vraisemblable que celle de la maison commune des chanoines s'y trouvait également.
Après l'incendie de Tan 9iB, qui détruisit tous les édifices de la petite cité, les chanoines, cessèrent d'habiter en commun, et s'établirent généralement dans le quartier compris entre les rues de St-Christophc, de la Burie, de St- Remy et la muraille de la ville. Sur remplace-
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ment de leur maison, on éleva successivement^ dans 'la suite, les bâtiments nécessaires aux besoins du chapitre, dont ceux destinés aux écoles devaient être les plus considérables , et laissaient au milieu un grand espace vide, servant de cloître ou de préau. Cet espace porte aujourd'hm le nom de place du Cloître. Enfin la porte d'entrée du chapitre Ait transportée de la place St-Gervais, sur la rue de St-Nicolas, où on la voyait encore au XVff siècle.