SIEGE ET INCENDIE DE LA VILLE
Le comte de Yermandois, irrite de roir son fis exdu de i^archevéché de Rheims^ attendait, arec toute l'impatience de la haine et de Tambition, le moment de réparer sa perte, et de ressaisir le gonyeinenlent et les nirenns de cet important diocèse. La mésintelligence qui ne tarda pas à s'établir entre le jeune roi qui voulait r^er, et k éac dé France qui prétendait régenter le monarque et l'État, lui offitt une occasion fàrorable. Appujé par les ducs de Fraiace et de Normandie, et par d'autres seigneurs de la faction française, il afssîé^ gea et prit, en 940, la tille de Rheims. L'archerè^ que Artold, livré par ses propres troupes à la ilH»hci du comte de Yermandois^ firt forcé de se d^uiUer dé la pourpre et du pallium, et de se renfermer dans son monastère.
L'évéque Gui d'Anjou convoqua, en 941, dans l'église de l'abbaye de St-Crépin, un concile pro-
vi«cial qu'il priésida lui-ménie. Des députés de la ▼ille de EVheims obtinrent la permission d'y parler en iaveur de Hugues de Venaandois; leurs représentations ayant été Êivorabiement accueiUies par les évêqucs, tous dévoués à la faction, le concile ordonna que Hugues, alors âgé de vingt et uo ans, devait être reconnu pour archevêque de Hhdms, et tous les prélats se rendirent à son installation qui fut faite par l'évêque de Soissons.
Après la mort du comte Herbert, arrivée en 943, Artold demanda son rétablissement au roi, qui le lui promit, avec d'autant plus d'empressement, que la réintégration du prélat bisait rentrer la province sous l'autorité du prince. A cet effet, trois conciles furent assemblés : à Mousou, à Ingelheim et à Trêves. Hugues de Vermandois, ayant reiîisé d'y comparaître, (ut excommunié, ainsi que son oncle, le duc de France, qui lui prétait son puissant appui.
Dans le même temps, le roi reprit à la maison de Vermandois l'abbaye de St-Crépin, et la donna à un comte Renold, ce qui devint le sujet d'une petite guerre. Les seigneurs de Vermandois ravagèrent les terres de l'abbaye, dont on les dépos^-