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enVdopper dbns une sortie. Hngne» de France f rrite d'une rëmstance qui hd coiMait beaucoiqp de Blonde et un temps précieux, et désespérant même de pouvoir se rendre raaitre de la place, donna l'ordre barbare d'incendier les &id>ourgs, et de lancer dans la ville des traits à feu-ou falari* cpies. L'effet de cette cruelle attaque fiit aussi prompt que terrible : en peu d'heures régKse cathédrale, la maison épiscopale, celle des chanoines, et la plus grande partie de la vi^le furent dévories par les flammes. L'abbaje de StrCrépin le Grand, partagea le même sori , parce qu'elle était possédée en commende par le comte Renold^ qui tenait aussi pom* le roi. Cependant le courage dès assiégés ne se laissa point abattre à la vue d'un pareil désastre. Ib continuèrent à se défendre en désespérés sur les mines embrasées de leur vieille tHé, et d'aussi glorieux efforts forent couronnés d'un plein succès. L'ennemi leva le siège, honteux d'une barbarie, dont il ne put recueillir aucun fruit.
Dans sa retraite, le duc s'en fot attaquer le château de Roucy, que le comte Renold bâtissait pour protf^er la route de Laon à Rheims. Cette
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seemide attaque ae ksi râttnt pas mkax que eelk de Soiasons ; il ne put prendn ce ch&teau, encore ^efllcneaft en coMtnietion. Afis de yenger le ëonble ëd^c , il fit déiraater la campagne : tont kpays flit mis à fea et à nng, expression ënerg^qpej maia i|aî, dans ces temps de barliarie, n'allait pas au delà de la rente; an milieu de ces guerres presque continuelles, rien n'ëtait à Tabri du massacre et de Tinceilfie. Quatre cents pèrsomsea forent immolëes dans la seule commune de Ganmcjr! Les Normands, les Hongrois et les autres barliares, sortis des forêts du nord ou de la Sqrthie, n'eussent pas Êdt plus; seulement œs peuples oiGore idolâtres ne respectaient ni les ëgKses, ni les monastères ; Ha les attaquaient même de préférence à la chaumière du pauvre serf, autant par «Ue religieux, que parce qu'ils y trouyaient une i^tts riche proie.
La guerre coatittua pendamt Tannëe suivante, mais avec moins d'aduumement ; les deux partis, également épuisés, désiraient que la paix Tint enfin mettre un terme à trente anà de taroubles et de ravages. H y eut d'abord une suspension d'ar- HMS, pendant laquelle la reiue Geri>erge, profon-
dém^Qt afWgée des màlheun de la mrtioii, se 4H auprèa du duc de France v et contHt avec hà qp'ïl aérait tenu, à So&saèna; une asaemMéefAië^ raie dea seiguean tt ppâata pour y traltep de la pMifi^tioil du royaume. Cette asaemblée eue lieu durajil lé carême de 950; bsuitét on iat d'accqrd aut lea condfiddna de la pah;ie d^c dé Franco nsndit hoinmase au roi, es présence des dew aroiées, dans cettc^me ^e^ eà de tasteâ n^eft attestaient satureinr ci»ntre dés hsbilaiits, doiit tauk le tort était d'être restes fidklqsàleiir atfuTendn et de s'étire défendus en gensdfe eteur. U est à realarquer ^ue ràssoopbiée de> Soissétis > dB .950^ f^at la première q» ûit reçu, des aafaieiis s^itewst le nom de parlènftnt.
