ET CELLE DE SON TERRITOIRE
prieur, dont un ouvrage roule sur l'Histoire naturelle; Menendus, Cod, 992, Chanoine et Pénitencier de cette Eglise, en 1218, connu par sa Cod, nog. lettre au Pénitencier du Pape Honorius III, sur l'absolution des écoliers qui se battent en voyage ; la réponse de ce Pénitencier est parvenue jusqu'à nous ; Robert de Flamesbure, autre Pénitencier de Saint Victor, dont on a des fragmens du Pénitenciel, à la fin de celui de Théodore de Cantorbery ; Godefroy, dont on a Microcosmus et Anatomia Corporis Christi; je me suis fort étendu Cod.ugs. ailleurs sur cet Auteur. Je ne parle pas de Leonius, attendu que '^^^' '^^^' je croi avoir prouvé suffisamment dans un écrit particulier, qu'il Dissert, sur étoit Chanoine de N. D. de Paris, à moins qu'on ne dise qu'il se *'îj^*'' *** ^■'■'*soit retiré à Saint Victor pour y mourir. En sa place je joindrai ici Simon de Capra aurea, assez bon versificateur du même siècle, ibid., p. 367. et duquel je croirois que sont toutes les épitaphes de cette Abbaye, en distiques latins non rimes à l'hémistiche, à en juger par celles ibîd., p. 263. que j'ai publiées, et qui lui sont attribuées dans les manuscrits du XIII siècle. L'abbé Pierre le Duc, décédé en 1400, a aussi laissé cod. r5g et des Traités de Théologie et des Sermons conservés dans la Biblio* 7o5, théque de la Maison. Pendant le cours de l'avant-dernier siècle, Jean de Montholon, Chanoine de Saint Victor, Docteur en Droit, fit imprimer un Breviarium Juris. L'édition est d'Henri Etienne en i520. Nicolas Grenier, Prieur, publia divers ouvrages, depuis l'an i539 jusqu'en i563, presque tous contre les Calvinistes. Dans le dernier siècle, Nicolas Coulomp, Prieur, fut auteur de plusieurs écrits de piété ; il décéda en 1626. Jacques de Toulouse, Prieur perpétuel, a laissé en plusieurs volumes manuscrits l'Histoire de cette Abbaye, que M. Gourdan, Chanoine de la Maison, a essayé d'augmenter, la mettant en notre langue. Ce dernier est très-connu parmi les Liturgistes, pour le grand nombre de Proses dont il est auteur : mais ce qu'il a voulu ajouter à M. de Toulouse ne m'a pas paru toujours bien autorisé. Je finis par M. Jean-Bap- voyez tiste Santeuil, le plus fameux des Poètes latins qu'ait eu la France »oq Epitaphe au sur la fin du même siècle.
La Bibliothèque de cette Abbaye avoit commencé, comme les autres du XII siècle, par quelques ouvrages des Pères, auxquels on avoit joint les écrits des premiers Auteurs de la Maison et quelques Scholastiques. Jean de la Masse, qui en étoit Abbé, caïua Christ. l'augmenta d'un grand nombre d'autres livres, vers l'an 1448. On t,V2I,coL685, touchoit alors de fort près au tems auquel l'art de l'Impression fut inventé. Cette Bibliothèque fut pourvue, par les soins de l'Abbé Jean Nicolaï, d'un gros volume des Epitres de S. Jérôme, imprimé l'an 1470, que lui donnèrent Pierre Scofer et Conrad Heutif, Imprimeurs, moyennant douze écus d'or, et en considération du secroi. s. Vict, bon marché, on convînt de célébrer leur Anniversaire en cette luCai.Nov.
Voyez Eglise, et celui de Jean Fust, aussi Imprimeur. Dans le dernier son Epitaphe à siècle, Henri du Bouchet, Conseiller au Parlenvent, a donné ses
S« Victor,
livres à cette Maison ; ce qu'a fait pareillement depuis M. Cousin, Président de la Cour des Monnoies, décédé en 1707. La Bibliothèque est publique trois jours de la semaine.
Cette maison est l'une de celles qui a toujours été dans une relation plus particulière avec la Cathédrale de Paris; elle en observoit beaucoup de coutumes, et elle en pratique encore les rits et usages, surtout celui de chanter à minuit l'Office Nocturne (même les trois jours de devant Pâques, ce qui ne se pratique plus à Notre-Dame). Le Chapitre y fait plusieurs stations durant Tannée, entr'autres le jour de Saint Victor, où durant qu'il célèbre la Grand Messe, les Chanoines Réguliers occupent le côté gauche du chœur. La Maison envoyé aussi un de ses Chanoines pour célébrer, à son tour, au grand autel de la Métropolitaine, la Chari. 5. Vict. Messe du chœur, durant une semaine par chaque année; elle a un T. VJ. Haut- Vicaire qui y réside pour elle, et qui dès le XII siècle faîsoit tect. Martin. TOffice de Prêtre-Cardinal, pour l'Abbé. Les Abbés Réguliers étant élus par les Religieux, dévoient être bénis à Notre-Dame par TEvêque de Paris. Ce fut par grâce que le Chapitre de Paris accorda que l'Abbé élu au mois de Décembre i3o2, fût béni en Sauvai. l'Abbaye de Geneston, en Bretagne, où apparemment il se trouvoit T. m, p. 75. alors. Du tems de cet Abbé, appelle Guillaume de Rebais, la Gattia Christ., Communauté étoit composée de quarante-six Chanoines profès. Ce T.vii,coi.68i, j^^ fut que sous le règne de Louis XI, que l'Evêque de Paris Reg. Ep, consentit que l'Abbé usât de l'anneau et de la mitre, et donnât la 74 itpr. Z474 bénédiction à la fin des Offices, sur la permission qu'il en avoit eu fol. 69. * à\i Pape. D'où il paroît que l'usage de la mitre, par l'Abbé de Saint Victor, Bernard de Lindri, aux obsèques du Roi Jean à Gaii. Chr. Saint Denis, n'avoit pas été approuvé. On trouve à l'Archevêché T.vii,cot.683. jgg actes des différentes visites que les Evêques et Archevêques de Paris y ont faites pour maintenir la régularité. Les Prieurs de cette maison sont triennaux depuis l'an 1641. Les Chanoines de cette Abbaye sont aussi restés dans l'usage de ne faire aucunes Processions hors leur enclos, ce qui est une suite de l'esprit de retraite et de solitude qu'observoient les anciens. Les mêmes anciens, craignant que les Cures, dans les Villes, ne les dissipassent, ne se soucièrent point d'en avoir une à Paris, quoiqu'elle parût être à leur bienséance, étant bâtie sur leur fond. C'est celle de S. Nicolas du Chardonnet, de laquelle je vais parler.
C'étoit entre leur Eglise et celle-là, qu'étoit située une grande pièce de terre labourable, appellée la Terre Aalez, donnée par Louis le Gros, leur fondateur, laquelle se trouva, par la suite, toucher aux murs de Paris, lorsqu'il y en eut de construits de ce
x:ôté-là. Les Chanoines de cette maison se plaignirent au Roi,
en 141 1, de ce que pour augmenter les fortifications de la ville de
ce même côté, on avoit fait sur cette Terre un double fossé rempli
d'eau. Charles VI, pour les dédommager, leur accorda la jouissance Reg. des chart
de la pêche de ces deux fossés. Seroit-ce du nom de la Reine '^^' p**" ^'•
Adélaïde, femme de ce fondateur, que cette Terre auroit été ainsi
appellée? Il y a grande apparence, attendu qu'Aalez et Adélaïde
sont le même nom différemment écrit.