‹ Histoire de la ville de Trois-Rivières et de ses environs [microforme]Chapitre 5 sur 28 · SA · texte numérisé non relu

SA

]s s'u- Sans rsque bourribus, nomux de u’une lier. !

juerre xs plus igués, dès ce confént ces grâce Louis rogrès u des

es ; ils de la urope.

termi- Parmi

ent Ja pousuve ;°

2, l'on du 16m

on s'explique ainsi l'absence de villages que le découvreur du Saint-Laurent remarqua entre Montréal ! et Achelacy, situé près des rapides Richelieu, à mi-chemin entre Québec et les Trois-Rivières. La plupart du temps, les Iroquois se contentaient de porter la guerre dans les cam-

. pements situés entre Québec et Montréal, et se retiraient

dès que les Algonquins se montraient en nombre. Le lac Saint-Pierre, avec ses îles et son étendue, offrait un refuge aux flottilles de guerre qui, au besoin, s’y cachaient ou s’y mettaient en embuscade.

‘ Lorsque les Français revinrent pour fonder Québec, ils ne trouvèrent plus le peuple de langue huronne, ou iroquoise, qui avait si bien accueilli Cartier à Hochelaga. Pressé par les na‘ions "Igonquines, qui habitaient la rivière des Outaouais, #, la partie inférieure du Saint- Laurent, il s'était peut-être retiré vers le midi ou l’ouest.” (Ferland, vol. I, p. 45.)

Les Trois-Rivières étaient occupées par des partis de guerre, de chasse et de pêche qui s’y succédaient au caprice des événements. Ce lieu se trouvait le plus exposé aux attaques des bandes irogquoises, à cause de sa proximité du lac Saint-Pierre et du Saint Mauyise, Toutes les traditions sauvages s'accordent à dire que nul endroit du cours du fleuve n’était plus aimé ni autant fréquenté Gae celui-là. Il n’y en avait probablement pas qui fussent plus souvent témoins des drames barbares qui se jouaient entre les Toudamans et les Algonquins, puisque sa position semble l’avoir désigné comme le champ de bataille des deux partis. La chasse et la pêche y abondaient prodigieusement et en faisaient un rendez-vous de toutes les tribus des langues iroquoise, algonquine et montagnaise. Longtemps après la fondation de Québec, et en dépit des instances que l’on fit pour les détourner de leur coutume de séjourner aux Trois-Rivières, ces deux dernières nations y restèrent attachées. Les Relations des Jésuites le répètent fréquemment ; dans celle de 1636 on lit, page 15 :

1 Des études très-intéressantes ont prouvé que les Sauvages de Montréal visités par Cartier parlaient la langue iroquoise ; mais ils ne sont pas considérés comme des Toudamans par la relation de ce navigateur, Nous pensons que c'étaient des Houendats, ou peut-être une autre branche de la race iroquoise non encore en guerre avec les Sauvages de Québec.

2? En comparant les diverses orthographes de ce mot, tant dans les anciennes cartes que dans les relations de Cartier, on acquiert la quasicertitude que c’est Achelaï ou Achelayi. (Note de M. l’abbé Laverdière.)

3 Ferland, p. 35.

4 Comme les Sauvages se plaisent davantage aux Trois- Rivières que non pas à Kébec, aussi font-ils là plus souvent leur séjour, et en plus grand nombre : c’est pourquoi les Pères qui ont demeuré cette année en notre résidence dé la Conception (des Trois-Rivières) ont baptisé plus de personnes que ceux qui sont restés à Kébec, où ces barbares n'arrêtent pas si longtemps.” M. Boucher écrivait en 1663 : ‘ Plusieurs rivières et lacs entrecoupent les terres des Trois-Rivières qui sont toutes bordées de belles prairies, ce qui fait qu’il y a quantité d’animaux et surtout des élans tie caribous et castors, et très grand nombre de gibiers et poissons.” Il dit aussi que l’on ne voyait point a’orignaux plus bas que les Trois- Rivières.

Ce que l’on connaît des habitudes des Attikamègues fait supposer qu'avant 1637, ils se mêlaient rarement aux peuples qui visitaient les Trois-Rivières. Ils se concentraient vers la hauteur des terres où le Saant- Maurice et le Saguenay ont leurs sources, et fréquentaient de préférence les bords de cette dernière rivière, habitée par leurs frères montagnais qui les recevaient avec affection et parlaient leur langve.

En construisant le boulevard Turcotte, il y a une dizaine d'années, l’on mit à découvert des sépultures que, malheureusement, personne ne sut fouiller avec la science nécessaire. Les plus intéressantes ont été trouvées dans la partie est de la rue du Collége et dans le voisinage immédiat du bureau de poste actuel, sur la rue ou promenade du boulevard, précisément dans les terrains qui formaient le flanc du Platon de ce côté. Ces sépultures étaient celles de Sauvages de différentes races ; pour trois raisons principales, nous les reporterions toutes à des dates antérieures à la fondation du fort: 1° parce que piusieurs appartiennent à la période que les archéologues nomment l’âge de pierre ; 2° parce que les Français, installés sur le lieu même, n’y auraient pas toléré des enterrements; 3° ce ne sont pas non plus des restes du premier cimetière catholique, parce que ses dimensions ne pouvaient être aussi étendues, et que rien n'indique, dans ce que l’on a découvert, des sépultures chrétiennes. M. le chevalier Taché, très-versé dans les études de ce genre, nous dit qu’une partie des objets trouvés en cette circonstance datent de l’âge de yierre. Ils sont déposés au musée de l’Université Laval. Ce sont: une hache de pierre (la plus belle qui soit connue) des harpons en os, une pipe de terre cuite et des tessons de poterie sauvage. Ces restes, comme les informations obtenues des ouvriers

nr TE Te VE se

hi er

Page 1