Ph^iev^ )4atori€»is ont dit que le comté et 3pmona i4>partenait« alers à un aeigmnr temporel nommé Gésilbert, fils, suivant quekpMSHUls, du fanif w( comte Herbert de Yerauliidoisi MaiA cette opiwon «at évidemment hasardée» Cmmnest aAf nte^tre q^ If ducde Fràpce, anOé soittvti pMi^ siQ^atenjr les pn^tentions de son «lereu à l'archet cM de Reims, eût aussi cruellement traité fioisr SQpa et ses environs, si cette ville eét appartemi
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à «n aatre de ses neveux, en supposant même, centre to«te TniseaMence, que ce dernier eAt pris le parti dm roi contre son propre frèref Le sii^ déMotreia de MB provre^ au contraire, de la manière la pins éndeote^ qae l'éréqoe était à cette ^poqoe le seigneur de la tWc, poisqne le bat qne se proposait le dnc de France, en assié^ gtant Boissons, ëlnt de pimir la défeetion dé son tfréqiie, et sa prëèence à Tarmëe dn roi:
Oni d'Aafoti de retonr dans son ^cèse, fbt firappë des calanatés entassées par la guerre sur la population qui l'avait choisi ponr son premier pasteur, fl ne pat voir sans horreur son troupeau dëcimé ; les campagnes saccagées ; sa ville épi»copatenîdrite presque toute^M cendres; son église cathédrale, ce monument des Romains, où le Dieu des chrétiens était adoré depuis plus de six cents ans, n'oflrant plus qu'un monceau de décombres! Ija leçoâ était trop sérëre pour n'être pas entendue. Lt prélat «entit des remords ; il reconnut enfhi, combien rand>{tton ehez un prêtre, est toujours coupable dans son motif, et souvent funeste daens ses effets ; il ab jàfa ses erreurs passées et renonça aux afbires politiques, pour ren-
trer âam le ccrde an ^mn mçmb nitfiitw» ds Chml. AatMC a s'était iMMËié ^* liMS et twbiilfal dmairt kft dh pioAres amié^ de ton tfpiêcopot^ antaotU fiit dépsis kin^dèle et padfiqm, )iifqti'à m mort tjiiieat'lieM an 973.
Grâce 4 mm nepeatir et à sa CMiàrife ifkas •Age, Gui put tppoirter «piëqMs ttti SMUS qa'H a?àk censés: mk le tenais pouvait dcetriier teat et 4e ei proibfties hfesiures. Et encore les tmces u^tn Smal-ellcs jamais conipitfteneiit eflSicées; Seissone ne ncMmu pins sou antique splendeur.
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Le premier oh|et qui fiia rattcntiiin dn pcânt^ filt k cathédrale. Cétak une entreprise krdie que de faire sortir de ses mines un teste éffikce, dans un pa]rs ^pàsé par pins du sièck de ài^ cluranents cîtiIs et par les ratages des konuMs du nord. La plus affireuse wsère r^gnail partout^
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dans le pakos du roi, cmMoe dans la ekumàkn dn peiqple. Loia de reculer detast tant de difficultÀ, Gid fit entreinreiidre lanouvdle 4fj&9e sur une échelle plus grande que celle de l'ancieniie. Ou s'étonne même ^a^ik ait pu concevoir b poeat^ bilité d'exécuter un pareil flunument, hien qu'il ne aoQgalt paè à le roir finir. Il comptait, pour a<Mi acbàvenient, sur le zèle des peuples et sur la piété de ses successeurs. Ce fiitrers Taii 960, que l'éréque Gui d'Anfou posa la première pierre de la cathédrale ; mais on n'entreprit d'abord que le portail et la nef, qui ne fiirent terminés qu'au bout de cent yingWsept ans ; c'est^À-dire, en l'année 1087, époque où le service divin y fut établi. On construisit ensuite le chœur, après celui*ci, l'aile du nord, et enfin l'aile du mi£, ou la rotonde, qui ne fiit achevée qu'en 1 91 3.
