JA HISTOIRE DE LA VILLE
60 Jean-Paul, 1691, mort âgé de 19 ans. Le sieur de Saint- Paul possédait une terre dans la Banlieue, ;l mourut en < 1730 ; sa dernière femme était morte trois ans auparavant.
Pierre, né en 1651, mort au berceau. *
Mar:-Renée, née le 23 octohre 1652, épousa en 1677, M. \ Le Boulanger dit St. Pierre, et mourut veuve en 1736, à . l’âge de 84 ans.
Pierre de Roquuiaillade, né en 1655, concéda en 1675, Je fief qui porte son nom, “contenant une demie
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1 lieue ou environ le long du fleuve, côté sud, à commen- e s * pre cer depuis ce qui est concédé au sieur Jeau Godefroy son 1 d nr. père, au-dessus Ces Trois-Rivières, jusqu'aux terres dépen- e 1 dantes de la seigneurie de Nicollet, appartenant au sieur C Fo Cressé, avec trois lieues de profondeur dans les dites 1 fn terres... en considération des bons et agréables services R de que le dit sieur de Rocquetaille a rendus à Sa Majesté li 184 et qu’il continue de Jui rendre dans la compagnie des d ti" gardes, servant auprès de la personne du comte de Fron- d : FR tenac, gouverneur-général. 1 | Q n': Jean-Baptiste, né le Ler avril 1658, vivait en 1681 chez fig | 1.4 son frère Amador, d’après le recensement de cette année. tr FE à Jean Godefroy fut représentant de la bourgade des dé lan: p Der: : : . ss … LE Trois-Rivières au Conseil Souverain de Québec, ? déploya q beaucoup d’activité et d'esprit d'entreprise sans s’acquérir S . 1148 de l’aisance et fut ennobli en 1668 par le roi Louis XIV, en P 1 récompense des services qu’il avait rendus à sa patrie ac … 1e d'adoption. Les lettres de noblesse portant la date de dc ‘Fa cette année, furent égarées, on ne sait comment. Dans | ce . sa lettre au ministre en daie Gu ? novembre 1672, M. de | | ‘| Frontenac, parlant des hommes de mérite que comptait m ".Rta la colonie écrit : IL y a encore le sieur Godefroy qui estun de Fe 1 des premiers qui soient venus dans ce pays, y ayant qua- Ée m pe rante ans qu’il y estétabli, # qui se trouve chargé d’une très dc : grande famille, ayant plusieurs filies et six garçons, qui en sont tous gens de cœur et les premiers prêts à aller à tou- - il ‘es Les expéditions qu’on leur propose, n'ayant point de | meilleurs canotiers dans tout le pays, :orime M. de Cour- 1 Documents relatifs à la Tenure Seigneuriale, p. 83. d't 2 Un contrat de mariage, on date du ? février 1651, nomme, parmi È les tém.ins : ‘“ noble homme Jean de Godefroy, Conseiller au Çonseit \ établi par Sa Majesté.” (Greffe des Trois-Rivières.) y 3 Ferland, vol. Îer, p. 407, En 1669, une ordonnance obligea les nobles à produire leurs titres, pour en obtenir la confirmaiion, Peut. É être ceux de Jean Godefroy furent-ils égarés alors. ( 4 Venu en Canada vers 1616 ; établi aux Trois-Rivières vers 1629 ? 4 lär
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celles vous ie pourrait certifier, qui les a toujours employés dans toutes ses entreprises. Si vous ordonniez quelques gratifications pour quelques personiies du pays, il ÿ aurait de la justice que celui qui n’est pas irop accommodé dans ses äffaires, et qui a une fille qu’il ne peut marier faute d'avoir de quoi lui donner, fut un des premiers à se ressentir des libéralités de Sa Majesté.” 