ORDRE
Josqu'ia la ville de Soissons a presque toujours briUd au premier rang dans l'histoire gënëralè des contrées qui l'environnent. Cest dans ses murs qu'ont été hunuliées ou détniites toutes les puissances qm se sont succédées dans le nord de la Gaule. Galba, roi des Suessions et chef militaire des Belges ; Syagrius, ce dernier romain, qui survécut à Rome elle-même ; Childéric m, Théritier du sang et du trône de Clovis, virent
leur autorité souveraine expirer à Soissons. L'empereur Louis V' et son petit-fils, Pépin, roi d'Aquitaine, y furent retenus en captivité; Charles m, comme eux de la race de Charlemagne, y fut vaincu et détrôné ; enfin, la troisième dynastie
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dot aus^li^f ^, pprr JiiMc|>atHt)i ioA Hiutît à lU lustration de Soissons : Robert, aïeul de Hugues Capet, tige de cette même dynastie, y reçut la coHSDMiect kl orort; / "^ <
Mais le grand ëclat qu'elle tirait de Thistoire ntew'des comnieDceneiits de ia nonarclne. Ta s*éTanomr tout à coup, et désormais nous ne verrons plus sou nom se lier aux grands ëvënements de l'état. Lorsqu'elle apparaîtra sur la scène historique, ce ne sera que dans des circonstances à peu près ordinaires. Tout l'aTepir d^ l'antique cité royale sera resserré dans les bornes étroit d'une ville du second ou même du troisième ordrç, tandis qu'elle verra s'étendre et grandir, soii^ des influences plus favorables, une foule de |es rivalçs ^ qu'elle avait éclipsées, pendant plus d? cinq siècles. C'était déjà une rude atteinte portéf à sa prospérité que son démembrement du do-
main^ royal, et la nécessité que dut subir Louis ly, de transférer à Laoa» le siège de son .gouverne;-, ment. JMais cette forteresse, la seule qui fût en son pouvoir, placée au sommet étroit d'une montagne isolée, ne pouvait jamiiis devenir une ville considérable et florissante. Ce n'était réellement
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poar la royauté qu'un lieu de refuge contre les actions qui déchiraient alors le pays. La paix intérieure une fois rétablie^ le monarque n'eût pas manqué de ramener le siège de son gouvernement dans un séjour plus agréable, et Soissons pouvait espérer^de recouvrer un jour, tout ce que lui avait Élit perdre Taversion des Neustriens pour la dynastie austrasienne.