La constnictiou de cette dernière partie, sur un plan différent du reste de l'édifice, a fidt croire à plusieurs auteurs qu'elle pouvait être un débris de l'andenae é^^fee. Mais c'est une erreur si firappanfee qu'elle doit étonner. L'incendie de l'église cathédride, en 9i&8, est uu Êdt incontestable ; Flo«doard, auteur contemporain , en fait une men-
ailfi, ai nemir^pudile p«r htilégèBcië.de 9|(>stpiCH tare^ floot In soal&iattL «ëlpittot ti ipieiTé Ai ptjs^ eftt taott-aëdbawQt réaiité à:b nùknèe 4e rincendie qû éâruuît to«t^ rate de l'ég^ié^ mani qu'elfe -ast evifite ^ubaiatë jiiBqu'à bba jours, dans m ftat dé conseihratMMi aman oom^ >f let? lits coloanes do rang aupétieur^ qui n'ont ^ère que 35 eentitnëtres de diaaièln^ n'auraient pu Bonicwr Vactips' dea^'flaanptesi sans qpe la pierre caldnëe n'eût entraÎBë iaënikblcnieBt le dnile de la route qu'elles aqppMteot. Noua n'hé^ ^tons pas à dire cpie cette aile n'a jamais fait par^ tie de Tédifice construit par les Ronûns vers la fin du l\^ Mècfe ; son architeotare est d'aiUuun d'une date beaucoup plas récente; elle appartient, comme toutes les autres parties de l'ég&ie^ au genre gothique*
La construction de cette rotonde, est dueji l'évéque Nevdon de Chérisy^ donateur du tearrain qu'elle occupe, ainsi que la vieffle sacristie qui lui est contifpaX : ce terrain dépendait du palais ëpiscopal. Et, si cette aile fat bâtie sur un autrtK plan que le reste de l'édifice, ce ne put être dans
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de» vuM d'ëcononie, car^le dut ao contraire coAter beaucoup phis cher que celle du nord, bkn>4rfd ileHi»«i ÉàJbtïàâ céaMthtiiéi Mbfe^eyelon qui avait parcouru l'Italie, admire Rome et CoDstautinople, voulut sans doute que cette par* tie de sa cathédrale, bâtie sous son ^iscopat et sous ses auspices, fftt ëlevëe sur le modèle de quelqu'une des basiliques qu'il avait visitées dans le cours de ses voyages.
Sur le centre du comble de Téglise, au point de jonction du chœur, de la nef et des ailes, s'élevait alors un petit clocher en charpente revêtu en plomb et surmonte d'une flèche.
Le corps de l'ëglise termine au bout de deux siècles et demi, il restait encore à élever les deux tours. Celle du midi fut achevée vers le commencement du XY* siècle, et l'on songeait à commencer la construction de la seconde, quand survint le désastre de 1414, qui fit abandonner ce projet pour un temps indéfini. Ainsi la construction de l'église cathédrale a duré 440 ans, et n'est point entièrement achevée, même de nos jours, par l'absence de cette seconde tour.
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DÉTAnS lyUNfi AKMÉB mPÉBJME.
Sur la fin de l'année 978, rempercur de Germanie, Othon n, fit une inyasion en France, à la tête d'une armëe de soixante mille hommes. Pre-nant sa route par la province de Soissons, où ses troupes firent de grands ravages, il s'avança jusqu'aux portes de Paris, fit attaquer, sans succès^ les faubourgs de la rive droite de la Seine, bravement défendus par Hugues Capet^ duc de France et comte de Paris. A la nouvelle que le roi Lothaire, à la tête de forces considérables, accourait de la Bourgogne pour se porter sur ses derrières, l'empereur , après n'être resté que trois jours devant Paris , reprit le chemin de la Germanie , en se dirigeant sur Soissons, par Meaux et les vallées de rOurcq et de la Crise. Arrivé sur les bords de TAisne, il se vit arrêté, dans sa retraite, par cette
rivière, que les pluies avaient considérablement grossie. Il n'avait pour la traverser que le pont
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deSoiMoes; joai». cette ntte étvt, tu pouvoir des Français, et leur armée, cotnmaadfc par le roi en peraomie, ayant sous Ma.ordred Icé dncs ée France, de Bourgogne, et le comte d'Anjou, le serrait i'épée dans les reins.
La position d'Othon fiit faieotôt des plus criti*ques* Enferme eiUre b ritière et Tannée française, il ne lui restait d'antre akematiTe que de tenter s«r-le-dianip le passage, avant que les Français pussent le devancer sur la rire opposée, par le pont de Soissons, ou de risquer la bataille. Une victoire complète pourait seule le sauver; mms le moral de ses troupes était fortement ébranlé, et les mabdies les affaiblissaient chaque four davantage. Force lui fut d'endirasser le parti qui paraissait oflHr le moins de chances défavorables.