1 L'année suivante, le 13 novembre, le même gouverneur écrit que la sieur Godefroy a reçu ses lettres d’ennoblissement.? Pour la seconde fois, on eut le malheur de les perdre, mais le roi en fit dresser de nouvelles en 1635.5 Celles-ci eurent à subir un retardement inexplicable avant de parvenir à la famille. Nous voyons‘ que le 45 novembre 1713, René de Tonnancour, procureur du Roi aux Trois-Rivières, et le 11 mai 1717, le même.devenu lieutenant-général de la jurisdiction civile et criminelle de ce siége, fit des instances pour être mis en possession du précieux parchemin, lequel se trouve enfin enregistré à Québec en 1721. Les services du père et de ses enfants y figurent ensemble, ainsi qu’on le voit: “ Jean Godefroy a travaillé l’un des premiers à former la dite colonie, a dépensé beaucoup de bien, tant à défricher des terres qu'au service de Sa Majesté contre les Iroquois, qui faisaient pour lors une guerre cruelle à nos sujets du dit pays ; il était journellement aux maïinsaves les Sauvages accompagné d'un de ses frères et de dix de ses enfants, dont cinq furent tués et son frère prisonnier et brûlé par ces barbares.” $
Nous n'avons pas la date de la mort de Jean Godefroy, mais, sa fernme, Marie Le Neuf, est inscrite avec la quahté de veuve au recensement de 1681. D’après les recensements de 1665 et 1667, il avait dû naître en 1607 ; il n'avait done qu’une dizaine d'années quand il suivit Champlain en Canada ; mettons cependant qu'il avait alors vingtans, il n’est pas moins vrai qu’il travailla en ce pays pendant
1 Manuscrits de Paris, 2m vol., 2e série, p. 138.
2 Manuscrits de Paris, 2me vol., 2° série, p. 364, dansile post-scriptum d’une lettre intitulée ‘“ Etat de la Colonie.”
3 Ferland, vol. 1er, p. 407.
4 Manuscrits de Paris, Ilme vcl, 2me série. Manuscrits de Paris, vol Vine, 3ne série.
o Feriend, vol, 1e, p. 407.
pi nEUs des Insinuations, Conseil Supérieur, 1. cité par M. Fernd.
plus d’un demi siècle et que ses fils s’y distinguèrent de diverses manières. ÆEn 1672, la famille Godefroy était la plus considérable des Trois-Rivières. La tradition veut qu'un Godefroy, fameux traitant, ait bâti l'édifice qui est aujourd'hui l’Evêcéé. Ce qui paraît certain, c’est que vers le milieu du dix-srptièeme siècle, Etienne Seigneuret possédait ce terrain, qui passa, par sa fille Marguerite, à Louis Godefroy de Normanville, son mari, second fils de l'interprète Jean Godefroy. Xe fils de Marguerite Seigneuret et de Louis Godefroy fut le juge René Godefroy de Tonnancour, qui hérita de la propriété etla transporta à ses enfants.
La descendance de Jean Godefroy et de Marie Le Neuf n’est pas la seule du nom de Godefroy dans le pays. En 1683, Jacques, fils de Jean Godefroy et de Colette d’Anterville, de Saint-Martin de Canteleu, évêché de Rouen, épousa aux Trois-Rivières, Jeanne Brunet, de Charlesbourg, près de Québec. Leur fils, Jacques, né en 1683, se maria, vers 1716, à Marie-Anne Chesné ; on le trouve, peu après, marchanä au Détroit, où il est nommé ‘ honorable homme Jacques Godefroy de Maubeuf.”
Voici ce que nous savons au sujet des familles Godefroy, en France :
Théodore Godefroy, qui fut avocat au parlement de Paris, puis conseiller du Roy, publia des ouvrages concernant les rois, la noblesse et le cérémonial de France, entre les années 1610 ec 1649. Denis Godefroy, aussi avocat au parlement et bibliographe du Roy, composa aussi des livres dans le même genre entre 1655 et 1682. *
Le nom de GopEerror, comme Jaufredus, Goffredus, dans les formes latines, est le même que Geoffre, Goutefrey, Jouffroy, Geoffroy, etc., bon, ou secourable ami, en langue tudesque ; god, bon, fried, ami, en allemand. Godefroy, Godefrey, Godfrid, Gottfried, Gontefrey, signifient bon ami ; Gutman, bon homme ; Gutherz, bon cœur; Gudmond, bon protecteur ; Godard, bon et hardi. Tous ces noms, y Compris Godin, sont empruntés à des radicaux germaniques qui signifient également Dieu.?
