‹ Histoire de la ville de Trois-Rivières et de ses environs [microforme]Chapitre 17 sur 28 · DE HONTE DNS · texte numérisé non relu

DE HONTE DNS

Montagnais ; aussi %’est-il pas de ce pays-ci, mais de bien avant dans Les terres. ! Il me dit donc que si quelqu’um de nos Français voulait l'accompaiyner, il s'en irait pêcher sous la glace d’un grand étang, placé à quelque cinq mille pas au delà de la grande rivière, vis-à-vis de notre habitation.’ Il y alla en effet et rapporta quelques pois sons; ce qui consola fort nos Français: car ils peuvent maintenant au plus fort des glaces tendre des rêts dans cet étang. J'ai vu cetie pêche, voici comme ils s'y comportent: ils font à grands coups de hache un trou assez grandelet dans la glace de l'étang ; ils en font d’autres, plus petits, d'espaces en espaces, et avec des perches ils passent une ficelle de trous en trous par dessous la glace ; cette ficelle, aussi longue que les rêts qu’on veut tendre, se va arrêter au dernier tron, par lequel on tire, et on étend dedans l’eau toute la rêt qui lui est attachée. Voilà comme-on tend les filets pour la première fois. Quand on les veut visiter il est fort aisé : car on les retire par la plus grande ouverture pour en recueillir le poisson, puis il ne faut que retirer la ficelle pour les retendre, ler per- “hüg lie servant qu’à passer pour la première fois la ficelle. * Quand Dieu aura béni ces contrées d’rne peuplade de Français, on trouvera mille biens et mille cominodités sur le ; 1ys que ces barbares ignorent.”

L'abondance de la pêche dans ce lac devint aussitôt d'un grand secours aux habitants des Trois-Rivières. Les Relations en parlent par la suite comine d’une ressource inappréciable dont ontira profit avec avantage, en plus d’une circonstance. Le lac Saint-Paul est long d'environ quatre milles et denii sur un demi miile de largeur; il n’est pas très-profond, rais il est encore très-poissonneux ; il communique avec le lac aux Outardes, plus petit que lui, et décharge ses eaux dans la rivière Godefroy.

1 Ce devait être un Attikamègue, nation de la langue montagnaise qui habitait le haut Saint-Maurice. Il y avait aussi cet hiver aux Trois-Rivières des Sauvages de Tadoussac.

2 C'est évidemment le lac Saint-Paul, placé entre les terres que M. Godefroy concéda en 1638 et celles que M. de Bécancourt concèda en 1647. Le noin de lac Saint-Paul se trouve dans ces deux titres; ilavait probablement été adopté à cause de son voisinage du lac Saint-Pierre. Ua iils de M. Godefroy a porté le nom de sieur de Saint-Paul.

3 Ce procédé est encore en usage da: environs des Trois-R res ; il sert principalement à prendre hé

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