Non loin de la ville, dans les prairies du faubouiig deRheims ou de St<]répin, la rivière présente peu de largeur, et ses rives sont d'un accès facile. C'est là que le passage lut entrepris. L'empereur, à la tête de Télite de sa cavalerie, se jeta dans la rivière, et parvint l'un des premiers à gagner la rive drcHte, d'où il continua sa retraite
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sans attenAre le IMste de ses frcnq[ies. Mfife tHeiitôt iMumesv dietaïut, armei, bagages, tout dispanitdans la profoudenr de Vem, t>u fot etii)[>orté par leicôuraftt. lundis que te gros de Tarttiéé impériale se débattait péniblement contre les'flois deJ'Aiani^, les Français attaquaient Tatrièregarde et la cttlbutaieiit dans la riviire. 19 l'on en croit des ântenrd du temps, Otbod J perdit taUtt de moqdeqae les ^pan, arrêta par rettcoiObreM raeatd^s cadatres, firaiidyrentles mes et se iré^ pandii^Ét daasia campagne* Dans le mémetempsj k; jcomte d'Anjou trayersaît /Soissons arec ml eovps de tixmpes.» et. tombait snr c^tx ifid avaieilt échappé aux périls du passade. Mdé par les habitanta de la TÎtte, et renforcé d'une foole de paysans^ accourus de tous cfttée, et altéisés de vengeance, le comte fit un carnage horrible dms la pUuaie de St-*M^dard« Les impériaux die pourwfk\ s'é^bs^pçr que pftr les deux. intenralles qui séparaient le faubourg de l'abfaaje^ et celle-dfde la liviëré. Quamt à.l'enq^ereur, qui avait pu fran^ clûr l!Âisne avant l'amyéé du costte >8ur la rive droite, il Ait assez heureux po«r gagner, par une fuite précipitée, la fbrét des Ardennes, où les Français cessèrent de le poursuivre.
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Soiyttt )a traditioQ dq puys, ce Miiit à Toccaanm d^ cette diîfiiite de l-furm^e^d'Ottien 11^ iqpie la pleine qui s'étend ettlre le fiiiibovrg St-Vaast, St-Médard et la ffitière, lut appelée k ekmmp klHtUUmi, k clMuip dàknt, fA selon quelqoes au* Uvn^ k tfimtipidusaaf^lkadthmi, nmns qoe -cette ptftiiie porta fort longtemps. On y'Toyah ûeienuenenk, fers 4e tnilien, nne grande aroijK dé fer, élQTée à ce qu'on prétend, sur la fesse néme des ittpériaua ; c'était foqt à la fois unnaonoment te- Kg^etii; et im tr^b^e dé là ^ctairë. H existe en^ cote, datis le frdbovrg, tme pètHe me i}ui a le nom de rue de la plaine du Champ Bouillant.' Bile aboutissait à la porte du même nom, supprimée ycrs 1559, et qui n'était autre que l'ancienne porte Royale.
Il ne sera peut-être pas sans intérêt, de saroir comment les moines, qui étaient, dans la Germanie, comme partout ailleurs, les seuls historiens de répoque, ont raconté le passage de l'Aisne par l'armée impériale.
« Saint Odalric, évêque d'Âugsbourg, quismyait ^ Fempereur dans son inyasion en France, voyant u la position désespérée du prince et de son aru mée, voulut affronter le premier le péril du pas-
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« sa^ê de h rinëre. H s'âTança donc pour entrer « dans TAisne, lorsque tout à coup les eaux pri- (c rent une consistance solide sous ses pas, et lui H sendrent de pont ainsi qu'à Tempereur et à ses « troupei. Toute Tarmëe impériale put gagner la « rÎTe opposée sans obstacle et sans éprouver te €c moiftdre accident. Mais, lorsque les iïanç»is « qui la poursuivaient se présentèrent pour pas- «ssevà leur tour, ils. furent airétés tout court; « les eaux avaient déjà repris leur cours orditf, naire. » Et il le ËiUait bien pour que le naôrade du saint évéque d'Augsbourg ne demeinràt pas imparfait !
ÉPOQUE FRANÇÂISîB.
Ir* PÉRIODE COMPEENANT 427 ANS.
0x»nu L'ATimmifT mi la 3* macb m vhb> wm numai,
jusqu'au BàC Vm la YTUJL Klf 1414.
SOI.SSOnS DESCEND AU RANG DE VILLE DU DEUXIEME