On retrouve aujourd'hui en France des membres, il nous semble, de la famille Godefroy des Trois-Rivières. Les principaux sont M. le marquis de Godefroy, à Paris, et monsieur Godefroy, au château de Granü-maison, département de l'Aisne. Ils portent: d'azur à deux che-
1 Bibliothèque héraldique. Joannès Guigard. Paris, 1861.
? De Caston, Origine, ir a el signification des noms propres, :
Paris, chez Auguste Aubry. 1867, p. 343,
wrens d'argent, accompagnés en chef de deux molettes d’or, et en pointe d'une rose du méme. Il y a encore deux autres familles de ce nom dont les armes sont: de gueules à trois bandes d'argent. (Supplément à l'hist. des grandes familles. du Canada, p. 19-20.)
C’est e : 1636 que commence réellement l'établissement de la ville par l'occupation de plusieurs terres et surtout l’arrivée de la famille Le Neuf qui suivit Jean Godefroy. Les Le Neuf étaient de Caën, en Normandie. A l’époque où elle vint aux Trois-Rivières, cette famille avait pour chefs deux frères: Michel-Mathieu Le Neuf du Hérisson, né en 1601, etJacques Le Neufde la Potherie, né en 1606. Disons quelques mots de ces deux gentilshommes.
Le Neuf du Hérisson s'établit aux Trois-Rivières avec sa mère et sa femme, Jeanne le Marchand. En 1649, il obtint la concession du fief Vieux-Pont ‘ peur la bonne connaissance que nous avons du sieur Michel Le Neuf, sieur du Hérisson, et de son zèle à l'accroissement de la colonie dans la Nouvelle-France, ayant déjà mis en valeur plusieurs terres que nous lui avons ci-devant concédées...….. lui octroyons une lieue de terres à prendre le long du fleuve Saint-Laurent, à l’end:oit des Trois- Rivières, en remontant le dit fleuve, sur cinq lieues de profondeur dans les dites terres et lieux non concédés.” : Ce maguifiqus morceau de terre, l’un des plus riche du Bas- Canada, était une acquisition faite en vue de l'avenir, car Michel Le Neuf, comme la plupart des gentilshommes de ce temps, s’occupait surtout d'établir les membres de sa famille de manière à procurer le bien-être de leur postérité, c'est pourquoi, en 1665, il donna sa concession, sous seing privé, à son neveu Joseph, fils de Jean Godefroy, qui ne put on profiter. Le contrat original, au dos duquel était inscrite la donation, fut brûlé dans l’incendie de la maison du donateur, et nous savons que les droits de Joseph de Vieux-Pont ne furent réclamés qu’en 1722 par son fils. M. du Hérisson devint lieutenant-général civil et criminel aux Trois-Rivières ; sa fille Anne épousa Antoine Des Rosiers.
Le Neuf de la Potherie amena avec lui sa femme, Marguerite Le Gardeur, âgée de 28 ans, et la mère de cette dernière, Catherine Cordé, veuve de René Le Gardeur üe Tilly, de Thury-Harcourten Normandie, accompagnée de ses fils : Pierre Le Gardeur de Repentigny et Charles Le Gardeur de Tilly, qui devint gouverneur des Trois-Ri-
Doc. Tenure Seigneuriule, p. 103.
vières. Marie-Madeleine Le Gardeur, fille de Pierre, épousa en 1646, à Québec, Jean-Paul Godefroy, parent de Jean Godefroy. Les familles Le Neuf et Le Gardeur arrivèrent en Canada en 1636, au nombre de quarante-cinq ersonnes. C'était un grand renfort pour la colonie, aussi e Père Le Jeune s’en félicite-t-il vivement danr sa Relation de cette année. Jacques de la Potherie concéda, en 1647, la soigneurie de Portneuf, et sa fille ainée, Marie, ayant épousé le sieur René Robineau, celui-ci fit ériger la seigneurie en barünnie, et la donna à son fils. Jacques Le Neuf fut longtemps gouverneur des Trois-Rivières ; ses enfants étaient: Marie, 1632, Catherine, 1640, qui épousa Pierre Denis sieur de la Ronde, Michel sieur de la Vallière et Alexandre sieur de Beaubassin.
Nous ne connnaissons pas de document qui fournisse la date de l'établissement des premiers colons trifluviens. Les Pères Jésuites qui s’occupent beaucoup de colonisation en 1635, ne font aucune mention de colons français aux Trois Rivières cette année.
Tout porte à croire, cependant, que Sébastien Dodier, Guillaume Pepin, Jean Sauvaget et Marguerie, commencèrent à défricher dès 1635, sinon avant. Ils sont rommés
àtitre de propriétaires de terrains, dans nlusieurs actes de l’année 1636 ; voici les lieux qu’ils occupaient, depuis la pointe du cap des Froquois, en remontant le long du‘Saint-
Maurice: Guillaume Pepin, Guillaume Isabelle (concession de 24 arpents, en date du 16 août 1636), et Sébastien Dodier. Entre ces terreset le Saint-Maurice, ily avait un espace libre de six toises. Le terrain élevé qui se trouve entre la rivière et le lit du ruissean Sainte-Madeleine devait avoir, à cette époque, deux ou trois cents piedsde largeur de plusqu'il n’en a aujourd’hui à cause du courant qui le fait ébouler par larges bandes ch2que année. En arrière de ces trois terres, c’est-à dire à pe 1 pres où est la rue des Champs, il y avait Jean Sauvaget et François Marguerie.
Ccsdéfrichements provenaient-ils de ceux qui ontdû être faits en 1617 et 1621? La supposition est vraisemblable. Si les premières terres labourées eussent été celles de la Commune, comme elles sont excellentes, on n'aurait pas songé à en ouvrir de nouvelles, et les révérends Pères Jésuites ne les auraient pas obtenues en 1637, puisque leur contrat ne leur accordait que des terrains non-concédés. C’est donc sur le plateau de la haute-ville et le long du Saint-Maurice que l’on doit supposer les premiers établissements des colons. Des cinq concessions connues en 1636, la terre de Marguérie était la seule qui portât encore son nom en 1700. Il est impossible de dresser une carte exacte
des premières concessions faites aux Trois-Rivières, les contrats et les papiers qui renferment des renseignements concernant cette partie du pays, ne suffisent pas pour définir la position de chaque terre. ‘“ Les anciens habitants avaient un plan dressé par eux et qui faisait autorité quant à l'étendue des iimites des particuliers. Ces bornes, en quelques cas, ne sont plus les mêmes que celles indiquées dans les titres onrinaux, différence qui peut avoir été causée par des échanges ou des cessions faites entre les concessionnaires primitifs ou leurs représentants.” !
Guillaume Pepin, né vers 1607, est inscrit en qualité de syndic des Trois-Rivières en 1651, 1652 et 1655. Une petite rivière qui passait sur sa terre, à Champlain, a reçu son nom, mais il demeura en ville jusque vers l’époque de sa mort, en 1697. Sa femme était Jeanne Méchin, née en 1630. Voici la liste de leurs enfants : Jacques, 1646 ; Jean, 1647 ; Marie, 1649 ; Guillaume, 1651 ; Pierre, 1652 ; Etienne, 1654; Jeanne, 1656; Madeleire, 1657; Elisabeth, 1659 ; Louis et Joseph, jumeaux, 1660 ; et Marguerite et Marie-Ursule, jumelles, 1662.
Marie épousa, en 1663, Guillaume de La Rue. Jeanne épousa, en 1674, Jean Héroux dit Bourgainville, ancêtre des Héroux d’Yamachiche. Madeleine épousa, en 1671, François Roussel dit Lajeuncsse, et mourut à la baie du Febvre en 1722, elle est enregistrée à sa mort sous le nom de Madeleine Pepin dite Tranchemontagne, sobriquet appliqué à son père, probablement. Ælisabeth épousa, en 1671, Jean Arcouet. Marguerite épousa en 1679, Bernard Joachim. Murie-Ursule épousa Nicolas Geoffroy en premières noces, puis, en 1680, Louis Pinard, veuf de Marie- Madeleine Hertel.
Les deux fils jumeaux de Guillaume Pepin moururent en bas âge. Deux de leurs frères ainés, Guillaume et Etienne vivaient aux Trois-Rivières en 1666, mais leurs traces se perdent complètement après cette date. Il y a lieu de croire qu'ils ne furent pas étrangers aux expéditions et voyages de découvertes si populaires parmi les Trifluviens de leurs temps. Le lac Pepin, situé près de la rivière Chipewais, dans la vallée du Mississipi, a dû recevoir son nom de quelque voyageur canadien. |
Jean épousa Madeleine Loiseau. Jacques se maria, en 1671, à Marie-Jeanne Caïet, et en eut plusieurs enfants : Marie-Anne, 1673 ; Jean, 1675 ; Marguerite, 1678; Pierre,
1680 ; Marie-Antoinette, 1683 ; Jacques, 1685 ; Joseph,
1 Bouchette, Dictionnaire topographique, 1815.
1689 ; Marie Anne, 1691 ; et Marie-Jeanne, 1695. Après avoir demeuré dans la seigneurie de Nicolet pendant huit ou dix années, il alla s'établir à Champlain vers 1681,-et y éleva sa famille qui s’est perpétuée et est devenue nombreuse dans le comté.
Pierre, surnommé Laforce, ainsi que le fils d’Etienne de Lafond, son parent croyons-nous, devint capitaine de milice; à sa mort, survenue en 1722, on l’enterra aux Trois-Rivières. Le fief Laforce, en arrière de JNicolet, fut concédé antérieurement à 1721. Deux ans auparavant, il avait marié sa fille Marie-Louise, dans la chapelle de Nicolet, à Claude Payet, de la Pointe-aux- Trembles de Montréal. Voici la liste de ses enfants: Guillaume, 1682, mort enfant. Pierre, 1683. Jean-Baptiste, 1686, mort enfant. Louise, 1687, morte jeune fille. Marie- Françoise, 1688, morte en 17129. acques, 1691, mortenfant. Josephte, 1700. Marie-Renée, 1702, morte enfant. Jean- Baptiste, 1704 et Joseph, 1706.
Marié à Québec, le 20 octobre 1681, Pierre Pepin dit Laforce habitait avec sa femme, Louise Lemyrrhe, “la maison de la Pointe-au-Sable, où on a dit la messe.” ? En cette occasion fut baptisé Pierre, leur fils, qui eut pour parrain Pierre Mouette, écuier, sieur de Moras. M. Brullon, chanoïne de la cathédrale de Québec, administra le baptême. De Pierre Pepin dit Laforce sont sortis les Pepin de Nicolet et de la baie du Febvre.
Une autre famille Pepin a de nombreux rejetons dans le district des Trois-Rivières et dans quelques autres
arties du Canada. Son chef était Etienne Pepin dit
afond, né'en 1615, frère ou parent de Guillaume Pepin dont nous nous sommes occupés plus haut. Etienne paraît être arrivé en ce pays après 1640, venant de Saint- Laurent de la Barrière en Saintonge. Il épousa à Québec, en 1645, Marie Boucher, née vers 1627, fille de Gaspard Boucher et sœur de Pierre Boucher, plus tard gouverneur des Trois-Rivières. En 1648, nous trouvons Etienne Lafont ? et sa femme aux Trois-Rivières, où ils étaient fixés depuis l’année qui suivit leur mariage, comme le prouve l'enregistrement du baptème de leur premier enfant. En 1652, Lafond est présent à la baïaille de la quatrième rivière de la Banlieue, où M. Duplessis-Bochard fut tué. On voit par un acte de l’année 1655 qu’il possédait une
1 Registre de la paroisse des Trois-Rivière’,, 6 nov. 1683.
2? Dans quelques-uns des passages qui concernent les anciennes familles des Trois-Rivières, nous écrivons le nom avec l'orthographe qu’il a reçue successivement, ainsi: Lafont, puis Lafond.
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